Congrès 2006

Marchés financiers et développement économique  

31e Congrès de l’ASDEQ
Hôtel Hilton Bonaventure, Montréal

Atelier de formation (session optionnelle d’avant-congrès)

S’il faut en croire certaines manchettes, les diaboliques fonds de couverture manipulent les marchés, font tomber les devises et plier les directions d’entreprise. Une demi-journée de formation pour démystifier ces organisations qui pèsent de plus en plus lourd sur les marchés financiers. Le programme comprendra les éléments suivants :

  • organisation et comportement;
  • principaux styles;
  • rôle dans les portefeuilles;
  • présence au Canada ;
  • enjeux de politique publique.

« Hedge funds pour les nuls! » (L’ABC des fonds de couverture)

 

Mondialisation et disparité des revenus

  • Dr. Paul Beaudry, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en macroéconomie et professeur de sciences économiques, Université de Colombie-Britannique

 

Déséquilibres macroéconomiques mondiaux et conséquences pour les marchés financiers

  • Philippe Ithurbide, vice-président, Revenu fixe, Caisse de dépôt et placement du Québec, et ancien économiste principal, Société Générale, Paris


Impact de la gestion alternative sur l’industrie de la gestion de fonds

L’industrie de la gestion de fonds a connu des bouleversements importants ces dernières années. Après l’éclatement de la bulle boursière en 2000, les gestionnaires sont à la recherche de rendements dans un univers où les attentes sont inférieures aux rendements visés par les fonds. En se mettant au diapason des meilleures pratiques en vigueur dans les fonds de couverture, l’industrie a commencé à adopter des processus mettant l’emphase sur les méthodes quantitatives, les techniques de gestion du risque, l’utilisation de produits dérivés et la séparation de l’alpha (valeur ajoutée) et du bêta (rendement de marché). Quels sont les défis posés par ces changements? Quel est l’avenir de la gestion traditionnelle ? Est-ce que l’industrie des fonds de couverture a atteint sa maturité? Est-ce que l’industrie peut générer des rendements positifs dans un tel jeu à somme nulle ?

  • Jean Turmel, président, Perseus, et ex-président, Banque Nationale  
  • Mario Therrien, vice-président, Fonds de fonds de couverture, Caisse de dépôt et placement du Québec

 

 

Mondialisation et ajustement du marché du travail

Avec l’avènement de la concurrence asiatique, de l’industrialisation de la Chine et du renforcement des prix des matières premières, le Canada, une petite économie ouverte, fait face à divers défis dont l’ajustement de son économie à une augmentation rapide de son taux de change. Ces changements importants sont susceptibles d’engendrer des bouleversements dans le marché du travail. Y a-t-il encore de l’avenir pour l’emploi dans le secteur manufacturier canadien? Assisterons-nous à des impacts importants sur les salaires? Quelles sont les politiques publiques à mettre en œuvre (Recherche et développement etc.)? Quelles stratégies les entreprises peuvent-elles adopter face à une devise forte et à l’augmentation de la concurrence?

 

Le pouvoir énergétique du Québec : l’électricité - tarification et réglementation

D’un point de vue économique, la tarification actuelle de l’électricité n’est pas optimale, entraînant le gaspillage de la ressource et des pertes nettes pour la société québécoise. Cela dit, il y a plusieurs questions à se poser : Quel est le système de tarification optimal? Les entreprises et les particuliers devraient-ils payer le même prix? Une hausse du prix de l’électricité aurait-elle un effet négatif sur l’activité économique au Québec? S’il est vrai, selon la théorie économique, que la tarification actuelle n’est pas optimale, concrètement, que peut-on faire? Hydro Québec fonctionne à l’intérieur d’un cadre réglementaire, ce qui nous amène à nous poser les questions suivantes : Quel est ce cadre? Doit-on simplement permettre une augmentation des tarifs à l’intérieur du cadre réglementaire actuel ou aller plus loin et déréglementer le marché? Peut-on s’inspirer des essais de déréglementation en Ontario ou ailleurs?

 

Bilan de la restructuration du capital-risque au Québec

L’industrie du capital de risque constitue un des éléments clés de l’innovation et du développement économique. Il s’agit d’un outil essentiel favorisant l’émergence et la croissance des entreprises, notamment celles des secteurs de la haute technologie, qui contribuent significativement à la modernisation de l’économie, à l’amélioration de sa productivité et à la création d’emploi. Toutefois, les pertes encourues au cours des dernières années, les difficultés à favoriser l’apport du secteur privé et des investisseurs étrangers dans la participation du financement de capital de risque et les divergences majeures face à la concurrence ontarienne, amènent à se questionner sur le rôle de l’État québécois dans le capital de risque. Dans quelle mesure une restructuration du rôle de l’État dans le capital risque affectera-t-elle le développement régional; le développement des industries de haute technologie; et le développement économique et la création d’emploi? Comment favoriser le financement des investisseurs privés et étrangers à la recherche de rendements? Pourquoi le financement du capital de risque à caractère public est de 70 % au Québec, alors qu’il est de 30 % en Ontario?

  • Pierre Brunet, président du Conseil, Caisse de dépôt et placement du Québec, et auteur du Rapport sur le rôle de l'État québécois dans le capital de risque

 

Mondialisation, prix des denrées et le mal hollandais

Pour contrer la concurrence internationale et la hausse concomitante du huard, les entreprises canadiennes ont choisi d’investir massivement dans la machinerie et l’équipement, tel qu’en témoignent les forts taux de croissance observés de l’investissement. Vrai, la productivité du secteur manufacturier canadien est en hausse. Mais cela suffira-t-il? Les entreprises canadiennes du secteur de la fabrication sont-elles en train de perdre des parts de marché aux États-Unis? Qu’en est-il des gains des étrangers au Canada? Bien que la politique monétaire facilite délibérément l’ajustement de l’économie canadienne par le truchement de taux d’intérêt réel faibles, la politique budgétaire n’est que très peu intervenue jusqu’à présent. Aurait-elle également un rôle à jouer?

  • Clément Gignac, stratège et économiste en chef, Financière Banque Nationale
  • Luc Godbout, professeur de fiscalité, Université de Sherbrooke

 

Environnement et ressources : permis de polluer / gaz à effet de serre et Kyoto

Le Canada jouit d’une énorme dotation en ressources naturelles, mais l’exploitation de ces ressources pose des défis importants car nombre d’entre elles ne sont pas renouvelables et leur extraction entraîne des externalités négatives, tels les changements climatiques, dont l’étendue est encore mal évaluée. Depuis quelques années déjà, les enjeux environnementaux à l’échelle planétaire ont profondément transformé les économiques dans tous les pays du monde. À ce titre, la création de marchés financiers verts, où s’échangent déjà des tonnes de gaz carbonique ainsi que des permis de polluer, offrent aujourd’hui aux investisseurs un véhicule financier leur permettant de profiter d’un meilleur respect de l’environnement à l’échelle internationale, en plus de mieux se protéger contre les risques environnementaux découlant des changements climatiques. Comment utiliser l’instrument économique approprié pour des interventions environnementales?

Quelles sont les expériences en cours, comment fonctionne un marché de permis échangeables et quelles sont les diverses conditions et étapes de sa mise en place au Canada? Quel est le potentiel d'utilisation des permis échangeables en dehors du domaine environnemental? Quels sont ces nouveaux marchés auxquels les investisseurs ont aujourd’hui accès? Qui en sont les acteurs principaux, et comment fonctionnent-ils? Quelles sont les implications économiques des engagements du Canada en vertu du Protocole de Kyoto? Quels seront les coûts encourus pour réduire les émissions de GES, comment ces coûts seront-ils répartis entre les divers partenaires économiques et quel sera l’impact sur la capacité concurrentielle du Canada?

 

Réglementation et gouvernance

En 2001-2002, la mise en lumière de fraudes et de malversations à grande échelle au sein d’entreprises aux États-Unis et ailleurs a ébranlé la confiance des investisseurs et semé le doute quant à l’intégrité des marchés de capitaux. S’il est évident qu’un système fiable de gouvernance des entreprises est indispensable pour le bon fonctionnement des marchés et le financement de la croissance économique, les coûts liés au respect d’une réglementation plus sévère sont un frein possible à l’entrepreneurship et à la prise de risque. Comment promouvoir la bonne gouvernance des entreprises et un climat favorisant la confiance des investisseurs? Quels sont les impacts des mesures introduites récemment au Canada, aux États-Unis et ailleurs sur les comportements des entreprises, des marchés financiers et sur le climat et la croissance économiques? Comment évaluer le rôle des grands investisseurs institutionnels et leur influence sur les modèles de gouvernance et la prise de décision? Comment peut-on élaborer et appliquer au Canada des règles adaptées aux conditions du marché et à nos institutions tout en favorisant l’apport d’épargne étrangère et l’essor de nos entreprises sur les marchés mondiaux?

  • Michel Magnan, titulaire de la Chaire Lawrence Bloomberg en comptabilité, Université Concordia
  • Robert Parizeau, administrateur de sociétés (Power Corporation, Gaz Métro, Aon Parizeau, etc.)

 

Regards lucides sur l’économie du Québec : pourquoi les messages des économistes ne passent-ils pas ?

En Octobre dernier, un groupe de 12 personnalités a publié le manifeste Pour un Québec lucide dans le but de provoquer un débat sur les enjeux économiques d’un Québec en déclin démographique et aux prises avec une concurrence mondiale grandissante. Plutôt que de créer un véritable débat sur la justesse et la pertinence de mettre en œuvre les recommandations du manifeste, on l’a vu dans les médias, les idées émises ont plutôt eu tendance à braquer aussitôt les camps dans leurs positions traditionnelles.

Les conférenciers de cette session tenteront de déterminer les causes de cette impasse politique et les conséquences économiques de ne pas savoir rélever les défis auxquels le Québec fait face aujourd’hui et qui ne feront que s’accentuer dans le futur. On demandera aussi aux panelistes d’identifier des solutions politiques et économiques pouvant mener à un consensus sur la nature des réformes à entreprendre.

  • Pierre Fortin, professeur d’économie, Université du Québec à Montréal, et signataire du manifeste Pour un Québec lucide
  • Joseph Facal, professeur de sociologie, HEC Montréal, ancien président du Secrétariat du conseil du trésor, et signataire du manifeste Pour un Québec lucide
  • Christian Bourque, vice-président à la recherche, Léger Marketing

 

« How to Convert a Tsunami into Just a Hurricane »

Leaders of the Millennium du magazine Time et finaliste pour le prix Nobel d’économie en 2002, Hernando de Soto propose des réformes institutionnelles permettant aux pays émergents d'entrer dans l'économie moderne. The Economist a désigné son institut comme le deuxième plus important think tank dans le monde. 

  • Hernando de Soto, président, Centre pour la liberté et la démocratie, Lima (Pérou)


Selon Hernando de Soto, les biens que possèdent les habitants des pays en développement constituent un « capital mort », en raison de la faiblesse du droit de propriété. Son premier livre, The Other Path, a été traduit dans une dizaine de langues. Son dernier, The Mystery of Capital: Why Capitalism Triumphs in the West and Fails Everywhere Else, a remporté un succès retentissant à l’échelle internationale.