PISTES POUR ADAPTER LE MODÈLE QUÉBÉCOIS AU NOUVEAU CONTEXTE ÉCONOMIQUE ET TECHNOLOGIQUE

Les membres de l’Institut des Générations  croient… que les constats exprimés (par les Lucides le 19 octobre 2005, à savoir le retard économique, le poids de la dette publique, le déclin démographique, et les défis de la concurrence asiatique) restent des problèmes majeurs. – Journal les Affaires, le 3 octobre 2015.  On peut lire quotidiennement nombre de publications sur divers aspects de la mondialisation et des changements climatiques qui doivent nous amener à renouveler ou à adapter les politiques économiques et sociales du Québec. On y décrit, entre autres sujets, l’évolution des échanges internationaux et des technologies ainsi que les défis à relever à divers égards. Nous les examinerons ici afin d’en tirer quelques enseignements pour assurer un développement durable et inclusif. 

QUI FAIT PARTIE DU 1 % LE PLUS RICHE?

 L’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) a publié à l’été 2015 un excellent ouvrage sur les inégalités au Canada. Certains chapitres sont d’ailleurs accessibles gratuitement en ligne, notamment ceux traitant du rôle des taxes et impôts, des politiques redistributives au Canada,  du mythe de l’éducation comme solution miracle ou de la composition du fameux 1 % le plus riche. Dans le dernier chapitre, Thomas Lemieux et Craig Riddell, deux économistes de l’Université de Colombie-Britannique, répondent à plusieurs questions en s’appuyant sur les fichiers maîtres du recensement canadien. Qui fait partie du 1 % le plus riche, classé selon le niveau de revenu? Quel secteur professionnel a le plus profité de la montée importante des revenus du premier centile? Comment ce segment de population a-t-il changé au cours des trente dernières années? Quelles sont les sources de revenus de ces gens? Un revenu moyen de 420 000 $ Parmi les grands constats à retenir de cette étude, notons qu’entre 1981 et 2011, les revenus du...Read More >