Au début de janvier est décédé Harold Demsetz qui fut un pionnier de la nouvelle économie institutionnelle. Il a laissé d’importantes contributions sans avoir recours au langage mathématique. Je réfèrerai dans ce billet à deux de ses textes de la fin des années soixante : le premier s’intéresse à la région de Québec et le second s’applique à mon compte rendu du livre de Jean Tirole, Économie du bien commun. La région de Québec et l’émergence des droits de propriété Il est extrêmement rare qu’une référence à la région de Québec et au nord de celle-ci se retrouve dans un article de l’American Economic Review. C’est pourtant le cas du texte Demsetz, Toward a Theory of Property Rights. Il s’appuie sur une recherche anthropologique d’Eleanor Leacock, The Montagnais “Hunting Territory“ and the Fur Trade. La « thèse » que développe Demsetz est la suivante : » les droits de propriété se développent pour internaliser les externalités lorsque les gains de l’internalisation deviennent plus importants...Read More >
Maints commentateurs publics, incluant des universitaires, reprochent régulièrement aux politiciens de prendre des décisions à des fins électorales ou d’ordre strictement politique. Leurs critiques m’apparaissent superficielles puisque les politiciens ne font qu’exercer un métier difficile à l’intérieur du cadre établi.
Comme chacun sait, 2017 marque le 150e anniversaire de l’adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB), soit la loi qui est à l’origine de la fédération canadienne. Par le fait même, cet anniversaire est aussi celui de la création de la province de Québec. Jusque-là, le territoire du Québec avait fait partie successivement de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et du Canada-Uni.
C’est en 1917, lors de la Première Guerre mondiale, que le gouvernement du Canada a décidé de mettre en place un impôt sur le revenu : la Loi portant autorisation de lever un impôt de guerre sur certains revenus. Depuis son arrivée, il y a 100 ans, la manière de prélever des recettes fiscales s’est complètement transformée. Afin de retracer l’histoire de l’impôt sur le revenu, revoyons ensemble 10 éléments traçant son évolution pour mieux comprendre à quoi il ressemble actuellement.
Le premier paragraphe d’un récent texte d’un journal résumait bien le message d’une recherche universitaire sur la désertion professionnelle des jeunes enseignants : « Près du quart des jeunes enseignants québécois décrochent parce qu’ils sont débordés et héritent des classes les plus difficiles, selon une récente étude, une situation jugée «préoccupante» par ses auteurs.» Plus loin, l’information suivante était fournie : « À titre de comparaison, une analyse du ministère de l’Éducation évaluait le taux de décrochage des jeunes enseignants à 17 % en 2003.»
Ayant œuvré durant plus de trois décennies dans différents postes de haute administration dans le secteur public de la santé, David Levine vient de publier un volume de 368 pages qui retrace les différentes étapes de sa carrière, les leçons apprises et les voies de solution aux problèmes actuels du système de santé. Il connaît bien le système de l’intérieur ayant été à la fois le dirigeant d’un CLSC au moment de leur création, d’un hôpital communautaire, de deux hôpitaux universitaires dans deux provinces et de l’importante Agence de la santé et des services sociaux de Montréal en plus d’un court stage en politique à titre de ministre non élu délégué à la Santé et aux Services sociaux. Voilà une impressionnante feuille de route.
Un récent blogue a montré comment la largeur des intervalles de confiance ou la pluralité des possibles diminuent la crédibilité des prédictions précises en utilisant comme exemple les prévisions macroéconomiques de courte période. Sur une plus longue période, une autre variable mine leur crédibilité : les sociétés ne ressemblent pas à des rochers mais plutôt évoluent, souvent très rapidement, en rendant caduques les ‘certitudes’ prévisionnelles. Certains domaines changent moins rapidement que d’autres. C’est généralement le cas pour les phénomènes démographiques, les personnes vieillissant un an à la fois. Même là, les évolutions ne sont pas invariables, comme en témoignent les deux cas suivants qui ont un impact sur les régimes de retraite publics et privés. Il y eut premièrement le baby-boom qui est habituellement situé dans la période 1946-1966. Sa conclusion correspond à la même année que l’entrée en vigueur du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de son pendant hors Québec, le Régime de pension du Canada (RPC)....Read More >
Les différents réseaux d’institutions des secteurs de l’éducation et de la santé-services sociaux représentent une déconcentration du gouvernement; elle réfère à une diffusion de la gestion sur le territoire. Les unités déconcentrées sont en très grande partie financées et contrôlées par une autorité centrale, ici le gouvernement provincial, d’où leur manque d’autonomie. Les administrateurs de ces réseaux deviennent des intermédiaires entre le gouvernement et le vécu de leur organisation comprenant personnels et usagers. Comment réagissent-ils au présent resserrement budgétaire ? Avant d’analyser la question, une référence anecdotique illustre la situation.
Introduction Suite aux signatures de fondation de la Banque AIIB le 16 mars 2014, et malgré les avis des États-Unis à ses partenaires visant à les inciter à ne pas se joindre a l’AIIB, on y compte maintenant 57 pays membres. Le Luxembourg s’est joint le 11 mars 2015, l’Angleterre le 12 mars, la Suisse le 13 mars et, de toute évidence, le lancement de cette nouvelle institution, à l’instigation de la Chine, est largement acceptée. Le Canada n’a pas à ce jour indiqué sa décision. Suivre les États-Unis, ou les avis d’un nombre grandissant d’experts en relations internationales qui sont de l’avis que l’on doit changer d’orientation vis-à-vis de l’AIIB, n’est pas la bonne décision, malgré leurs soucis concernant le non respect des droits d’auteur et des brevet et les autres projets à connotation militaire et politique de la Chine (voir E. Economy, The AIIB Debacle: What Washington Should do Now, Council on Foreign Relations le 16 mars...Read More >
Les taxes foncières sont une importante source de revenus fiscaux : en 2012 au Québec, elles rapportaient plus de 10,5 milliards de dollars. Si on réfère aux revenus consolidés des municipalités locales, les taxes foncières totalisaient 9 milliards dont 2,2 étaient spécifiques aux immeubles non résidentiels et industriels; elles représentaient la moitié des revenus de fonctionnement. En 2012-2013, la taxe foncière scolaire procurait 1,6 milliard soit 15% des revenus des commissions scolaires.