QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA CRISE DES MÉDIAS

Les nouveaux moyens de communication mettent à notre disposition tout un monde, une gigantesque bibliothèque accessible du bout des doigts. Comme c’est le cas pour les comptoirs de revues qui existent depuis des décennies, les choix sont multiples et pour tous les goûts, du domaine de la métaphysique à  celui de la pornographie. Même pour un économiste généraliste à la retraite, le temps manque pour prendre connaissance des écrits et vidéos qui apparaissent quotidiennement : cours spécialisés, conférences, symposiums, documents de travail, publications de groupes de réflexion et des organismes gouvernementaux…Il faut choisir, sinon c’est la noyade. La destruction créatrice de Schumpeter et les médias L’envahissement des nouvelles technologies de l’information illustre très bien le concept de destruction créatrice développé par Joseph Schumpeter dans son livre Capitalisme, socialisme et démocratie. Même si ce sujet se limite à seulement six pages du livre, son importance mérite d’en citer un long extrait : En fait, l’impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la...Read More >

CHAINES MONDIALES DE VALEUR AJOUTÉE ET PROTECTIONNISME : QUELQUES OBSERVATIONS

Les flux mondiaux de commerce et d’investissement sont confrontés à des oppositions inspirées par le nationalisme économique. Ce scepticisme à l’endroit de la libéralisation des échanges a été affirmé clairement par la nouvelle administration américaine, mais il s’est également manifesté dans d’autres endroits dans le monde, incluant au Québec. Faut-il s’inquiéter de ces tendances protectionnistes compte tenu de la grande ouverture des économies québécoise et canadienne aux échanges internationaux? Quelles options s’offrent aux gouvernements fédéral et québécois face aux changements qui risquent de survenir aux conditions dans lesquelles s’effectuent le commerce et l’investissement? Le présent billet aborde ces questions à la lumière de l’examen des chaines de valeur mondiale. 

PRODUCTIVITÉ ET RÉMUNÉRATION : UNE COMPARAISON QUÉBEC-ONTARIO

Un  récent de Jules Dufort portait sur les pièges à éviter dans le calcul et l’analyse de la productivité du travail. Il y indiquait que le  niveau de la productivité du travail s’obtient en divisant la valeur de la production par les intrants de travail. En pratique,  on la mesure en divisant le PIB nominal[1] évalué aux prix de base par les heures travaillées. Cet article présentait également les trois conditions de base à respecter pour réaliser des comparaisons entre le Québec et l’Ontario: ▪ les comparaisons doivent se limiter au secteur des entreprises commerciales, ce qui exclut les administrations publiques, les services publics de santé et d’éducation ainsi que les entreprises à but non lucratif; ▪ elles doivent tenir compte des différences de structure industrielle (c’est-à-dire des différences dans l’importance relative des industries)[2]; et, ▪ les prix obtenus par les producteurs de biens et de services doivent être identiques  au Québec et en Ontario. Depuis la publication de cet article,...Read More >

LE PUZZLE DE LA PRODUCTIVITÉ

Les économistes sont confrontés à un dilemme depuis quelques années. Ils se demandent comment il se fait que la croissance de la productivité ait été si faible dans les pays avancés, comme les États-Unis, ceux d’Europe et le Japon depuis la grande récession de 2008-09, alors qu’on a vu apparaître un nombre incroyable d’innovations. Ce problème a été nommé ‘the productivity puzzle’.

COMPARAISONS DE LA PRODUCTIVITÉ DU TRAVAIL : DES PIÈGES À ÉVITER

L’économie du Québec est souvent jugée à partir de comparaisons de sa productivité avec d’autres économies au Canada ou ailleurs. Le présent billet expose quelques-uns des pièges auxquelles ces comparaisons sont exposées.

LE PROBLÈME STRUCTUREL DES ORCHESTRES SYMPHONIQUES

Les temps sont difficiles pour l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) : selon un article de journal au sujet de  la finalisation d’une négociation collective, les musiciens retrouveront pour la saison 2019-2020 leur salaire annuel de 2014-2015 après quatre ans de salaire moindre. Aux dires de la partie syndicale, « Les enjeux relatifs à la survie de l’OSQ feront l’objet d’un nouveau débat dès l’an prochain. »

GRAPPES INDUSTRIELLES ET MONDIALISATION – D’IMPORTANTS DÉFIS À RELEVER

La troisième révolution industrielle en cours sous l’effet de l’économie numérique pose un défi fondamental aux régions et aux pays qui voudraient poursuivre des modèles de développement économique et social différenciés. En effet, les nouvelles applications technologiques réduisent l’importance de  la géographie et de la distance et font que les marchés nationaux et étrangers se compénètrent de plus en plus d’où le besoin d’une forte compétitivité pour assurer le maintien des parts de marchés au Québec, au Canada et ailleurs par les entreprises québécoises. 

Une baisse d’un millième du PIB réel, deux trimestres de suite, est-ce une récession?

Le PIB réel et l’emploi sont les deux principaux indicateurs macro-économiques utilisés pour déterminer l’occurrence d’une récession au Canada. S’ajoute à cela trois critères : la durée, l’ampleur et la portée de la contraction de l’activité économique. Cette méthode à deux variables et trois critères a été développée chez Statistique Canada, et le Conseil sur les cycles d’affaires de l’Institut C.D. Howe l’a fait sienne lors de sa création en 2012.

Prévisions et changements institutionnels

Un récent blogue a montré comment la largeur des intervalles de confiance ou la pluralité des possibles diminuent la crédibilité des prédictions précises en utilisant comme exemple les prévisions macroéconomiques de courte période. Sur une plus longue période, une autre variable mine leur crédibilité : les sociétés ne ressemblent pas à des rochers mais plutôt évoluent, souvent très rapidement, en rendant caduques les ‘certitudes’ prévisionnelles. Certains domaines changent moins rapidement que d’autres. C’est généralement le cas pour les phénomènes démographiques, les personnes vieillissant un an à la fois. Même là, les évolutions ne sont pas invariables, comme en témoignent les deux cas suivants qui ont un impact sur les régimes de retraite publics et privés. Il y eut premièrement le baby-boom qui est habituellement situé dans la période 1946-1966. Sa conclusion correspond à la même année que l’entrée en vigueur du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de son pendant hors Québec, le Régime de pension du Canada (RPC)....Read More >

LA FINANCIARISATION EST-ELLE UNE SUPER BULLE?

On parle beaucoup de financiarisation depuis quelques années. Pour plusieurs ce terme fait allusion à la pratique des dirigeants et des conseils d’administration des grandes sociétés consistant à donner la préséance à des opérations financières, tels que les rachats d’action ou les placements dans des titres financiers, plutôt qu’à l’expansion des capacités de production ou des débouchés commerciaux de leurs entreprises. Mais la financiarisation peut aussi référer à la place considérable qu’en est venu à prendre le secteur financier dans l’économie.