PARTENARIAT TRANS-PACIFIQUE, ENTENTE-CADRE AVEC L’EUROPE ET POLITIQUES DOMESTIQUES : COMMENT RÉAGIR ?

  Les voyages récents de monsieur Harper et l’envoi d’une délégation québécoise en Asie du Pacifique sont une indication de l’importance accrue qu’il nous faut donner à cette région du monde, dans nos politiques publiques visant la compétitivité internationale et domestique.

À QUOI RESSEMBLERA LE QUÉBEC DE 2030?

Le Québec connaîtra au cours des prochaines années des changements démographiques qui le transformeront profondément.  L’effet du vieillissement de la population sera puissant, autant du point de vue social qu’économique et financier. Le niveau plus élevé du capital humain des nouvelles cohortes de travailleurs augmentera la productivité du travail. L’immigration transformera le visage social du Québec et en soutiendra de plus en plus les forces productives.

PIB ou BIB ?

Tout le monde y veut de l’argentTam ti de la dé de li lamTout le monde est malheureux tout le temps-Gilles Vigneault La recherche du bonheur n’est pas une idée nouvelle. Aristote en a fait le sens de la vie, les évangiles promettaient la béatitude aux pauvres et les rédacteurs de la constitution américaine ont fait de la poursuite du bonheur un droit inaliénable du peuple. Le bonheur n’a pas été complètement ignoré par les économistes classiques même s’ils préféraient employer le mot «utilité». Terme victorien, tributaire d’une époque hostile aux plaisirs, l’utilité qualifiait les actions et les facteurs susceptibles d’augmenter la satisfaction des agents économiques. Au tournant du XXe siècle, Irving Fisher s’est intéressé au «revenu psychique», soit aux satisfactions autres que monétaires ou matérielles découlant d’un travail ou d’un achat. Mais, bien qu’acceptées en principe, les notions d’utilité et de  revenu psychique avaient l’inconvénient d’être difficilement mesurables et de forcer les économistes à quitter les rivages rassurants de la logique...Read More >

LETTRE D’ARABIE

J’ai eu tout dernièrement la chance de participer à une conférence organisée à Tunis par le Centre de recherches pour le développement international. La conférence avait comme titre « D’un printemps arabe à un printemps économique? ». Comme l’indique ce titre, elle traitait d’un effet éventuel (et espéré) de domino de la libéralisation politique observée depuis près de deux ans en Arabie sur le développement économique du monde arabe.On prend rapidement conscience lors d’une telle conférence que le printemps arabe a peu à voir avec le printemps « érable » rapporté dans certains médias… En écoutant les présentations et les points de vue des participants, dont plusieurs ont agi comme acteurs de premier plan dans le processus de changements, on constate néanmoins que certaines réalités et certains thèmes nous sont étrangement communs.

L’ARGENT FAIT-IL LE BONHEUR?

Le bonheur va dans les maisons où la maison est propre, il faut que le garde-manger soit bien garni […] et s’il y a des enfants y faut pas que les enfants soient bruyants, parce que le bonheur déteste le bruit. -Yvon Deschamps, monologue Le bonheur  Une question difficile à trancher est celle des liens entre le bonheur et la richesse. Les études et les enquêtes citées dans les articles précédents[1] convergent sur le fait que, une fois dépassé un certain niveau de revenu, d’autres conditions sont nécessaires pour assurer la satisfaction ou le bien-être des personnes. Pour les participants aux enquêtes de l’OCDE, les amis, la bonne santé  et avoir un emploi comptent plus que l’argent et les conditions matérielles. Il se dégage aussi des sources consultées que la liberté d’action et de pensée ainsi que la confiance dans le gouvernement sont des conditions de bien-être importantes. Cette variété de facteurs propices au bonheur se retrouve partout dans le...Read More >

LES ÉMETTEURS DE CARTES DE CRÉDIT LIMITENT LA CONCURRENCE DES AUTRES MODES DE PAIEMENT

Selon le Bureau de la concurrence du Canada, les pratiques des émetteurs des cartes de crédit, tel que  Visa et MasterCard, limitent la concurrence d’autres modes de paiement moins dispendieux, dont l’usage de la monnaie, de la carte de débit et de chèques, par le biais des frais chargés aux marchands et des restrictions qu’ils leur imposent.  Le Tribunal de la concurrence du Canada devrait se prononcer dans les prochains mois sur les accusations de la Commissaire à la concurrence.[1] COÛTS ÉLEVÉS DES PAIEMENTS PAR CARTES DE CRÉDIT Les frais qu’encourent les détaillants pour le paiement des achats dans leurs commerces différent grandement d’un mode de paiement à un autre. L’extrait suivant d’un texte produit par le Bureau de la concurrence illustre très bien ce point : À titre de comparaison, les frais d’acceptation et de traitement des transactions par cartes de débit (Interac) payés par les commerçants sont des frais fixes d’environ 12 cents, quel que soit le montant de...Read More >