Sondages

FAITS SAILLANTS DU SONDAGE DE MARS 2017

Une montée du protectionnisme américain aurait des conséquences négatives pour l’économie du Québec

Dans une très large proportion, les répondants jugent que la mise sur pied de mesures protectionnistes par la nouvelle administration américaine aurait des conséquences négatives sur l’emploi et sur la croissance économique au Québec. Ils sont en effet 31% à penser que de telles mesures auraient des conséquences négatives majeures sur l’économie québécoise. La grande majorité (61%) des autres économistes consultés estime aussi que l’économie du Québec aurait à souffrir, mais que les impacts seraient atténués grâce à la forte intégration des entreprises québécoises au sein de chaines d’approvisionnement nord-américaines. Seulement 7 % des répondants sont d’avis que l’économie québécoise ressortirait indemne grâce notamment à la flexibilité du taux de change.

Ottawa doit offrir une réponse mesurée à d’éventuelles mesures protectionnistes du gouvernement des États-Unis 

Pour faire face à un éventuel resserrement de l’accès au marché américain, les répondants estiment dans une proportion de 64% que le gouvernement fédéral du Canada devrait recourir aux mécanismes institutionnels de résolution des litiges prévus par l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Ils sont seulement 13,5 % à croire que des mesures de rétorsion (13,5%), telles des surtaxes sur certains produits américains, devraient être mises en œuvre.

Le gouvernement du Québec devra accroitre ses efforts en matière développement économique

Face aux mêmes menaces de la part du gouvernement des États-Unis, les répondants croient surtout (39%) que le gouvernement du Québec devrait augmenter l’aide à l’innovation et à l’exportation, mais une portion non négligeable d’entre eux recommande plutôt de développer les relations commerciales avec le reste du Canada (26%).

Les questions économiques et les économistes reçoivent une attention adéquate

Dans une proportion de 61%, les répondants au sondage trouvent adéquates l’attention que les gouvernements, les médias et le grand public accordent à l’économie et aux économistes. Le tiers (33,5%) jugent plutôt insuffisante cette attention.

 

Communiqué et résultats détaillés 


FAIT SAILLANTS DU SONDAGE DE JANVIER 2017 

Économie du Québec : les répondants sont optimistes

Dans une proportion de 32 %, les économistes sondés croient que la situation économique du Québec va s’améliorer au cours de 2017 alors que 55% estiment qu’elle va se maintenir. Il s’agit d’une position semblable à celle de mars dernier alors que ces proportions étaient respectivement de 31% et de 53%. Seulement 8% croient que l’économie québécoise va se détériorer comparativement à 10% le printemps dernier. 

Productivité québécoise : miser sur l’éducation et la formation

Invités à se prononcer sur leur préférence quant à 6 mesures susceptibles d’améliorer la productivité québécoise, les économistes sondés ont opté en premier lieu pour des investissements dans l’éducation et la formation, et ensuite l’accroissement des investissements privés en machinerie et en outillage, incluant dans les technologies numériques. Suivent dans l’ordre l’amélioration des infrastructures et des services de transport et de communication, l’attraction et la croissance d’entreprises dans les secteurs les plus productifs et l’amélioration de l’organisation du travail. Finalement, la privatisation de certains services publics est la mesure qui recueille le moins d’appui auprès des répondants. Certains de ces derniers y sont allés d’un éventail d’autres suggestions dont plusieurs ont trait à la fiscalité et à l’immigration. 

Lutte à la pauvreté : les opinions sont partagées

Les économistes consultés sont partagés quant à la mesure pouvant le mieux contribuer à améliorer la situation des ménages à faible revenu. Ainsi, 32% optent pour l’implantation d’un revenu minimum garanti assorti de l’élimination de diverses mesures de soutien du revenu alors que près du quart (24,7%) préfèrent plutôt une réduction progressive de l’écart entre le salaire minimum et le salaire moyen. Une proportion non négligeable des répondants, soit 18% d’entre eux, préfère que le salaire minimum soit augmenté à 15$ l’heure au cours d’une période suffisamment longue pour éviter les effets négatifs sur l’emploi. Fait à signaler, un peu plus du quart (25,8%) des économistes sondés jugent les mesures actuelles suffisantes et ne voient pas la nécessité d’en mettre de nouvelles sur pied. 

Prochain budget québécois : priorité à l’éducation

Augmenter les budgets consacrés à l’éducation, incluant à la petite enfance, ressort nettement comme la priorité devant guider l’élaboration du prochain budget du gouvernement du Québec selon les répondants au sondage. En deuxième lieu, l’amélioration des infrastructures et des services de transport recueille également leur faveur dans une proportion importante. Viennent ensuite dans l’ordre, la réduction de l’impôt des particuliers, l’augmentation des budgets consacrés à la santé et aux services sociaux et la réduction de la dette. L’aide au secteur manufacturier apparait l’option la moins prioritaire aux yeux des répondants. Ceux-ci ont aussi proposé un éventail d’autres mesures dans différents domaines, mais sans que s’en dégage des priorités nettes. 

Communiqué et résultats détaillés.  

Couverture médiatique:

SONDAGE DE MARS 2016 - FAITS SAILLANTS

Regain d’optimisme à l’égard de la situation économique du Québec

  • Dans une proportion de 31 %, les économistes sondés croient que la situation économique du Québec va s’améliorer au cours des six prochains mois. Il s’agit d’une progression importante depuis le sondage de novembre dernier où 23% des répondants étaient de cet avis. Seulement 10% croient que l’économie québécoise va se détériorer comparativement à 12% en novembre 2015 et à 15% en mai dernier.

 Le ratio d’endettement du gouvernement fédéral

  • La vaste majorité des économistes sondés (68%) estiment que le gouvernement fédéral devrait se donner une cible à atteindre d’ici l’exercice financier 2019-2020 quant au rapport entre la dette et le produit intérieur brut. Les répondants sont cependant divisés quant à nature de cette cible. Ainsi, 40% croit que le ratio dette/PIB devrait être maintenu à son niveau actuel, soit 31% alors que 29% croit qu’il devrait être accru et que 28 % préconisent qu’il soit plutôt réduit.

 La gestion de l’offre dans les secteurs du taxi et du sirop d’érable

  • Une nette majorité de répondants sont d’avis que les règlementations gérant l’offre dans les secteurs du taxi et du sirop d’érable sont des freins à l’innovation et au développement du marché (74%) en plus de constituer des incitations à la tricherie de la part des producteurs (72%) ou des clients (80%).
  • Dans le secteur du taxi, plus de 61% des économistes québécois recommandent d’assouplir la règlementation en faveur d’une plus grande concurrence dans l’offre de services. Dans une proportion de 29%, ils croient plutôt qu’il faut obliger les taxis Uber à payer une taxe spéciale dont les revenus serviront à compenser les pertes subies par les propriétaires de permis valides.
  • Les répondants sont divisés quant à l’approche pouvant le mieux diminuer les tensions chez les producteurs de sirop d’érable, Ainsi, plus de 35% invitent le gouvernement à consulter les acériculteurs alors que près de 32% préfèrent une hausse des quotas de production de sirop et que 20% n’ont aucun avis sur la question.

Créer et distribuer la richesse au Québec

  • Plus de 44 % des répondants croient que pour générer de la richesse il faut accorder la priorité au développement du capital humain. Dans une proportion nettement moindre, certains préconisent plutôt de miser sur le dynamisme du secteur privé (20%), l’allègement du fardeau fiscal et règlementaire des entreprises (18%) ou la restauration et le développement des infrastructures publiques (14%).
  • Près de la moitié (48%) des économistes consultés jugent que ce sont les secteurs technologiques émergents qui offrent les meilleures perspectives de création de richesse. Le quart (25%) pensent qu’il faut plutôt s’en remettre aux secteurs déjà bien établis. Les ressources naturelles (11%) ont également été mentionnées par certains répondants de même que l’économie de partage et l’économie sociale (7%).
  • En ce qui a trait aux stratégies de partage de la richesse créée, les économistes privilégient dans une proportion de 56% le développement des compétences et de l’employabilité des Québécois. Dans des proportions nettement moindres, la progressivité fiscale et les transferts sociaux (20%) de même que la création d’emplois (12%) sont également recommandés par certains répondants.
  • Les différents avantages susceptibles de découler de l’instauration d’un revenu minimum garanti recueillent tous un fort assentiment (74% et plus) chez les économistes québécois, notamment pour ce qui est d’augmenter l’incitation au travail (86%) et de réduire les couts administratifs (81%).

 Communiqué de presse et résultats détaillés  

 

SONDAGE DE NOVEMBRE 2015 - FAITS SAILLANTS

Optimisme à l’égard de la situation économique du Québec

  • Dans une proportion de 62%, les économistes sondés croient que la situation économique du Québec va se maintenir au cours des six prochains mois, tandis que 23% pensent qu’elle va s’améliorer. Seulement 12% croient que l’économie québécoise va se détériorer comparativement à 15% en mai dernier et à 17% en novembre 2014. 

Le budget fédéral

  • La vaste majorité des économistes sondés (78%) estiment acceptable l’idée que le gouvernement fédéral fasse un déficit budgétaire conformément aux engagements pris lors de la dernière campagne électorale. Dans une même proportion (78%), les répondants croient en effet que le rapport relativement bas entre la dette fédérale et le produit intérieur brut (PIB) canadien permet une telle mesure. En revanche, ils sont seulement à croire que la baisse d’activités chez les entreprises pétrolières et chez leurs fournisseurs justifierait à elle seule un déficit.
  • De même, plus des deux tiers (67,4%) des répondants sont d’avis que les allègements fiscaux promis à la classe moyenne stimuleront la consommation malgré l’imposition accrue des hauts revenus.
  • Par ailleurs, près de 54% des économistes ayant répondu au sondage craignent que le programme d’infrastructures annoncé durant la campagne électorale mette sous pression les finances provinciales et municipales s’il doit être accompagné d’un partage des frais avec les autres niveaux de gouvernement. 

Les relations intergouvernementales

  • Une majorité (61%) de répondants trouve normal que le nouveau premier ministre fédéral soit directement responsable des relations avec les provinces. Par contre, les économistes sont partagés sur la question à savoir si les transferts fédéraux devraient être définis programme par programme ou être plutôt discutés de façon globale. En revanche, ils sont très nettement (85%) en faveur d’une approche définie de concert avec les provinces plutôt qu’unilatérale. Enfin, dans une proportion de plus de 53%, les économistes croient que les municipalités devraient obtenir une plus grande autonomie financière et être moins dépendantes des subventions gouvernementales. 

Le projet d’entente du Partenariat Transpacifique et les concessions sur la gestion de l’offre de produits agricoles

  • Une nette majorité de répondants, soit 63%, croit que les concessions sur la gestion de l’offre sont une bonne chose puisqu’elles pourront se traduire par des prix plus abordables pour des produits alimentaires de base. Dans une proportion encore plus forte (72%), les répondants croient que le gouvernement fédéral devrait offrir une assistance financière aux producteurs visés pour les aider à s’adapter à une concurrence accrue. Toutefois, plus du tiers (34%) des économistes se déclarent incapables de juger si les secteurs agricoles pourront compenser leur perte grâce à un meilleur accès aux marchés d’exportation.  

La lutte aux changements climatiques

  • En matière de lutte aux changements climatiques, les économistes québécois sont ambivalents quant à la nécessité d’établir un régime canadien en plus des mesures prises au niveau des provinces. Ils sont également partagés (48% pour, 42% contre) en ce qui a trait à la tarification de tous les accès par des ponts à l’île de Montréal. Ils appuient cependant en grande majorité les principaux moyens à la disposition des gouvernements pour réduire les émissions de carbone, soit la taxation des produits pétroliers (63,8%), une bourse du carbone (76,2%) et des moyens complémentaires tels que des crédits d’impôt, le transport en commun ou des campagnes de sensibilisation (73%). 

L’aide financière à Bombardier

  • Près de la moitié (47,3%) des économistes consultés se disent favorables à l’aide financière accordée par le gouvernement du Québec au développement des avions de la série C de Bombardier. Malgré l’incertitude quant à la rentabilité du projet, ils croient dans une proportion de 59% que cette aide gouvernementale était justifiée étant donné l’importance du projet pour l’économie du Québec. Par contre, plus des deux tiers (67%) s’objectent à un soutien renouvelé si le projet devait s’avérer non rentable. 

Les données produites par les gouvernements

  • De façon quasi unanime (96,7%), les économistes québécois endossent la décision du gouvernement fédéral de réintroduire le questionnaire long du recensement. Ils sont également très majoritaires à souhaiter que les gouvernements consultent les chercheurs avant d’interrompre la production de certaines données statistiques (92,9%) ou de changer les normes sur lesquelles reposent les données (96,2%).

Communiqué de presse  

Résultats détaillés 

Couverture médiatique:
- Karl Rettino-Parazelli, Les économistes québécois se rangent derrière Trudeau, Le Devoir, 4 décembre 2015.
- Agence QMI, L'aide à Bombardier laisse les économistes sceptiques, Journal de Québec, 3 décembre 2015. 
- TVA Nouvelles, Aide financière à Bombardier: les économistes sceptiques, 2 décembre 2015.
- Sébastien Lacroix, Gestion de l'offre: les économistes se prononcent, Courrier Sud, 4 décembre 2015.
- Francis Vailles, La fuite fiscale des riches, La Presse, 5 décembre 2015. 

Année 2014-2015

Sondage d’avril-mai 2015 – Faits saillants : 

Des objectifs budgétaires difficiles à atteindre

Le budget 2015-2016 du gouvernement du Québec vise un surplus de 1,6 G$ qui sera versé au Fonds des générations, ainsi qu’une croissance de ce surplus au cours des quatre prochaines années.

  • Bien qu’une majorité (59 %) des économistes consultés considère justifiés des objectifs budgétaires aussi ambitieux, une majorité encore plus nette (88 %) est d’avis que ceux-ci seront difficiles à atteindre compte tenu de l’ampleur des réformes à effectuer et des ententes à conclure avec les employés du secteur public.
  • Seulement 38% des répondants estiment réalistes les prévisions de revenus du budget.
  • Plus des 2/3 (68%) croient que le que le gouvernement ne pourra faire autrement que de réduire le niveau des services offerts à la population et de se retirer de certains champs d’activité.
  • Neuf économistes sur dix (89 %) croient que le gouvernement devrait viser des gains d’efficience dans l’organisation du travail et dans la prestation des services publics

Appui au rapport de la commission Godbout mais avec quelques réserves

La commission d’examen sur la fiscalité présidé par le fiscaliste Luc Godbout a produit une série de recommandations pour accroître l’efficacité, l’équité et la compétitivité du régime fiscal québécois.

  • Les économistes québécois appuient deux des principales recommandations de la commission, soit l’augmentation des taxes et des tarifs en contrepartie d’une réduction de l’impôt sur le revenu des particuliers (63% sont favorables), et l’élimination des crédits d’impôt remboursables pour les grandes entreprises (62 %).
  • Une majorité (57 %) des répondants au sondage croit que l’augmentation de la TVQ à 11 % risque de favoriser le marché noir pour certains produits et services.
  • La moitié (52 %) croit qu’il serait hasardeux d’imposer davantage les gains en capital.

L’apport du secteur financier à l’économie : des plus et des moins

Le prochain congrès de l’Association des économistes québécois se tiendra sur le thème «L’économie et la finance : y a-t-il une rupture?».

  • Les répondants sont d’avis que le secteur financier fournit des services utiles et de bonne qualité ainsi que des rendements appréciables aux entreprises et aux individus.
  • Dans une proportion de 82% ils estiment que la solidité et la crédibilité des institutions financières aident à attirer les investisseurs.
  • Cependant, une majorité de répondants déplore que le monde de la finance ait tendance à créer des produits financiers opaques, à privilégier les rendements à court terme, à faciliter l’évasion fiscale et à prendre des risques excessifs.
  • 100% des répondants sont d’avis que l’Autorité des marchés financiers devrait disposer de ressources suffisantes pour bien s’acquitter de ses responsabilités.
  • Pour deux tiers (67 %) des répondants), Montréal peut tirer son épingle du jeu comme place financière grâce à la présence de plusieurs institutions financières d’envergure et à la disponibilité de professionnels et de chercheurs experts.

Conjoncture économique : un regain d’optimisme depuis l’automne

Grâce à des facteurs comme la déprécation du huard et la poursuite des investissements en infrastructures par le gouvernement du Québec, la grande majorité (85 %) des économistes interrogés sont d’avis que la situation économique du Québec va se maintenir ou s’améliorer au cours des six prochains mois. Il s’agit d’une progression sensible par rapport au sondage effectué en novembre dernier (79%).

Communiqué de presse et résultats détaillés   

Couverture médiatique:
-Gérard Bérubé, Les économistes déplorent l'existence de la finance opaque, Le Devoir, 8 mai 2015. 

Sondage de novembre 2014 - Fait saillants 

Équilibre budgétaire : les risques d’un retour précipité

Une majorité (68%) des économistes consultés jugent que le ministre des Finances devrait reporter son objectif d’équilibre budgétaire à 2016-2017. Les économistes croient aussi nécessaire dans une proportion de 88% que le gouvernement du Québec se dote d’un plan de gestion budgétaire sur un horizon de cinq années. 

Fiscalité : appui à une réforme en profondeur

En grande majorité (78%), les répondants au sondage estiment que le gouvernement du Québec devrait procéder à une réforme en profondeur  de la fiscalité, notamment pour simplifier l’impôt des particuliers (83%) et pour recourir davantage aux taxes indirectes et à la tarification des biens et services (66%).

En outre, les répondant sont d’avis que :

  • L’efficacité et la pertinence des crédits d’impôt aux ménages et aux entreprises doivent être réévaluées (96%),
  • Le gouvernement ne devrait pas imiter le gouvernement fédéral en ce qui a trait au fractionnement des revenus des ménages ayant des enfants de moins de 18 ans (63%),
  • Les fonds fiscalisés, tel le Fonds de solidarité FTQ, ont toujours leur utilité (58%).

Par ailleurs, les répondants recommandent aux gouvernements de Québec et d’Ottawa de s’attaquer à la fois aux écarts de revenus et aux écarts de richesse (44%) ou, à défaut, de prioriser la réduction des écarts de richesse (24%). Près des deux-tiers (65%) ajoutent que les privilèges fiscaux des plus riches devraient être réduits. 

Parmi les autres moyens susceptibles de réduire les inégalités, les économistes québécois privilégient des investissements accrus en éducation (71% d’entre eux) de même que l’insertion ou le maintien des femmes, des immigrants et des travailleurs plus âgés sur le marché du travail (65%). 

Ne pas oublier les municipalités

Une majorité (56%) des économistes consultés pensent que les municipalités devraient pouvoir compter sur de nouvelles sources de revenus, telles que, par exemple, une portion de la taxe de vente. Cependant, une majorité encore plus nette (59%) recommande que le gouvernement du Québec veille à ce que l’augmentation des revenus des municipalités ne se traduise pas par un alourdissement de la charge fiscale globale provenant des administrations fédérale, provinciale et locale.

Pour 4 répondants sur 5, l’élargissement des ressources fiscales à la disposition des municipalités devrait être conditionnel à ce que celles-ci assurent un meilleur contrôle de leurs dépenses et qu’elles réduisent les écarts de rémunération globale entre leurs employés et ceux du secteur privé ou du gouvernement du Québec. 

Budget fédéral : faire de la place aux provinces dans l’assiette fiscale

Plus de la moitié (52%) des économistes québécois préconisent que le gouvernement fédéral réduise au maximum ses impôts et taxes afin de créer un espace fiscal que pourront occuper partiellement ou totalement les provinces en fonction de leurs besoins respectifs. 

Secteur financier : des plus et des moins

Selon les réponses obtenues, 60% des économistes croient que Montréal est une place financière dynamique et reconnue. Toutefois dans des proportions sensiblement équivalentes, les répondants sont d’avis que le secteur financier a pris une importance démesurée au détriment de l’économie réelle (59%) et qu’il sert davantage à enrichir ses dirigeants, ses employés et ses actionnaires plutôt qu’à appuyer le développement économique (60%).

Par ailleurs, tout en considérant très majoritairement (68%) que les compagnies d’assurance pourraient contribuer davantage au développement économiques, les économistes québécois reconnaissent à raison de 62% que l’on devrait faire fructifier l’épargne là où sont les meilleurs rendements même si ce n’est pas principalement au Québec. 

Conjoncture : stabilité à l’horizon

Au cours des six prochains mois, la moitié des économistes interrogés (50 %) sont d’avis que la situation économique du Québec va se maintenir au niveau actuel et trois sur dix pensent même qu’elle   s’améliorera (29 %). 

Le sondage a été réalisé par Internet du 19 novembre au 1er décembre. Dans l’ensemble, 167 des 552 membres de l’Association rejoints par courriel y ont répondu. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une précision de ± 6,3 %, et ce, 19 fois sur 20.

 Communiqué de presse et résultats détaillés 

Couverture médiatique:
-RDI Économie, 4 décembre 2014. 
-Éric Desrosiers, Le Devoir, 6 décembre 2014. 

Année 2013-2014

Sondage d'avril 2014 - Faits saillants

Des engagements électoraux difficiles à réaliser

Au cours de la dernière campagne électorale, les différents partis politiques ont déposé un cadre financier pour appuyer leurs engagements électoraux. La majorité des économistes consultés (78%) estiment que ces cadres financiers étaient trop optimistes et ils sont quasi unanimes (90%) à penser que cet excès d’optimisme a eu pour effet d’éviter les débats sur les choix difficiles devant être faits. En conséquence, les économistes sont sceptiques quant à la capacité du gouvernement du Parti libéral d’atteindre les objectifs économiques de sa plateforme électorale. En effet, à peine 22% des répondants au sondage croient que le gouvernement sera en mesure d’atteindre un taux de croissance du PIB semblable à celui du Canada et le quart seulement (25%) croient que des gains d’efficience notables pourront résulter d’une ou deux années de «ménage» ou de réingénierie. Ils sont cependant un peu moins pessimistes quant à la possibilité de créer 250 000 emplois en 5 ans (41% croient cet objectif atteignable) et de limiter la croissance des dépenses publiques à entre 2% et 3% par année (46%).

En ce qui a trait aux engagements électoraux du Parti libéral, les répondants au sondage estiment dans une proportion de 84% que c’est la compression de 1,3 milliard $ des dépenses publiques qui devrait être la priorité du prochain budget, suivie par le rétablissement des crédits pour les infrastructures (65%). En contrepartie, la mise en place d’un crédit d’impôt à la rénovation, la relance du Plan Nord et la stratégie maritime apparaissent moins urgent, à ce moment-ci, pour une nette majorité des économistes sondés.

Les défis de l’économie mondiale

Système financier : toujours fragile

Différentes mesures ont été prises pour relancer l’économie mondiale à la suite de la crise financière de 2008 et de la récession qui a suivi. Cependant, à peine 6% des répondants au sondage jugent que les gouvernements ont apporté les correctifs nécessaires pour éviter la répétition d’une telle crise. De plus, les trois quarts (76%) des économistes interrogés soutiennent que le recours accru à l’emprunt public risque d’accroître l’endettement de plusieurs pays à des niveaux dangereux; aussi, dans une même proportion (76%) estiment-ils que les gouvernements devraient prévoir des plans de contingence pour pallier un accroissement éventuel des taux d’intérêt. Enfin, les deux tiers (66%) de ces économistes croient que le maintien des taux d’intérêt à un niveau plancher risque d’entraîner une réduction de l’épargne et une augmentation de l’endettement des particuliers.

Politiques d’immigration : miser sur les compétences plutôt que sur le nombre

Face à la baisse anticipée de la population active, les économistes québécois préconisent une approche plus ciblée en matière d’immigration de préférence à l’augmentation des quotas annuels (15% seulement appuient cette option). Ainsi, ils sont d’avis que le gouvernement du Québec devrait sélectionner les immigrants en fonction de leur niveau élevé de qualification (54%) et de leur capacité à combler les pénuries prévues dans certains secteurs (59%).

Politique commerciale : continuité et renouveau

En regard du déficit croissant de la balance commerciale du Québec, les deux tiers (67%) des  économistes consultés sont d’avis que le gouvernement du Québec devrait accorder la priorité à la stimulation des exportations. Dans une moindre proportion (49%), ils recommandent également une politique agressive de substitution aux importations, en particulier en matière énergétique.

En ce qui a trait aux exportations, la priorité devrait être accordée aux ressources minières (44%), aux services-conseils (43%) et au secteur manufacturier (42%) plutôt qu’aux produits de la forêt (31%), au tourisme (22%) et aux produits culturels (11%). Du côté des marchés, les États-Unis (64%) et l’Union européenne (51%) devraient être privilégiés davantage que le reste du Canada (43%), que les pays émergents (40%) et que les pays de l’Asie et du Pacifique (38%).

Coopération internationale : priorité à la lutte aux paradis fiscaux

L’intégration poussée de l’économie mondiale fait en sorte qu’il est difficile pour un gouvernement d’atteindre ses objectifs sans la coopération des autres gouvernements. À cet égard, les économistes québécois sont d’avis que le gouvernement fédéral devrait se donner comme priorité la conclusion d’accords internationaux visant à contrer les paradis fiscaux (74% des réponses); une majorité (53%) croit aussi que le gouvernement fédéral devrait imposer des droits compensateurs sur les importations provenant de pays ne respectant pas certaines normes en matière environnementales et sociales. Par ailleurs, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières internationales – souvent désignée comme taxe Tobin - recueille l’appui du tiers (33%) des répondants.

Conjoncture : un regain d’optimisme

Le niveau d’optimisme a augmenté chez les économistes québécois quant à la situation économique générale du Québec. Ainsi, près de la moitié d’entre eux (48%) croient que la situation va s’améliorer. Il s’agit d’une nette progression par rapport au sondage de mars dernier alors que 30% étaient de cette opinion.

Communiqué de presse et résultats détaillés 

Couverture médiatique:

Sondage de février-mars 2014 - Faits saillants 

Le déséquilibre budgétaire : causes et remèdes

Dans une très grande proportion, soit 93%, les économistes estiment que le déséquilibre des finances publiques du Québec est attribuable en bonne partie à des causes structurelles.
Les économistes québécois pensent aussi que le gouvernement du Québec devrait s’attaquer vigoureusement au contrôle des dépenses. Dans cette perspective, huit économistes sur dix (80%) croient que le gouvernement devrait réévaluer l’ensemble des crédits fiscaux et des programmes d’aide.
De façon plus générale, 60% des économistes sondés sont d’avis que le gouvernement donne trop de subventions aux entreprises. Les économistes québécois croient que le gouvernement devrait être plus parcimonieux dans l’octroi d’aides aux entreprises et aux projets industriels.
Ainsi, dans une proportion de 56%, ils sont d’avis que le gouvernement a été trop généreux dans l’aide annoncée pour la construction d’une cimenterie à Port-Daniel.

Lier les programmes d’aide gouvernementale à la productivité

Afin de remédier à la trop faible productivité de l’économie québécoise, 86% des économistes sondés croient que le gouvernement du Québec devrait lier les programmes d’aide à des améliorations de productivité par les entreprises bénéficiaires.

Un optimisme intact envers l’économie du Québec

Un peu plus de la moitié (53%) des économistes sondés croient que l’économie du Québec va demeurer stable au cours des six prochains mois,

Voir le communiqué et les résutats détaillés

Couverture médiatique: 


Faits saillants du sondage de novembre 2013

Le sondage a été réalisé par Internet, du 11 au 21 novembre 2013, auprès des membres de l’Association des économistes québécois. Au total, 209 des 734 membres de l’Association rejoints par courriel ont répondu au sondage, ce qui confère aux résultats de l’étude une précision de ± 5.7%, et ce, 19 fois sur 20. 

Optimisme à l’égard de la situation économique du Québec 

Au total, 58% des économistes sondés croient que la situation économique du Québec va se maintenir au cours des six prochains mois, tandis que 28% pensent qu’elle va s’améliorer. Seulement 11% croient que l’économie québécoise va se détériorer comparativement à deux fois plus lors du sondage précédent (mai 2013). 

L’entente commerciale Canada-Union européenne 

Une forte majorité de répondants pensent que l’entente sera bénéfique pour le Québec (84%) et le Canada (87%), qu’elle incitera le secteur manufacturier à améliorer sa productivité et sa compétitivité (69%) et qu’elle réduira la dépendance des exportateurs québécois et canadiens envers le marché américain (55%). Toutefois, plus de la moitié (52%) estiment que cet accord pourrait engendrer des inégalités régionales. 

Le soutien au secteur manufacturier 

Les répondants sont divisés à savoir si les gouvernements de Québec et d’Ottawa devraient accorder une attention prioritaire au maintien et à la relance du secteur manufacturier plutôt qu’au développement d’autres secteurs tels que les ressources, le tertiaire supérieur ou les industries culturelles : 40 % sont d’accord et 50% s’y opposent. Pour les premiers, le maintien ou la relance du secteur manufacturier passe d’abord par l’augmentation substantielle de l’aide financière à l’investissement, à la formation de la main-d’œuvre et à la recherche et développement, et dans une moindre mesure par le soutien au développement de nouvelles technologies vertes ou à la relocalisation au pays des entreprises canadiennes établies à l’étranger, et  par l’abolition temporaire ( 5 ans) de l'impôt sur le profit des nouvelles entreprises manufacturières. 

L e cadre financier du gouvernement du Québec   

La vaste majorité des économistes sondés (82%) croient que le redressement des finances publiques du Québec passe d’abord par l’établissement d’un processus d’évaluation systématique des programmes et l’application de critères d’efficience. 

Pour atteindre l’équilibre budgétaire, les répondants estiment que le gouvernement devrait hausser les tarifs pour les services publics (63%) en plus d’abandonner le principe de l’universalité et de moduler la tarification de certains programmes sociaux (67%). 

Une forte majorité s’oppose à l’augmentation du taux d’impôt (88%) ou à la hausse des taxes à la consommation (70%). De plus, 87% sont d’avis que les autorités publiques devraient informer la population, non seulement sur les coûts des services publics fournis, mais aussi sur la quantité, la qualité et l’accessibilité de ces services. 

L’économie montréalaise 

Huit économistes sur dix sont d’avis que la mise en place de meilleurs mécanismes d’évaluation du coût des projets (82%) et de processus décisionnels transparents (79%) sont des mesures à prendre pour stimuler le développement économique de Montréal. L’amélioration des infrastructures et des services de transports (69%) et la simplification des structures de gouvernance (66%) sont également considérées urgentes et importantes. 

Les enjeux du secteur de l’électricité  

Une nette majorité de répondants (64%) estiment que la hausse de la tarification domestique annoncée ne devrait pas être reportée et que le gouvernement devrait aller de l’avant avec le développement d’un réseau de bornes de recharge des véhicules électriques (72%).Les économistes consultés sont cependant divisés sur la réduction des tarifs industriel et commercial (44% pour, 43% contre) et la suspension des projets de développement des capacités de production d’électricité, incluant les éoliennes (45% pour, 46 % contre).

La réforme de l’assurance-emploi  

La majorité des économistes estiment que la réforme n’aura pas pour effet d’augmenter le nombre d’emplois dans les régions ayant un plus haut taux de chômage (68%) ou dans l’ensemble du pays (53%). Les répondants croient plutôt que cette réforme encouragera un plus grand nombre de déplacements des travailleurs et de leur famille vers des régions ayant un plus faible taux de chômage (62%), ce qui pourrait causer un problème de dévitalisation régionale et entraîner une baisse des salaires des travailleurs canadiens (52%). De plus, 62% des répondants croient que le chômage saisonnier devrait être exclu du régime actuel d’assurance-emploi et faire l’objet d’un programme particulier.

 Voir le communiqué de presse et les résultats détaillés

 

 

Faits saillants du sondage du printemps 2013

Le sondage a été réalisé par Internet, du 24 avril au 2 mai 2013, auprès de l’ensemble des membres de l’Association des économistes québécois dont 194 ont répondu.

 Les ressources naturelles et l’économie du Québec

  •  La plupart des répondants (60%) estime que le secteur des ressources naturelles aura une contribution grandissante sur le PIB du Québec d’ici les dix prochaines années.
  • Une forte majorité, soit 89%, considère qu’il est important que l’État encadre et favorise la contribution de ce secteur à la diversification de la structure économique du Québec.

 Le pétrole 

  • Une nette majorité (82%) croit que le pétrole constituera 40 % ou plus du bilan énergétique du Québec d’ici 2020. Plus des trois-quarts des répondants (76%) estiment à moins de 10% la part des véhicules électriques dans la vente de véhicules neufs au Québec en 2020. 
  • Selon les participants au sondage, le prix du baril du pétrole brut continuera d’être élevé. Pour 71% d’entre eux, le prix du baril de pétrole se chiffrera entre 100 et 125 dollars (40%) ou à plus de 125 dollars (31%) en 2020. 
  • De façon a favoriser une plus grande indépendance énergétique, plus des trois quarts des répondants (78%) sont favorables à l’acheminement du pétrole albertain vers les raffineries du Québec. Cependant, dans une proportion de 68%, ils estiment que la participation des gouvernements n’est pas nécessaire pour relancer la pétrochimie québécoise. 
  • La plupart des économistes sondés pensent que le gouvernement du Québec devrait aussi se doter d’une politique énergétique qui prévoit la production d’hydrocarbures (83%) plutôt que de s’en remettre uniquement à l’importation de pétrole étranger pour satisfaire les besoins grandissants de la population québécoise (60%). 

Le boom minier 

  • La plupart (80%) des répondants sont d’avis que le boom minier va se poursuivre ou s’accélérer. 
  • Six répondants sur dix (60%) estiment que la nouvelle fiscalité minière n’augmentera pas les recettes de l’État québécois; à ce sujet, il importe de noter que le sondage a été effectué avant les déclarations du 6 mai 2013 du gouvernement en matière de fiscalité minière. Aussi, la quasi-totalité des répondants (91%) croit que l’État québécois devrait rechercher des moyens additionnels pour maximiser les retombées économiques du secteur minier au Québec. De plus, compte tenu du caractère cyclique de ce secteur, les deux tiers des économistes interrogés (66%) sont en faveur de l’implantation de mesures favorisant le maintien à long terme de l’exploration et des opérations minières. 

L’exploitation des ressources et le développement durable 

  • En matière de développement durable, 41% des économistes sondés pensent que le Québec devrait se donner des normes très élevées mais accepter des dérogations lorsque nécessaire pour la réalisation de certains projets très rentables pour l’économie québécoise.  Près du tiers (29%) croit même que le Québec devrait s’en tenir aux règles généralement appliquées dans le monde. Cependant, une partie non négligeable des répondants (29%) estime que le Québec devrait appliquer des normes très élevées afin de préserver la qualité de vie et la prospérité des générations à venir. 

L’achat d’entreprises canadiennes ou québécoises par des étrangers 

  • Un peu plus de la moitié des répondants (51%) croient que les gouvernements ne devraient pas intervenir davantage pour éviter des prises de contrôle d’entreprises canadiennes ou québécoises par des intérêts étrangers, notamment dans les ressources naturelles. Toutefois, une nette majorité (72%) estime que les gouvernements devraient imposer des restrictions supplémentaires quand les acheteurs sont des gouvernements étrangers. 

La conjoncture québécoise à court terme 

  • Plus des deux tiers des répondants (63%) croient que la situation économique de la province va se maintenir et 13% pensent qu’elle va s’améliorer. 

Voir le communiqué de presse et les résultats détaillés

Réaction dans les médias:


Faits saillants du sondage de l'hiver 2013 

Le sondage a été réalisé par Internet, du 13 au 22 février 2013, auprès des membres de l’Association des économistes québécois

Appui important à l'indexation des frais de scolarité et, dans une moindre mesure, à une hausse plus substantielle, de même qu'à une modulation des frais de scolarité.

Il se dégage une vision plus positive de l'évolution de l'économie québécoise pour les six prochains mois.

La récente réforme de l'assurance-emploi suscite des réserves. La majorité croit que le resserrement des règles risque d'être un échec et créera beaucoup d'injustices dans les régions les plus touchées. Ce resserrement aurait dû être plus graduel et accompagné de mesures spéciales.

Le report de l'atteinte de l'équilibre budgétaire au fédéral est majoritairement souhaité. L'équilibre devrait être atteint sans effectuer de coupures additionnelles dans les dépenses d'opération ou, à tout le moins d'en réduire l'ampleur.

Un maintien du taux directeur de la Banques du Canada à un niveau plancher est justifié. Cependant, une majorité s'accorde pour dire que cela incite trop peu à épargner et à trop consommer. L'impact sur l'inflation ne devrait pas être important selon la majorité des répondants.

La rapide appréciation du $C à la suite de la poussée du secteur des ressources, notamment le pétrole, n'a pas  engendré le « mal hollandais » puisque le secteur manufacturier éprouvait des problèmes avant l'appréciation du dollar canadien.

Les banques canadiennes seraient responsables de leur décote. La trop grande part des prêts hypothécaires dans les actifs des banques canadiennes, encouragée par la garantie d'une part importante de ces prêts par la SCHL, et les faibles taux d'intérêts hypotahécaires, seraient responsables de leur décote.

Les répondants sont majoritairement en faveur d'une intervention du gouvernement fédéral pour plafonner les frais des cartes de crédit chargés aux détaillants.

Les politiques de trop grande austérité pourraient lancer les pays en difficultés financières, tels que la Grèce, l'Espagne et l'Italie, dans une spirale de décroissance qui résulterait, à terme, en en des difficultés accrues de financement de la dette nationale.

 Voir communiqué de presse et résultats

 Réactions dans les médias:

 

Faits saillants du sondage de l’automne 2012 

Le sondage a été réalisé par Internet, du 6 au 22 novembre 2012, auprès des membres de l’Association des économistes québécois

Même si la majorité des réponses au sondage a été formulée avant le dépôt du budget Marceau, l'opinion des économistes cautionne en partie l'approche du ministre des Finances, mais s'en détache aussi sur certains points importants.

UN APPUI PARTIEL AU BUDGET DU 20 NOVEMBRE

Contrôle des dépenses publiques

Une nette majorité, soit sept répondants sur dix (69%) croient que la stratégie à adopter au Québec est d’éviter une détérioration plus prononcée du déficit budgétaire par l’élaboration de « régimes minceurs » et la sensibilisation du public aux impacts de ceux-ci afin de pouvoir mettre en place certaines de ces mesures et améliorer rapidement les finances publiques. Selon Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois, «les économistes souhaitent vivement que le gouvernement procède à un contrôle rigoureux et orchestré de ses dépenses».

Perspective de croissance économique

De même, les économistes partagent sensiblement les vues du ministre des Finances quant aux perspectives de croissance de l’économie québécoise au cours des prochains mois. Ainsi, la majorité (68%) des répondants estime que la situation économique du Québec va se maintenir au cours des six prochains mois. Par ailleurs, la quasi-totalité des économistes interrogés (98%) prévoit que le taux moyen de croissance du PIB réel des États-Unis sera sous les 3% au cours des trois prochaines années, et la moitié (49%) prévoit que ce taux sera inférieur à 2%. Si ces anticipations sont justes, l’économie québécoise ne pourra pas profiter d’une stimulation importante de la part de son partenaire commercial américain et son taux de croissance sera plutôt faible. La croissance de 1,5% du PIB québécois en 2013 prévue au budget Marceau correspond à ces pronostics.

DES RÉSERVES SUR CERTAINES MESURES

La Banque de développement économique du Québec

Par contre, un des éléments majeurs du budget, soit la création de la Banque de développement économique du Québec, n’aurait qu’un impact nul ou négligeable sur le développement des entreprises québécoises selon près de la moitié des économistes (48%). Un économiste sur cinq (20%) pense toutefois que la création de cette institution aurait un effet important.

L’accord commercial Canada-Europe

La majorité des économistes québécois ont également des réserves quant aux impacts d’un éventuel accord commercial entre le Canada et l’Union européenne malgré que le ministre des Finances ait fait de cet accord un des axes de sa stratégie économique. Certes, quatre économistes sur dix (39%) croient que les accords économiques et commerciaux à venir avec l’Union européenne et avec certains pays du Pacifique seront bénéfiques pour le Québec. Cependant, 29% d’entre eux croient que ces accords comportent des risques pour le maintien des protections culturelles, sociales et environnementales et qu’à cet égard des mesures de sauvegarde doivent être prévues.

Les marchés extérieurs et l’exportation

Le budget annonce l’intention du gouvernement d’élaborer une stratégie pour aider les entreprises québécoises à mieux tirer parti du commerce extérieur. À cet égard, trois mesures apparaissent particulièrement importantes pour les économistes québécois. L’intensification des programmes de soutien à l’innovation et à la productivité est perçue par 36% des économistes comme la principale mesure à prendre, suivie de l’exigence de transformer une plus large proportion des ressources extraites au Québec (25%) et de l’aide au développement des exportations en Asie du Pacifique, en Amérique latine et en Europe (23

La meilleure approche pour une éventuelle réforme de la fiscalité québécoise

Bien que les économistes n’ont pas été consultés sur l’opportunité d’une plus grande progressivité du régime fiscal, comme le prévoit le budget Marceau, ils ont exprimé leur opinion sur les paramètres devant être retenus sous l’hypothèse d’une éventuelle réforme globale de la fiscalité. À cet égard, ils ont exprimé une nette préférence (52%) pour une réforme s’appuyant sur des critères d'efficacité fiscale et de rationalisation des programmes fiscaux (dont les crédits d'impôt) plutôt que de compétitivité fiscale (31%) ou d’équité sociale (17%).

Endettement des ménages : ne rien brusquer

Dans le contexte de la hausse du taux d’endettement des ménages canadiens, les deux tiers des économistes interrogés (65%) croient que la Banque du Canada et les gouvernements devraient s'en tenir à des appels à la prudence de la part des consommateurs et des institutions financières et au resserrement des règles relatives aux prêts hypothécaires. Une faible proportion (12%) estime toutefois que la Banque du Canada devrait hausser son taux directeur, alors que 11% croient au contraire que la situation n’a pas atteint un seuil critique et qu’aucune action n’est requise des autorités publiques.

Voir communiqué de presse et résutlats détaillés  

Réaction dans les médias

Année 2011-2012

Faits saillants du sondage auquel 192 membres de l’Association des économistes ont répondu du 20 juin au 4 juillet  2012 

Ce sondage faisait suite à une enquête effectuée en avril dernier dans le cadre du Congrès 2012 de l’Association auprès de 1 001 Québécoises et Québécois. Les résultats de cette précédente enquête sont présentés afin de les comparer avec ceux des  membres de l’Association des économistes québécois. 

  • Pour 40 % des répondants de l’Association, c’est principalement l’abondance de l’emploi et des salaires convenables qui détermine une société prospère, perception partagée par la population à 37%. Par ailleurs, les économistes interrogés sont significativement plus nombreux que le grand public à croire qu’une société prospère se définit par l’innovation (respectivement 17% et 10%) ; 
  • Parmi les acteurs qui peuvent davantage contribuer à l'atteinte de la prospérité au Québec,  46 % des économistes consultés privilégient les entreprises privées, alors que les Québécois penchent plutôt pour les citoyens (37%).  Les deux groupes s’entendent pour reléguer l’État au dernier rang des acteurs pouvant le mieux contribuer à un Québec plus prospère. Ils s’entendent également sur le fait que l’État pourrait le mieux contribuer à créer un Québec davantage prospère en adoptant une gestion plus saine des fonds publics (59%) ;
  • Les attentes des économistes et de la population québécoise à l’égard de la contribution  des entreprises privées à une société prospère sont différentes. Les économistes interrogés sont deux fois plus nombreux que les Québécois (45% contre 24%) à estimer que les entreprises privées devraient investir davantage à cette fin. D’autre part, les citoyens consultés sont plus nombreux (20% contre 4%) à croire que c’est en payant plus d’impôts que les entreprises privées pourront mieux contribuer à créer un Québec davantage prospère ; 
  • Quant à la contribution citoyenne à une société plus  prospère, les économistes considèrent à 47 % que le meilleur moyen consiste à ce que les citoyens investissent plus dans leur éducation ou dans celle de leur enfant, alors que le grand public considère plutôt qu'ils devraient avant tout encourager les entreprises québécoises par leurs achats (47%).
  • En ce qui a trait à la redistribution de  la richesse comme facteur de prospérité, la plupart des économistes et des Québécois interrogés s’accordent pour dire qu’une plus grande redistribution des revenus contribuerait à la prospérité du Québec. Le taux d’accord à l’égard de cette affirmation est  toutefois significativement plus élevé au sein de la population  (70%) que chez les économistes (47%). Il en va de même pour le taux d’accord à l’égard du fait que le succès des entreprises bénéficie surtout aux entreprises elles-mêmes (respectivement 58% et 30%).
  • La majorité (65%) des répondants de l’Association des économistes québécois estime que la situation économique du Québec va se maintenir au cours des trois prochains mois, et 11% croient qu’elle va s’améliorer. Les économistes consultés maintiennent donc le regain d’optimisme qu’ils avaient affiché lors du sondage de mars 2012 après leurs pronostics plus moroses de l’automne dernier. 

Communiqué de presse et résultats détaillés 

Réactions dans les médias

  • Le Soleil, 14 juillet 2012, article de Louis Tanguay
  • Le Devoir, 14 juillet 2012, article de Gérald Bérubé

 

Faits saillants du sondage auquel 175 membres de l’Association des économistes ont répondu du 21 au 29 février 2012 : 

  • La vaste majorité (89%) des répondants pense que la situation des revenus de retraite des Québécois est préoccupante dans le contexte du vieillissement de la population et de taux de rendement plus faibles qu’attendu sur les actifs des régimes de retraite. Cette situation commande, selon la moitié d’entre eux, une approche fédérale-provinciale coordonnée (50%).
  • Parmi les moyens qui peuvent être mis en place pour faire face à  la situation, l’augmentation des incitatifs aux travailleurs pour les encourager à rester plus longtemps en emploi fait pratiquement consensus (89%). La hausse des taux de contribution au RRQ/RPC en cas de déficit actuariel sans diminuer les prestations récolte 63% d’appuis parmi les économistes sondés. La moitié d’entre eux (48%) est aussi en faveur de lier au moins partiellement  les prestations au rendement des régimes publics (RRQ/RPC). Une avenue divise les répondants, soit celle de repousser l'âge d'admissibilité à la Pension de la sécurité de la vieillesse à 67 ans : 47% considèrent favorablement cette mesure contre 48% qui y sont défavorables.
  • Afin d’améliorer la transparence du processus budgétaire au Québec, les économistes se sont montrés en très forte majorité (86%)  en faveur de la présentation de l'historique des données sur la base des nouvelles normes comptables que le gouvernement adopte et de celles des dépenses de programmes consolidées par ministère (85%); de plus, près des deux tiers des répondants (63%) sont favorables à la création d’un poste de Commissaire au budget, indépendant du gouvernement.
  • La majorité des économistes interrogés (63%) estime que l’économie québécoise se maintiendra au cours des six prochains mois.
  • Plus de la moitié, soit 54%, des économistes sondés estiment que le gouvernement du Canada devrait repousser sa cible de retour à l’équilibre budgétaire.
  • Si le gouvernement du Québec dispose d'une marge de manœuvre par rapport à son plan de retour à l'équilibre budgétaire, la moitié des économistes consultés (49%) estiment que cette marge devrait servir