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12/022015

À titre de rappel

Outaouais

LES FROMAGES DU QUÉBEC ET LES VINS D'AMÉRIQUE

La section de l’Outaouais de l’Association des économistes québécois  a organisé le 12 février dernier un 6 à 8 lors duquel M. Gilles Proulx, président de l'Amicale des sommeliers (Chapitre de l'Outaouais) et ancien président de l'Association des économistes québécois (1995-1996), a présenté un exposé sur l’industrie du fromage du Québec.  Dans sa présentation, M. Proulx a fait état de la situation de l’industrie au Québec et a mis en lumière les défis posés par la récente entente de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.

                                               

 

Les premiers colons de l’époque de la Nouvelle-France apportèrent certaines traditions fromagères, puis les innovations techniques anglaises permirent de développer le savoir-faire québécois. Si la production fromagère s’est longtemps limitée à quelques variétés, on peut à présent trouver au Québec des centaines de fromages provenant de toutes les régions. Ainsi, seulement en une vingtaine d’années, l’industrie fromagère du Québec est passée de l’état embryonnaire à la maturité. En effet, on compte désormais une centaine de producteurs qui ont produit 215 000 tonnes de fromage en 2010 représentant des ventes de 2,9 milliards de dollars en plus de créer 4 088 emplois manufacturiers. Alors que les grands – Agropur, Saputo, Kraft et Parmalat Canada — se taillent la part du lion, une cinquantaine de micro-fromageries bichonnent leurs produits gastronomiques à la main et produisent 1 % de la production totale.  Le marché reste peu ouvert aux importations, les fromages importés représentant environ 5 % du marché domestique. Toutefois, elles représentent 20 % pour les fromages fins.

                                             

À l’aube de l’entente de libre-échange avec l’Union européenne, les perspectives d’avenir de l’industrie du fromage du Québec sont mixtes. D’une part, on peut s’attendre à une plus forte concurrence de la part des producteurs européens puisque les quotas d’importation pour les fromages fins européens, de 13 500 tonnes à l’heure actuelle, seront augmentés progressivement de 17 700 tonnes à 31 200 tonnes à la suite de la signature de l’accord. Cependant, la variété des fromages et produits fromagers du Québec peuvent encore augmenter, ainsi que la qualité. Il y a également place à une plus grande présence sur les marchés canadiens et américains. L’offre peut aussi être améliorée dans les grandes chaînes de distribution (présentation, attrait, promotion) et les boutiques spécialisées. Finalement, les activités de promotion, telles que les concours, routes des fromages, chroniques médias, doivent continuer afin de développer davantage la demande.

                                                    

Résumé effectué par Sylvain Côté

Présentation de M. Gilles Proulx