LE PRIX DES MAISONS AU QUÉBEC

Gérard Bélanger a affirmé  dans un billet récent : Le déclin relatif de l’économie du Québec se traduit par une baisse de son poids démographique tout en conservant une importante égalisation de la rémunération réelle. Comment s’est effectuée cette égalisation de la rémunération réelle ? L’économie du Québec est de 10 % à 15 % moins performante que celle de l’Ontario et les salaires nominaux sont aussi de 10 % à 15 % plus bas au Québec qu’en Ontario. Alors comment se fait-il que la rémunération réelle soit comparable entre les deux?  

LES LIENS ENTRE LA DÉMOGRAPHIE ET LA CROISSANCE DANS UNE PETITE ÉCONOMIE

À la veille du congrès annuel de l’ASDEQ ayant pour thème Démographie, immigration et transformation du marché du travail : menaces ou opportunités ? , il m’apparaît approprié de reprendre le billet concernant l’impact macro sur l’économie du Québec de son intégration au monde extérieur. Dans une économie complètement fermée sur l’extérieur ou autarcique, la quantité des facteurs de production, capital et travail, est fixe et leurs prix varient en fonction des conditions intérieures. Pour une économie ouverte ou intégrée au monde extérieur, c’est le contraire : les prix sont déterminés de l’extérieur et ce sont maintenant les quantités de facteurs qui varient vu leur mobilité. Pour les économistes, ce modèle est celui de la « petite économie ».

LE VOLUME D’IMMIGRATION: PLUSIEURS ASPECTS DOIVENT ÊTRE CONSIDÉRÉS

Les flux migratoires font l’objet de débats au Québec et un peu partout dans le monde, sans que soient toujours distingués les enjeux liés aux différentes catégories d’immigration : l’immigration économique, le regroupement familial ainsi que les réfugiés et les personnes en situation semblable. Ces débats portent souvent sur le nombre d’immigrants qui peuvent être accueillis dans un pays ou une région donnée sur une base annuelle.  Quelques publications récentes permettent d’apporter un éclairage économique sur certains des enjeux en cause, sans permettre d’établir toutefois le quantum ou quota qui ferait consensus. 

ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE, POLITIQUES PUBLIQUES ET TRANSPARENCE BUDGÉTAIRE

Il y a quelques semaines, dans le cadre d’une discussion organisée par l’Institut du Nouveau Monde et Le Devoir, les chefs de partis ont répondu aux questions des jeunes de 18 à 35 ans. Dans le contexte électoral, voilà une occasion de positionner la notion d’équité intergénérationnelle.

LE SPECTRE DE LA STAGNATION SÉCULAIRE

Depuis la crise financière de 2008, les gouvernements et les banques centrales ont cherché à redonner aux économies nationales et à l’économie mondiale les rythmes de croissance qu’elles avaient auparavant. Ils ont eu recours à des politiques monétaires très accommodantes qui ont amené certains observateurs à parler de distribution d’argent par hélicoptère, une image évoquée par Milton Friedman dans les années 1960. Ils ont aussi mis en œuvre des politiques budgétaires allant de l’austérité à la prodigalité. Ces tentatives n’ont produit que des résultats décevants jusqu’à maintenant. La croissance demeure poussive un peu partout et certains pays craignent une dynamique déflationniste qui ne ferait qu’empirer les choses. Plusieurs indicateurs témoignent de ce manque de tonus de l’économie mondiale. Ainsi, la figure 1 montre bien que tant les échanges que les investissements mondiaux n’ont toujours pas repris leur rythme de croissance d’avant 2008. Au contraire, ils semblent s’installer dans une léthargie durable.

Prévisions et changements institutionnels

Un récent blogue a montré comment la largeur des intervalles de confiance ou la pluralité des possibles diminuent la crédibilité des prédictions précises en utilisant comme exemple les prévisions macroéconomiques de courte période. Sur une plus longue période, une autre variable mine leur crédibilité : les sociétés ne ressemblent pas à des rochers mais plutôt évoluent, souvent très rapidement, en rendant caduques les ‘certitudes’ prévisionnelles. Certains domaines changent moins rapidement que d’autres. C’est généralement le cas pour les phénomènes démographiques, les personnes vieillissant un an à la fois. Même là, les évolutions ne sont pas invariables, comme en témoignent les deux cas suivants qui ont un impact sur les régimes de retraite publics et privés. Il y eut premièrement le baby-boom qui est habituellement situé dans la période 1946-1966. Sa conclusion correspond à la même année que l’entrée en vigueur du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de son pendant hors Québec, le Régime de pension du Canada (RPC)....Read More >

LE RALENTISSEMENT DE L’ÉCONOMIE JAPONAISE : QUELS ENSEIGNEMENTS POUR LE QUÉBEC ?

Comprendre la croissance japonaise des deux dernières décennies est important non seulement du pur point de vue scientifique, mais aussi pour deux autres raisons. La première est que la réputation du Japon a énormément souffert du sort qu’a subi son économie depuis un quart de siècle. Le pays fait souvent l’objet de rapports tout aussi biaisés que méprisants dans la presse économique nord-américaine. Pour rétablir la réputation économique du Japon, il faut d’abord reconnaître les faits et chercher à comprendre avant de juger, plutôt que l’inverse. La seconde raison est que l’histoire économique et démographique contemporaine du Japon contient des enseignements utiles pour notre économie locale – celle du Québec –, qui s’engage présentement dans une transition démographique analogue à celle que le Japon connaît depuis le début des années 1990, quoique de moindre intensité.

LE RALENTISSEMENT DE L’ÉCONOMIE JAPONAISE: LE RETOURNEMENT DÉMOGRAPHIQUE

Dans un , nous avons vu que la croissance du Japon a été fulgurante dans les années 1950 et 1960 puis qu’elle a ralenti dans les années 1970. De 1991 à 2014, le PIB du Japon a crû en moyenne de 0,8% par année seulement. C’est trois fois moins vite que le PIB des États-Unis, qui a progressé au taux annuel de 2,6 % au cours de cette période. Est-ce que cela veut dire qu’après avoir rattrapé le leader américain autour de 1990, le Japon aurait commencé à emprunter le chemin inverse et à perdre le terrain gagné sur les États-Unis dans les décennies antérieures ?

LES REVENUS DE RETRAITE DES QUÉBÉCOIS ÉVOLUERONT CONSIDÉRABLEMENT D’ICI 2030

L’évolution des sources futures de revenu de retraite suscite un certain nombre de préoccupations à la fois privées et sociales. En premier lieu, des questions importantes se posent sur l’impact de l’instabilité, du sous-financement et de l’évolution structurelle des régimes privés de pension (évolution manifestée entre autres par le changement dans la part des régimes à prestations déterminées vs ceux à cotisations déterminées) sur le niveau de vie des retraités actuels et futurs.

MIGRATION DE LA MAIN-D’ŒUVRE AGRICOLE ET PROSPÉRITÉ CHINOISE

Au recensement de 1891, les secteurs  de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche représentaient au Canada 48 pour cent de l’emploi contre 2 pour cent en 2012. Ainsi, les secteurs primaires ont servi de réservoir de main-d’œuvre pour le reste de l’économie. En migrant vers les secteurs de la fabrication ou des services, la main-d’œuvre excédentaire des secteurs primaires a pu toucher de meilleurs revenus et l’économie dans son ensemble est devenue plus prospère grâce à un emploi plus productif des ressources. Le cas du Canada n’a rien d’exceptionnel. Tous les pays développés sont passés d’une économie fortement concentrée dans les secteurs primaires vers une économie où ces secteurs ne représentent plus qu’une faible proportion de l’emploi.