Certains évoquent que la péréquation versée au Québec par Ottawa lui permet de se payer des services publics de luxe. Les garderies à contribution réduite sont souvent citées en exemple comme étant un service public qui n’a pas d’équivalence ailleurs au Canada. De tels propos ont notamment été utilisés lors de la dernière campagne électorale albertaine. Même s’il est vrai que le Québec reçoit de la péréquation, c’est plutôt en prélevant plus d’impôts et de taxes auprès de ses propres citoyens que le Québec peut leur offrir plus de services qu’ailleurs.
Le Gouvernement du Québec a récemment intenté une poursuite de 60 milliards de dollars contre les cigarettiers. Le présent commentaire a pour objectif de discuter de la méthode utilisée par le gouvernement pour en arriver à cette estimation de 60 milliards de dollars. Mon analyse de cette question me porte à dire que le gouvernement a malheureusement choisi une mauvaise méthode pour en arriver à ce montant.
L’effet de l’offre de services de garde à contribution réduite (les places à 7 $) sur les finances publiques du Québec a suscité une certaine controverse au cours des dernières semaines. Les médias ont largement rapporté les résultats d’une étude de Fortin, Godbout, et St-Cerny (2012)[1] suggérant que « chaque tranche de subvention de 100 $ du gouvernement du Québec à la garde lui a procuré un retour fiscal de 104 $ et a fait cadeau de 43 $ au gouvernement fédéral. » (page 27). Certains commentateurs en ont profité pour laisser entendre qu’il s’agissait là d’une preuve que les dépenses publiques étaient non seulement bénéfiques pour ceux qui en profitaient, mais étaient aussi rentables pour l’État – en un mot, les dépenses publiques ne font que des gagnants…