L’économie du dernier siècle a été marquée par deux phénomènes importants : l’accélération de la croissance économique et la croissance de l’État dans l’économie. L’accélération de la production fut en effet accompagnée d’une part de plus en plus grande prise par le secteur public : soixante-dix ans de régimes communistes à l’Est et, dans les pays développés, l’implantation et la consolidation de l’État providence ou de l’État assureur. Comme le montre la figure 1, il y eut une accélération de l’importance relative du secteur public dans les économies développées au cours des années soixante et soixante-dix.
La présente campagne électorale présente un lot quotidien de promesses. Comme les hommes politiques doivent répondre aux préférences des votants, il est pertinent de se demander si les votants ne présentent pas certains biais dans leurs préférences qui expliquent le contenu des programmes des différents partis peu orientés vers la retenue et les processus des marchés.
Un quotidien du Québec titrait récemment que l’indexation des frais de garde des enfants (annoncée par le Parti Libéral du Québec) sonnerait « la fin des garderies à sept dollars ». Cela est évidemment incorrect d’un point de vue économique. Si on avait souhaité maintenir les garderies au tarif de 7 dollars établi en 2004, il aurait fallu les indexer à environ 8,20 dollars aujourd’hui. La seule manière de garder constants ces tarifs en termes réels est de les indexer. Autrement, et comme c’est le cas depuis déjà quelques années, les frais de garde continueront de décroître relativement au coût des autres biens et services. Les garderies à sept dollars sont mortes et enterrées depuis déjà plusieurs années.
Le bas taux de chômage relatif de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec est une donnée intéressante. Statistique Canada délimite 33 RMR qui comptent au moins 100 000 habitants avec un noyau urbain d’au moins 50 000 personnes. En relation avec un taux de chômage canadien de 7,4 % pour l’année 2011, la RMR de Québec affichait un taux de 5,3 %. C’était le deuxième taux le plus faible des 33 RMR après Régina (4,7 %) et très inférieur au taux de 8,3 % des RMR de Montréal et de Toronto. Cette performance de la région de Québec soulève l’enthousiasme, même d’universitaires. Par exemple, dans le dernier numéro de la revue Recherches sociographiques, Mario Polèse publie un long texte intitulé « L’autre ¨mystère de Québec¨. Regards sur une mutation économique étonnante ». Voici un extrait de son résumé : Depuis une quinzaine d’années, la grande région de Québec connaît un essor économique franchement étonnant… Le succès de Québec s’inscrit dans des grandes tendances observées ailleurs, qui favorisent...Read More >
Les récentes crises financières (2008 et l’actuelle crise de la dette européenne) ont montré la vulnérabilité du système financier international et l’urgente nécessité de mettre en place un système plus solide et plus stable. À défaut d’opérer un tel changement, plusieurs continueront de faire les frais de la négligence d’un seul. Il suffit qu’un ou plusieurs pays soient infectés pour qu’une épidémie se répande et devienne internationale, ralentissant l’économie mondiale.
Introduction Notre analyse d’études récentes de la rentabilité privée et publique de l’enseignement post secondaire dans nombre de pays nous porte à conclure qu’il est indiqué d’établir le niveau des frais de scolarité au Québec à un niveau plus bas que celui des provinces voisines et de mettre en place un système de remboursement proportionnel des prêts aux étudiants. Cette conclusion est fondée sur la rentabilité des études et sur les écarts significatifs de la rentabilité selon le domaine. Elle tient compte du fait que les coûts directs (dont les frais de scolarité) d’obtention des diplômes universitaires sont plus élevés au Québec, au Canada, en Australie, au Japon, en Corée et aux États-Unis qu’ils ne le sont en moyenne dans les pays de l’OCDE.