Congrès 2010

Le capital humain : défis pour un Québec prospère

Programme du congrès
35e Congrès de l’ASDEQ
Hôtel Loews Le Concorde, Québec

Capital humain et marché du travail : un tour d'horizon

L'atelier vise à fournir une vision d'ensemble de la situation et des principales tendances en matière de capital humain et de marché du travail au Québec. Trois thèmes sont abordés : les bassins de main-d'oeuvre disponibles dans un contexte de vieillissement démographique et les défis qui en découlent en termes de productivité et de niveau de vie; les indicateurs du capital humain, tels que la scolarité, l'expérience, les compétences générales et spécifiques, la formation en entreprise et les résultats des jeunes dans les épreuves internationales; la demande et l'offre de main-d'oeuvre selon le niveau et le genre de compétences. Les liens avec le programme principal du congrès seront mis en évidence, au besoin, au fil des présentations.


Enjeux nationaux et internationaux en matière de capital humain

S'appuyant sur les questions et constats soulevés lors de la conférence d'ouverture, les panélistes feront part de leur vision des enjeux et défis de long terme et de plus court terme qui interpellent l'économie mondiale et le Canada en particulier.

  • Don Drummond, Vice-président senior et économiste en chef, Groupe financier Banque TD 
  • François Eyraud, Directeur exécutif du BIT et Directeur du Centre international de formation de l'OIT, Organisation internationale du travail

 

Hommage à Gilles Beausoleil par Sylvie Dillard, Présidente de l'ASDEQ

 

L'investissement en capital humain : le Québec est-il un chef de file ?

Le Québec a bien fait ces dernières années et s'est relativement bien sorti de la dernière récession, présentant même un taux de chômage inférieur à celui de l'Ontario, une première en 35 ans. Au cours des prochaines années, l'économie québécoise fera cependant face à des défis importants : baisse de la population en âge de travailler, effort de formation d'une main-d'oeuvre plus compétente et plus productive, plus grande participation de certains groupes éloignés du marché du travail (personnes handicapées, immigrants, travailleurs âgés). La reprise économique attendue accentuera les déséquilibres entre l'offre et la demande de travailleurs, provoquant une rareté grandissante de main-d'oeuvre qualifiée.

Le capital humain constitue un avantage pour les économies développées : comment la structure économique du Québec intègre cette dimension ? Les investissements en formation sont-ils suffisants ? Comment peut-on contrer le décrochage et ses effets délétères sur le développement du Capital humain de notre société ?


L'immigration : une solution à la rareté de main-d'oeuvre et un levier de développement économique ?

L'immigration procure des bénéfices économiques pour le pays d'accueil, comme pour le pays de provenance. Cependant, en raison de la diversité des phénomènes migratoires et de la complexité de leurs effets, les études ne convergent pas nécessairement quant aux résultats. Pour maximiser leur impact économique, les réformes récentes des politiques d'immigration au Canada et au Québec misent sur un lien beaucoup plus fort entre les programmes d'immigration permanente et temporaire, les besoins du marché du travail, la réduction des délais d'arrivée ou d'obtention des visas, et l'accélération de la reconnaissance des compétences des travailleurs qualifiés. Où en est-on aujourd'hui ? Quelle est la perception des employeurs ? Quels sont les défis à venir ? Le bilan canadien et en particulier celui du Québec en matière d'intégration économique des immigrants n'est pas très positif : quel est l'état de situation ? Quels sont les facteurs de succès, quel rôle et quels outils pour les pouvoirs publics, les collectivités locales et les entreprises ?

  • Elizabeth Ruddick, Directrice générale, Recherche et évaluation, Citoyenneté et Immigration Canada 
  • Carl Viel, Président-Directeur général, PÔLE Québec Chaudière-Appalaches 
  • Brahim Boudarbat, Professeur agrégé, École de relations industrielles, Université de Montréal


Politiques gagnantes pour répondre à la rareté de main-d'oeuvre qualifiée

Le marché du travail du Québec a passablement évolué ces dernières années, au point où la lutte à la rareté de main-d'oeuvre qualifiée a fait place à la lutte au chômage. d'un côté, l'État québécois a répondu par des politiques favorisant une plus grande participation au marché du travail de personnes aptes à travailler : politique familiale, fiscalité en faveur des familles de la classe moyenne, mesures de protection de la santé des travailleurs, mesures incitatives pour favoriser l'accès et le maintien en emploi de travailleurs âgés, de prestataires de l'aide sociale, etc. d'un autre côté, les entreprises rivalisent d'adresse pour attirer et conserver leurs talents : amélioration des bénéfices marginaux (retraite, assurance maladie), conditions de travail sur mesure, politiques de conciliation travail-famille, etc. Quel est le bilan du Québec en ces matières ? Quelles sont les meilleures pratiques de valorisation du capital humain en milieu de travail ? Quels enseignements pouvons-nous tirer de l'expérience européenne ?

  • Daniel Parent, Professeur, Département d'économique Université McGill 
  • Josée Ouellet, Vice-présidente, Capital humain et Culture, Mouvement Desjardins 
  • Thierry Debrand, Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) ? France

 

La mobilité de la main-d'oeuvre : une stratégie payante pour les entreprises et le Québec

Le Québec a convenu d'accords nationaux et internationaux permettant une meilleure circulation de la main-d'oeuvre qualifiée dont il a manifestement besoin. Au Canada, l'Accord sur le commerce intérieur (ACI) instaure la pleine mobilité de la main-d'oeuvre sur l'ensemble du territoire canadien pour les professions réglementées, allant des travailleurs de la construction aux médecins. Sur la scène internationale, les négociations sur la mobilité temporaire de la main-d'oeuvre s'inscrivent dans celles visant plus généralement l'ouverture des marchés de services. Les enjeux portent sur le recrutement des meilleurs étudiants, chercheurs et travailleurs qualifiés, un capital humain jugé crucial pour accélérer l'innovation et soutenir la croissance économique des pays d'accueil. Alors que s'amorcent les négociations d'un accord de partenariat économique entre le Canada et l'Europe, quels sont les gains économiques anticipés d'une mobilité accrue de la main-d'oeuvre ? À quelles conditions le Québec pourra-t-il en tirer le maximum de bénéfices

  • Laurent Cardinal, Directeur général, Direction générale de la politique commerciale en Amérique du Nord, Affaires étrangères et Commerce international Canada  
  • Benoît Dostie, Professeur agrégé, Institut d'économie appliquée, HEC Montréal  
  • Germain Lamonde, Président-directeur général, EXFO

 

Le défi de la productivité : comment le Québec peut-il corriger son désavantage en mettant à contribution son capital humain?

Le Québec continue de présenter un handicap important en matière de productivité et de niveau de vie. Ce retard sur nos concurrents est reconnu et s'explique, notamment, par la faiblesse des investissements des entreprises, une structure industrielle qui s'appuie sur la présence de nombreuses PME, un plus faible recours à des pratiques innovantes, technologiques comme organisationnelles. Dans un contexte de vieillissement de sa population, la disponibilité et la qualité du capital humain revêtent une grande importance pour assurer la croissance économique du Québec. Pour le Québec, ces enjeux soulèvent les questions suivantes : quel rôle spécifique faut-il confier au capital humain pour relever le défi de la productivité ? Comment pouvons-nous optimiser la contribution des ressources humaines au rehaussement de la productivité, tant au secteur public que privé ?

  • Hélène P. Tremblay, Ancienne présidente, Conseil de la science et de la technologie 
  • Robert Gagné, Professeur titulaire et directeur du Centre sur la productivité et la prospérité, Institut d'économie appliquée, HEC Montréal

 

Le défi du capital humain :  suites prioritaires à donner de ce congrès

Faisant suite aux réflexions des différents experts en matière de capital humain, les panélistes présenteront leurs pistes de solutions qui devraient permettre de relever les nombreux défis qui se présentent à nous et qui positionneront le Québec parmi les économies fortes de demain.

  • Pierre Fortin, Professeur titulaire, Université du Québec à Montréal (UQAM)

 

Hommage à Alban d'Amours, président sortant du Mouvement Desjardins

  • Clément Gignac, Ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE) (Cérémonie)