Congrès 2009

Les grandes villes: locomotives du développement économique

Programme du Congrès
34e Congrès de l’ASDEQ
Hôtel Hilton Bonaventure, Montréal

 

Les grandes villes : leur importance dans l’économie et la précarité de leur santé financière

Dans un 1er volet de cet atelier de formation, on présentera les grandes lignes de quelques travaux du Conference Board portant sur l’apport des grandes villes à l’économie canadienne et leur capacité d’attirer la main-d’œuvre nécessaire pour assurer leur prospérité à long terme. Dans un 2e volet, on analysera les résultats de différentes études globales portant sur l’ensemble des villes canadiennes et québécoises, ainsi que d’autres traitant de la situation de certaines villes prises individuellement, lesquelles études démontrent que la santé financière de nos villes est des plus précaire. Dans un 3e volet, on se penchera sur le problème des finances municipales et celui des infrastructures qui représentent des défis importants pour les grandes villes.

  • Mario Lefebvre, Le Conference Board du Canada 
  • Mario Lefebvre (second exposé), Directeur, Centre des études municipales, Le Conference Board du Canada 
  • Enid Slack, Directrice, Institute on Municipal Finance and Governance, University of Toronto 
  • Faouzi Tarkhani, Division des prix, Statistique Canada 
  • Adam Ostry, Président du Groupe de travail sur les politiques territoriales en milieu urbain de l’OCDE, Haut fonctionnaire à Infrastructure Canada

 

Les grandes villes et la croissance économique

À l'aube du XXIème siècle, comment les grandes villes contribuent-elles à la croissance économique des pays industrialisés ? Quels sont les facteurs qui font qu'une ville est plus ou moins dynamique économiquement ?

  • Robert E. Lucas, Université de Chicago, Lauréat en 1995 du Prix Nobel d'économie

 

Qu'est-ce qui fait une grande ville ? Y a-t-il une recette ?

S'appuyant sur la conférence d'ouverture, les panélistes discuteront des principales thèses en cours pour expliquer le dynamisme des villes, dont les suivantes :

  1. la maîtrise ponctuelle d'un ensemble de facteurs propices au développement d'entreprises dans les secteurs en forte croissance, capitalisant ses avantages comparatifs et les forces d'agglomération (le modèle classique);
  2. le développement d'une « grappe » à la Porter ou de pôle de compétitivité, à la Perroux, autour d'entreprises locales dynamiques et en forte expansion globalement;
  3. des conditions d'accueil favorables pour la classe créative, qui est au cœur du développement économique à l'aube du XXIème siècle (le modèle Florida).
  • Marcos Bonturi, Chef, Division de la compétitivité régionale et de la gouvernance, OCDE 
  • Pierre Desrochers, Département de géographie, Université de Toronto


La grande ville a-t-elle besoin de régions dynamiques ?

Cet atelier se penche sur la relation entre la grande ville et les régions qui l'entourent : son hinterland économique, en vocabulaire plus technique.

Une grande ville, pour réussir, doit-elle absolument se situer au cœur d'une aire de marché dynamique et prospère ? On prétend parfois que l'une des raisons de la performance parfois décevante de Montréal est la perte de son hinterland canadien historique et sa situation dans la périphérie nord-est du continent, peu dynamique sur le plan démographique. La question se pose tout aussi bien dans le sens inverse. Les régions du Québec peuvent-elles prospérer en l'absence d'une grande métropole dynamique ? Que nous apprend l'expérience d'autres pays et d'autres parties du monde ?

  • Hervé Duff, économiste, autrefois de Développement économique Canada 
  • Serge Coulombe, Département de science économique, Université d'Ottawa 
  • Marc Urbain Proulx, Département des sciences économiques et administratives, Université du Québec à Chicoutimi

 

Une ville qui «fonctionne» bien : qu'est-ce que c'est ?

De nombreux palmarès classent les grandes villes d'Amérique selon leur bon fonctionnement. Qu'est-ce qui fait qu'une grande ville «fonctionne» bien, que les gens qui l'habitent y soient heureux, et qu'elle soit attirante pour des nouveaux résidents ? Qu'en est-il de la qualité de la vie, ce mystérieux amalgame d'équipements urbains, de quartiers sympathiques, de brouhaha culturel et de «génialité». Qu'en est-il de l'intendance, des rues propres et lisses, des taxes basses, des espaces verts, des services collectifs, des fonctionnaires souriants et des élus à l'écoute ? Une ville qui «fonctionne» bien est-elle dynamique, ou est-ce une ville qui prend le temps de bien vivre ? Décriée pour sa gestion municipale, mais louangée pour sa qualité de vie, Montréal prend-elle trop le temps de vivre et sacrifie sa croissance. Cet atelier explorera ce paradoxe bien montréalais.


Le défi linguistique et culturel de Montréal

Ville majoritairement francophone, avec une forte minorité anglophone et une communauté allophone significative, Montréal doit composer économiquement avec sa situation sociologique unique dans une Amérique du Nord anglophone. Cette spécificité a des impacts sur l'immigration, la mobilité inter-régionale des travailleurs, les communications avec le reste de l'Amérique et les réseaux des entreprises et des gens d'affaires. En quoi ces facteurs uniques à Montréal influencent-ils son économie ?

 

La fiscalité constitue-t-elle un avantage comparatif pour Montréal ?

Pour élucider cette question, l’atelier abordera trois aspects. D’abord, Montréal a-t-elle une assiette fiscale à la hauteur de ses besoins, pour demeurer concurrentielle avec les autres grandes villes avec laquelle elle rivalise ? Deuxièmement, peut-on dire que la fiscalité applicable aux hauts salariés constitue un frein au développement économique de Montréal, sans également prendre en compte le coût de la vie ? Enfin, la stratégie d’utiliser une fiscalité des entreprises généreuse, sur certaines activités ciblées, est-elle payante pour Montréal ?

 

Le « bon » et le « moins bon » de Montréal

Trois observateurs chevronnés de la scène montréalaise débattront les bons et les mauvais côtés de Montréal, ce qui la propulse vers le statut de grande ville, et ce qui l'empêche d'accomplir ses aspirations ambitieuses.

La crise des infrastructures des villes

Les administrations municipales dénoncent les carences majeures qui se sont développées au fil des ans sur le plan des infrastructures, autant pour les besoins collectifs (aqueduc, transport urbain, etc.) que pour les besoins des entreprises (aéroports, ports, etc.). Deux questions se posent. Dune part, dans quelle mesure la dotation d'infrastructures de qualité est-elle une condition nécessaire à l'épanouissement dune grande ville ? Dautre part, y a-t-il vraiment un déficit au chapitre des infrastructures locales dans les grandes villes canadiennes, notamment à Montréal, et si oui, pourquoi ? Quelles seraient les carences au chapitre des infrastructures stratégiques qui empêcheraient Montréal de jouer pleinement son rôle de locomotive économique ?

  • Adam Ostry, Directeur général, Politiques et Initiatives stratégiques, Infrastructure Canada 
  • Hubert Duault, Directeur général, Paris Développement 
  • James Brox, Université de Waterloo 
  • Saïd Mirza, Université McGill

 

L'éducation et le futur de Montréal.

Montréal est l'une des principales villes universitaires d'Amérique du Nord, selon les statistiques de fréquentation et de diplômation, ce qui inclut un fort contingent d'étudiants étrangers. Dans quelle mesure cette activité contribue à l'économie de Montréal et dans quelle mesure tirons-nous le plein potentiel de cette situation, notamment en terme de rétention des diplômés et d'intégration au tissu urbain. Le sous-financement chronique qu'invoque les universités de la région est-il particulier à Montréal et crée-t-il un désavantage concurrentiel significatif ? Par ailleurs, en parallèle à cette activité universitaire, la situation de l'enseignement public primaire et secondaire est décriée. Qu'en est-il vraiment ?


Montréal est-elle une ville intéressante pour y développer une entreprise ?

Les dirigeants d'entreprises globales qui ont émergées de Montréal sont en mesure quotidiennement d'apprécier la réalité montréalaise pour leur entreprise. Qu'est ce qui peut les inciter à investir à Montréal et quelles sont les difficultés qu'ils y rencontrent. Qu'est-ce qui explique, selon eux, les difficultés économiques de Montréal ? Quelles devraient être les priorités d'un plan d'action pour remettre Montréal sur les rails ?


Un nouvel agenda pour Montréal