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20/012020

Retour sur le 28e Colloque annuel sur la conjoncture économique

Capitale-Nationale

C’est devant un parterre de plus de 450 personnes et d’une vingtaine d’invités d’honneur, que la section de la Capitale-Nationale de l’Association des économistes québécois a tenu son 28e Colloque sur la conjoncture économique, en collaboration avec le Cercle finance du Québec, le 15 janvier dernier à l’Hôtel Plaza Québec.

MM. François Dupuis, vice-président et économiste en chef au Mouvement Desjardins, et Matthieu Arseneau, chef économiste adjoint et directeur général à la Banque Nationale du Canada ont présenté leurs prévisions économiques pour l’économie mondiale, américaine, canadienne et québécoise en 2020. Pour une septième année consécutive, les échanges ont été animés, plutôt que modérés, par M. Clément Gignac, vice-président principal, Placements et économiste en chef chez IA Groupe financier.

Le colloque donnait lieu encore cette année au Concours de prévisions économiques. Les participants sont invités à se prononcer sur le niveau qu’ils entrevoient à la fin de 2020 pour 9 variables-clés de l’économie. Le gagnant du concours de l’an dernier a aussi été dévoilé, il s’agit de M. Larry Tremblay, économiste retraité du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

M. Dupuis a souligné que deux bonnes nouvelles, l’Accord phase 1 des États-Unis et de la Chine, ainsi que la signature du Brexit, allaient atténuer les tensions qui ont fait contracter les échanges mondiaux et ralentir la croissance des économies du G20 en 2019. M. Dupuis a suggéré que le président américain avait plus ou moins consciemment agi comme stabilisateur de l’économie américaine, en évitant la surchauffe. Les risques de récession annoncée pour 2019 ne se sont pas matérialisés, les États-Unis connaissant actuellement le plus long cycle haussier de l’histoire de l’économie américaine, avec 126 mois sans ralentissement, et la plus longue série de mois sans perte d’emplois, avec 118 mois. Des éléments d’incertitude géopolitique risquent toutefois d’exacerber à nouveau les tensions en 2020 : la portée réelle de l’accord conclu entre les États-Unis et la Chine, le risque que le conflit commercial soit reporté vers les pays européens, et le danger de détérioration du conflit au Moyen-Orient.

M. Arseneau s’est demandé pour sa part si les économie canadienne et québécoise pouvaient cette année encore surprendre le monde occidental, comme elles l’ont fait en 2019. Il a mis l’emphase sur le rôle majeur de l’immigration dans les perspectives de croissance de la population au Canada, la plus forte des pays de l’OCDE. Il a noté la composition avantageuse de l’immigration au Canada par rapport aux autres pays de l’OCDE, notamment la forte proportion d’immigrants économiques, la proportion des 25 à 44 ans et leur très bonne employabilité. « Le Canada pourrait passer pour un des grands voleurs de cerveaux du monde », a-t-il ajouté malicieusement. M. Arseneau a aussi souligné que la performance de l’économie québécoise avait été la plus grande surprise dans les provinces canadiennes, sa croissance étant même supérieure à son taux potentiel. Il a conclu en montrant que l’accessibilité « abordabilité » de l’immobilier pouvait être un facteur de retournement du bilan migratoire interprovincial négatif que connaît le Québec de longue date.

En après-midi, MM. Robert Beauregard, chef des placements chez Global Alpha, François Bourdon, chef des placements de Fiera Capital, et Martin Roberge, stratège et analyste quantitatif chez Canaccord Genuity ont exposé leur vision des tendances des marchés financiers pour l’année qui vient et les stratégies d’investissement qu’ils comptaient privilégier. M. Jean Duguay, premier vice-président et co-chef des placements chez Gestion de Placements Eterna assurait l’animation de ce segment du colloque.

 

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