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27/112015

À titre de rappel

Montréal

COLLOQUE ANNUEL SUR L'ÉTAT DE L'ÉCONOMIE ET LES PERSPECTIVES POUR L'ANNÉE 2016- Section de Montréal

27     novembre 2015

Le colloque annuel sur l’état de l’économie et sur les perspectives pour l’année 2016, organisé par la section de Montréal de l’Association des économistes québécois, s’est tenu le 27 novembre dernier. Plusieurs invités de marque, Paul Fenton, Marc Lévesque, Luc Vallée, Claude Montmarquette, Pierre-Carl Michaud, Michel Leblanc et Francis Vailles, se sont relayés pour effectuer le bilan économique de l’année en cours, dévoiler les prévisions économiques pour 2016 et traiter des défis que doit relever le Québec et sa métropole. M. Laurent Martin de la Banque du Canada était chargé d’animer les discussions.


Partie 1- Conjoncture économique

C’est la présidente de la section de Montréal, Maha Berechid, qui a ouvert le colloque en souhaitant la bienvenue aux nombreux participants. Par la suite le panel d’experts prévisionnistes a été invité à débuter ses échanges à partir des questions de l’animateur: M. Paul Fenton, vice-président principal et chef économiste à la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Marc Lévesque, vice-président, économie et stratégie de marché et économiste en chef chez Investissements PSP et M. Luc vallée, stratège en chef chez Valeurs mobilières de la Banque Laurentienne.

Tour d’horizon et points saillants de l’évolution de l’économie mondiale

Pour M. Fenton, l’année 2015 s’est avérée décevante, la croissance attendue ne s’étant pas manifestée. Selon lui, plusieurs pays n’ont pas mis en place les mesures visant à régler leurs problèmes structurels; ils ont plutôt joué sur la politique monétaire en espérant hausser leurs exportations, une stratégie qui ne peut réussir à tous. L’année 2016 n’offre pas de meilleures perspectives et il ne faudrait pas écarter la possibilité d’une récession en 2017. Pour sa part, M. Lévesque, estime que le point saillant de l’année a été la sous-estimation de l’impact du ralentissement de la Chine et de sa répercussion sur le prix des produits de base. M. Vallée pointe la dévaluation du yuan comme étant un facteur majeur qui a joué en 2015, d’abord sur les marchés financiers et par la suite dans l’économie réelle. L’évolution de la devise chinoise est à surveiller en 2016.

Toile de fonds économique pour les perspectives économiques des prochaines années

Selon M. Fenton, on est dans une logique de croissance mondiale faible dans l’avenir en raison du niveau d’endettement qui ne cesse d’augmenter et des problèmes démographiques à affronter liés au vieillissement de la population. Cependant, la situation de certains pays peut diverger de cette tendance comme c’est le cas de l’Inde qui peut miser sur une forte demande intérieure. M. Vallée, pour sa part, croît que la fourchette de croissance mondiale 3 %-5  % découlant de la phase de mondialisation sera ramenée à 2 %-4 % dans le futur. Dans ce nouveau paradigme, il ne faudra pas répéter les mêmes modes d’intervention économiques; il sera nécessaire également de revoir les règles du système financier et aussi de s’attaquer aux changements climatiques, aux paradis fiscaux et aux inégalités sociales qui ont découlé de la mondialisation. M. Lévesque convient aussi que la croissance sera plus lente dorénavant. Pour lui, le problème se situe principalement du côté de l’offre (démographie et  productivité). On assisterait à la «japonisation» de l’économie mondiale. Pour la prochaine année, il entrevoit beaucoup de difficultés en Europe qui refuse systématiquement de régler ses problèmes structurels en desserrant sa politique monétaire, alors que la Fed aux États-Unis est sur le point d’augmenter ses taux d’intérêt.

Situation aux États-Unis et resserrement de la politique monétaire attendue

M. Fenton anticipe une croissance de 1,5 % à la fin de 2016 aux États-Unis, beaucoup plus faible que ne le prévoit le consensus (2,5 % pour l’année 2016). Cette vision plus pessimiste s’appuie sur le fait que l’augmentation de la productivité a été très faible au cours des cinq dernières années et que la croissance de l’économie américaine tend, historiquement, à rejoindre le niveau de croissance potentielle évaluée à 1,5 %. M. Fenton s’attend à beaucoup de volatilité sur les marchés en 2016. M. Vallée prévoit une hausse des taux américains mais pense que la FED agira prudemment pour tenir compte de la politique monétaire européenne afin de limiter l’appréciation du dollar américain, laquelle selon une étude aurait privé d’un point de pourcentage la croissance américaine en 2015.

L’économie canadienne et le prix du pétrole

M. Lévesque s’attend à une faible croissance au Canada en 2016 (1,0 %) étant donné l’essoufflement de la demande intérieure, liée au haut niveau d’endettement des ménages, et la  reprise des exportations qui ne se concrétise pas malgré le rebond de l’économie américaine et la dépréciation du dollar canadien. Selon lui, le Canada continue de perdre des parts de marché aux États-Unis car d’autres pays plus concurrentiels connaissent aussi une dépréciation de leur devise. De son côté, M. Vallée évalue que la situation n’est pas très encourageante pour le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta compte tenu des perspectives d’évolution du prix du pétrole. À son avis, celui-ci va rester faible à moyen terme étant donné le surplus d’offre actuel, l’arrivée de l’Iran sur le marché en 2016 et la détermination de l’OPEP de reprendre des parts de marché. Par conséquent, on ne doit pas s’attendre à de nouveaux projets d’investissement dans ce secteur, et ce même quand les prix vont remonter à moyen terme, car les producteurs seront plus intéressés à investir dans les infrastructures donnant accès à leur produit. Alors, d’où peut venir la croissance canadienne? Il faudra être patient à l’égard de la contribution des exportations puisque le mal hollandais, qui a frappé l’économie canadienne au cours des dernières années, a affecté le secteur manufacturier et que des concurrents se sont bien installés dans nos marchés (Mexique, Chine). M. Fenton a ajouté que la question du pétrole est très complexe. Dans un des scénarios possibles, il se peut que l’Arabie saoudite change de stratégie pour éponger son déficit ou sous la pression de sa population. 

L’endettement des ménages au Canada et le prix des maisons

M. Fenton a évoqué le danger que pourrait constituer des restrictions à l’égard des sorties de devises qui sont permises jusqu’à maintenant à des investisseurs chinois très actifs sur le marché immobilier de Toronto et surtout sur celui de Vancouver. Cependant, pour les autres marchés moins exposés aux investisseurs étrangers, il est moins inquiet. M. Lévesque, de son côté, déplore le manque de données fiables sur le marché immobilier au Canada. Il pense toutefois qu’il y a «surconstruction» à Toronto comme à Montréal. Il demeure de l’avis que la situation de surplus devrait se résorber lentement.

La situation économique au Québec

M. Vallée considère que le Québec connaît un problème structurel de croissance. Alors que le ministre des Finances, M. Carlos Leitão, prévoit un taux de croissance de 1,7 % en 2016, la Banque Laurentienne l’évalue à 1,5 %. Avec un taux aussi faible, il faut rester prudent, à son avis, dans la gestion des dépenses publiques, d’autant plus qu’une des sources de revenus actuelle, la péréquation, risque de s’amenuiser avec les difficultés économiques de l’Ouest canadien. Il n’y a pas de solution magique. Il faudra trouver de nouvelles façons de faire qui demandera, pour plusieurs d’entre elles, la collaboration du reste du Canada ,par exemple dans le cas de la taxation de produits achetés en ligne.

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Partie 2. Des solutions pour améliorer la performance économique du Québec

Dans ce deuxième segment du colloque, M. Laurent Martin a laissé la parole à M. Claude Montmarquette, président-directeur général du CIRANO et à M. Pierre-Carl Michaud, professeur en sciences économiques à l’UQAM et titulaire de la Chaire Industrielle Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques. Ceux-ci avaient la tâche d’identifier des pistes d’action visant à relever les défis structurels auxquels est confrontée l’économie québécoise.

          

 

Présentation de M. Claude Montmarquette : Colloque annuel-État de l’économie et perspectives 2016- Des solutions pour améliorer la performance économique du Québec

M. Montmarquette, ayant œuvré dans quatre commissions touchant les finances publiques du Québec au cours des dernières années, a fait part de sa vision concrète des avenues à privilégier. Pour lui, si on veut changer les choses, il faut avoir les bonnes données. Or, souvent on ne les a pas. Il a donné l’exemple de l’éducation où les dépenses de programmes au primaire et au secondaire ont augmenté de 3,2 % sur dix ans (2003-2004 à 2013-2014). Les deux tiers de cette hausse correspondent à des bonifications du système. La diminution du ratio maître-élève a été une de ces mesures de bonification. Est-ce que c’est efficace pour améliorer la réussite scolaire? Il n’y a pas d’évaluation, on n’a donc pas de réponse. Il en est de même pour les autres mesures. Comment alors réclamer plus d’argent pour l’éducation? L’accès limité aux données et aux études, qui selon lui sont des biens publics, cause un véritable frein à l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience des dépenses publiques.

À son avis, en éducation, la formation des maîtres mériterait d’être revue. En s’appuyant sur des études américaines, il propose de modifier le cursus pour augmenter la formation disciplinaire et réduire la formation pédagogique. Les exigences d’admission devraient aussi être rehaussées. Au niveau universitaire, il considère que le sous-financement est bien présent mais qu’un ménage s’impose dans l’offre de programmes. Il réitère sa position sur la hausse des frais de scolarité et sur leur modulation.

M. Montmarquette a poursuivi son allocution en pointant la réglementation comme avenue de solution. Il considère qu’il y a trop d’organismes (CSST, RBQ, CNT, etc.) et regrette que la Commission Charbonneau propose d’en créer un autre. Il termine en mettant l’emphase sur la nécessité pour le gouvernement du Québec d’augmenter la productivité du secteur public, compte tenu de son poids important dans l’économie, et de miser sur l’expertise externe pour tendre vers un «gouvernement ouvert».

Présentation de Pierre-Carl Michaud : Des solutions pour améliorer la performance économique du Québec

Selon M. Michaud, les changements démographiques ne sont plus un phénomène de long terme mais est bel et bien un problème de court terme. En effet, les baby-boomers arrivent à la retraite et  les effets les plus importants se feront sentir entre 2025 et 2035. La population active connaîtra une baisse marquée au cours des vingt prochaines années avant de remonter et de se stabiliser à plus long terme. La période difficile s’avère donc les vingt prochaines années. Sur cet espace de temps, il faudra s’attendre, par conséquent, à une baisse de la croissance économique si rien n’est fait pour contrer les impacts du vieillissement de la population. Il est trop tard pour songer à des solutions démographiques car une augmentation de la natalité maintenant ne contribuerait à une hausse de main-d’œuvre que dans une vingtaine d’années. Compte tenu des besoins à combler, l’immigration n’apparaît pas non plus comme la panacée.

Afin de faire face à ce défi, M. Michaud propose comme solution d’agir sur le plan économique : soutenir la croissance économique et assurer le financement des services publics en se souciant de l’équité intergénérationnelle. Pour ce faire, il faudrait travailler plus longtemps. Actuellement, le taux d’emploi des 55-64 ans au Québec est en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et très loin de celui des pays performants comme les pays scandinaves. Un rattrapage est déjà en marche de ce côté de la part des travailleurs expérimentés. Pour continuer dans cette voie, M. Michaud propose des modifications aux pénalités actuarielles des régimes de retraite à prestation déterminée, une réforme de la fiscalité des travailleurs à revenu plus modeste et des incitatifs fiscaux directs pour rester plus longtemps à l’emploi. Une autre avenue consiste à encourager l’épargne notamment en modifiant le REER pour en faire un véritable véhicule d’épargne pour la retraite. Le grand risque pour la période à venir se situe du côté du financement des programmes gouvernementaux, dont évidemment celui de la santé. Comme son financement n’a pas été capitalisé, l’effet des dépenses de santé sera dévastateur d’ici 20 ans. Compte tenu de la capacité limitée d’augmenter la taxation au Québec, il faudra alors envisager la mise en place de contributions qui respectent l’équité intergénérationnelle. Un dialogue entre jeunes et moins jeunes s’impose.

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Partie 3 : Compétitivité de l’environnement d’affaires montréalais

Présentation de Michel Leblanc : Les leviers de compétitivité de la région métropolitaine de Montréal


Pour débuter son allocution, M. Leblanc a rappelé que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) existe depuis 193 ans déjà et qu’elle a beaucoup évolué depuis ses débuts. Elle compte actuellement 3 000 entreprises et 7 000 membres. C’est à son instigation que les HEC ont été créées. La Chambre bénéficie maintenant d’un large rayonnement et est associée de près à la plupart des dossiers de la Métropole.

M. Leblanc a par la suite établi les constats sur la situation économique de Montréal. La Métropole est toujours en queue de peloton des grandes villes nord-américaines pour la croissance économique et la productivité. Cependant, au cours des dernières années, elle effectue un certain rattrapage car elle se situe au 10rang sur 15  pour la croissance du PIB par habitant (2011-2014) et au 4e rang sur 15 pour la hausse du PIB par emploi (2010-2013). Les défis demeurent mais les perspectives sont encourageantes. Voilà le message à propager. Au sujet de la productivité, M. Leblanc fait appel aux économistes pour identifier les facteurs responsables de ces résultats et de les communiquer de façon claire sans auto-flagellation. Par ailleurs, les prévisions économiques à court terme sont stimulantes, le taux de croissance prévu du PIB dépassant celui du Québec et du Canada.

Selon M. Leblanc, la région métropolitaine doit s’appuyer sur cinq leviers de compétitivité pour tirer son épingle du jeu. D’abord, l’éducation. Bien que la Métropole soit dotée d’un grand réseau universitaire de qualité, elle se situe au 14rang des grandes villes nord-américaines pour le nombre de diplômés universitaires dans la population des 25-64 ans. Pour améliorer la situation, il convient de hausser le financement des universités et de poursuivre l’offensive du côté de la persévérance scolaire. Ensuite, il faut tabler sur l’innovation. Montréal se situe au 4rang sur 15 des grandes villes nord-américaines au chapitre de la main-d’œuvre dans les secteurs d’avenir. Toutefois, la métropole québécoise est bonne dernière en ce qui a trait aux brevets. Il est donc nécessaire de travailler sur la commercialisation de la recherche et de développer une culture de concours d’innovation. Le troisième levier, l’entrepreneuriat. Montréal possède le plus faible indice entrepreneurial sur 121 villes canadiennes. Il apparaît nécessaire de chercher à éliminer tous les freins à l’entreprenariat dont la réglementation. Autre levier, la fiscalité. Le fardeau fiscal au Québec est plus élevé que celui de la moyenne des pays de l’OCDE, des États-Unis et du reste du Canada. La taxe sur la masse salariale est nettement plus élevée que dans ces juridictions. Pour améliorer la compétitivité, il est clair qu’il faut s’attaquer à cette situation désavantageuse. La Chambre recommande d’adopter les recommandations de la Commission Godbout et d’abaisser la taxe sur la masse salariale. M. Leblanc a aussi pointé comme levier les infrastructures dont l’état à Montréal (avant réfection ou en cours de réfection) sont pointées dans certains cas comme facteur de délocalisation ou de non-localisation d’investissements. Or, le fardeau du financement de ces projets d’infrastructures est de plus en plus le lot de la municipalité. Cette lourdeur accrue doit être renversée pour continuer la réalisation des grands projets stratégiques. Finalement, «l’état d’esprit» n’est pas le moindre des leviers à jouer sur la compétitivité. Heureusement, l’évolution de l’indice de confiance des consommateurs au Québec est réconfortante. L’initiative «Je vois Montréal» y est sans doute pour beaucoup. Il faut continuer à mettre en place les projets identifiés issus de la mobilisation optimiste des montréalais.

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Dîner-conférence

Présentation de Francis Vailles : Les grands défis financiers de notre système d’éducation


M. Vailles a voulu répondre à la question : au cours dix dernières années, y a-t-il eu véritablement des compressions dans le secteur de l’éducation? En faisant l’exercice sur l’ensemble du système, il a trouvé que les dépenses en éducation avait augmenté de 41 % sur la période, alors que l’inflation et le PIB avait crû de 19,4 % et de 38 %, respectivement. De son côté, les dépenses de santé on augmenté de 47 %. On peut comprendre alors qu’il y ait eu augmentation de la dette publique et des impôts étant donné que les deux tiers du budget de l’État (éducation et santé) croissent plus vite que l’économie.

Où sont allées les augmentations de dépenses dans le système de l’éducation? M. Vailles montre que 32 % ont été allouées au primaire-secondaire et 51 % aux CÉGEPS et aux universités. L’allocation plus faible au primaire s’explique par le fait que la clientèle de ces secteurs a régressé d’environ 1 % par année, tandis que les universités et CÉGEPS connaissaient une croissance d’étudiants de 1-2 % par année.

Combien l’État dépense-t-il par élève? M. Vailles a fait l’exercice pour le primaire-secondaire. Les dépenses réelles par étudiant sont passées de 8 930 $ par étudiant en 2004 à 11 091 $ en 2014, accusant une augmentation de 2 161 $ (+21 %) des dépenses par étudiant. Celles-ci se décomposent comme suit : 19 % est due à l’alourdissement de la clientèle, 34 % aux frais de transport scolaire et de services de garde plus coûteux, et 47 % constituent des améliorations du système. Les frais d’administration n’ont contribué qu’à hauteur de 2 % à la hausse des dépenses. Les ajouts de ressources sont allés principalement à une bonification éducative par l’engagement de professionnels (15 %), à l’équité salariale (20 %), à la diminution du ratio d’élèves par enseignant (11 %), à l’ajout de 90 minutes au primaire qui devait conduire à l’enseignement de l’anglais (7,4 %), aux 13 plans ministériels (8 %) dont certaines commissions scolaires n’avaient pas nécessairement besoin, à d’autres dépenses diverses (7 %). En même temps le système faisait face à des coupures de 21 %. A-t-on on investit aux bons endroits? Mystère.

M. Vailles n’a pu faire le même exercice pour les CÉGEPS et les universités. Il s’appuie sur des données du ministère des Finances pour montrer les défis majeurs qui attendent les universités en raison de l’évolution démographique à venir. Depuis 10 ans, l’État a consenti une augmentation des dépenses de 2,7 % en moyenne en lien avec l’augmentation de la clientèle et de l’inflation. D’ici 10 ans, l’incidence de l’augmentation de ces variables conduira à une hausse des subventions d’à peine 0,4  %. Donc, les universités auront à couper. Des décisions importantes devront être prises. M. Vailles avance certaines pistes de solution : abandonner ou fusionner des champs disciplinaires, décloisonner les conventions collectives,  hausser le taux de fréquentation, augmenter et moduler les frais de scolarité selon les disciplines, augmenter la tâche d’enseignement des professeurs qui font moins de recherche. Le défi est majeur.

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