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23/032021

Retour sur le webinaire du 19 mars 2021 | Économie, politiques monétaires et marchés financiers : une conversation avec Jean Boivin

Montréal

Le 19 mars dernier, la section de Montréal de l’Association des économistes québécois a reçu M. Jean Boivin, chef du Blackrock Investment Institute dans le cadre d’une discussion entourant le contexte économique et financier un an après le début de la crise sanitaire mondiale. Cette conversation a été animée par M. Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef chez iA Groupe financier.

Bien que le déploiement de mesures d’aide étaient nécessaires afin de permettre aux particuliers et aux entreprises de se projeter au-delà de la crise, M. Boivin est d’avis que la nature du choc n’appelle pas à une stimulation de l’économie, et qu’un redémarrage économique est attendu, en opposition à une reprise. Il a d’ailleurs démontré en quoi la récession actuelle se distingue de crise de 2008-2009 : le coût cumulatif en termes de perte de l’activité économique, c’est-à-dire la perte en pourcentage du PIB avant le choc de la COVID, représente une fraction seulement de celle de 2008-2009, alors que la réponse fiscale est beaucoup plus importante. Il ajoute également que cette fois, les discussions de sortie de crise sont absentes du discours politique et que les balises qui détermineront l’arrêt du soutien des gouvernements ne sont pas claires. Questionné à savoir si le niveau élevé d’endettement public est préoccupant, M. Boivin mentionne que c’est plutôt l’hypothèse sur laquelle s’appuie le narratif entourant la dette publique qui l’est, c’est-à-dire de croire que les taux demeureront bas de manière persistante.

Selon lui, une dynamique réelle de hausse de l’inflation se met en place non seulement en raison de la demande refoulée par la crise sanitaire, mais également sous l’effet d’une augmentation des coûts de production liée à l’intégration de la durabilité et des changements climatiques dans les chaînes d’approvisionnement. Il ajoute que les banques centrales travaillent à une révision des anticipations inflationnistes à la hausse et que pour ce faire, elles toléreront un taux d’inflation supérieur à la cible pour un certain temps. Ainsi, le contexte nécessite une réévaluation de l’environnement de taux et les investisseurs pourraient exiger une prime plus élevée pour compenser le risque d’inflation.

La discussion complète est disponible ci-dessous :

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