Il y a quelques semaines, le chef du Parti libéral du Québec s’est montré favorable à une hausse de la taxe à la consommation en échange d’une baisse proportionnelle de l’impôt sur le revenu, ajoutant qu’il faudrait mettre en place des mesures pour éviter que la régressivité de la TVQ ne frappe davantage les moins nantis. Si cette proposition doit être mise en œuvre, il sera nécessaire d’en comprendre les effets et conséquences, s’il faut les corriger, les atténuer ou si c’est le but recherché. Le diable est dans les détails car tout dépendra des modalités : la TVQ serait montée à quel niveau, quels impôts seraient abaissés et, au final, à qui cette réforme va-t-elle profiter ?
L’évolution des sources futures de revenu de retraite suscite un certain nombre de préoccupations à la fois privées et sociales. En premier lieu, des questions importantes se posent sur l’impact de l’instabilité, du sous-financement et de l’évolution structurelle des régimes privés de pension (évolution manifestée entre autres par le changement dans la part des régimes à prestations déterminées vs ceux à cotisations déterminées) sur le niveau de vie des retraités actuels et futurs.
La concentration des revenus en faveur du 1 % le plus riche atteint des proportions record aux États-Unis depuis les années 1980 [1]. Gregory Mankiw, professeur d’économie à l’Université Harvard et ancien conseiller économique du président George W. Bush, a monté une défense bien argumentée de la situation du 1 % le plus riche dans un article publié il y a quelques mois dans le Journal of Economic Perpective [2]. Il y présente sa compréhension des fondements philosophiques et économiques derrière les écarts de revenus croissants aux États-Unis.Un précédent billet [3] abordait la trame narrative sur laquelle Mankiw cadre son argumentation. Ce nouveau billet traitera de sa vision des fondements sociaux, économiques et philosophiques derrière les écarts de revenus croissants aux États-Unis.
Introduction L’Oregon doit mettre en place à titre expérimental, et ce pour 5000 de ses citoyens, un régime leur donnant le choix entre payer 1.5 cent par kilomètre parcouru en Oregon et le paiement de 30 cents le gallon d’essence. Dans une étude fouillée sur la tarification routière pour la Région Métropolitaine de Montréal préparée au niveau régional selon le mandat de la CUM, les chercheurs de Cirano ont examiné cinq options pour financer le transport collectif dans la région (environ 800 millions de $ par année) [i].
La crise économique et financière de 2008 a propulsé les énormes écarts de revenus à l’avant-scène politique et médiatique aux États-Unis, en partie à cause d’Occupy Wall Street. Ce mouvement social spontané est apparu en réaction à la croissance impressionnante de la part des revenus captée par les 1 % les plus riches. Cette part est passée de 9 % de tous les revenus en 1970 à 19,8 % en 2011, avec un sommet de 23,4 % en 2007, soit juste avant la crise [1]. Notons que la seule autre année où la concentration des revenus vers le sommet a été aussi élevée était en 1928, l’année précédant le Krach boursier ayant mené à la Grande dépression.
La rentrée est un bon moment pour se poser de grandes questions sur le système universitaire, même si les réponses sont difficiles. Elles suscitent avec raison la controverse. Ce billet pose la question suivante : y a-t-il trop d’étudiants qui fréquentent l’université ? À mon avis, l’évolution de l’institution universitaire, qui a engendré la dépréciation des études de premier cycle, favorise une réponse positive à la question. Quels sont les arguments ?