Pour des raisons historiques, les administrations portuaires ont des droits d’utilisation du sol sur de vastes territoires. Mais, leurs activités, lorsqu’elles sont à proximité des centres-villes, sont souvent perçues par les résidents locaux comme dérangeantes, polluantes et inesthétiques. Pour cette raison, les territoires portuaires sont convoités pour d’autres projets qui s’intègrent mieux à l’environnement urbain. Ces projets ont le plus souvent l’appui de la population.
Peu d’économistes prônent la décroissance économique. Mais qu’est-ce que cette théorie de la décroissance ? D’où vient-elle ? J’ai souvent l’impression que c’est un sujet à éviter. Être un économiste de la décroissance, c’est mal vu. Augmenter la production pour favoriser la croissance et ainsi augmenter le niveau de vie, c’est ce qu’on nous a appris à l’université après tout.
Une réunion fédérale-provinciale des premiers ministres se tiendra cet automne. Il y sera vraisemblablement convenu de poursuivre les efforts visant la libéralisation du commerce des biens et des services, ainsi que la facilitation du mouvement des personnes à l’intérieur du Canada et ce, en vue de favoriser la croissance et le développement économique du pays.
Dans le cadre de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), l’Administration américaine veut se débarrasser du mécanisme de règlement des différends en matière de droits compensateurs et antidumping (chapitre 19), alors que le Canada semble y tenir mordicus. Il s’agit là d’un enjeu important des pourparlers canado-américains, alors que, de son côté, le Mexique aurait lancé la serviette à ce sujet.
Le traitement des aspects économiques des évènements dans différents médias me laisse généralement insatisfait. On y trouve une bonne dose de superficialité. Toutefois, je dois accepter les effets du coût croissant de la qualité et aussi d’une plus grande spécialisation des connaissances. Essayons d’analyser trois facteurs qui expliquent, au moins partiellement, cette impression de superficialité. Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif, mais de tenter de comprendre. Les deux premiers sont en bonne partie extérieurs aux communicateurs : la précision des données économiques et la valeur des paramètres estimés dans les études empiriques. Le dernier facteur vise les communicateurs concernant leur faiblesse de discerner l’importance relative des différents aspects d’un phénomène, ce qui demande une capacité analytique.
Il y a quelques semaines, dans le cadre d’une discussion organisée par l’Institut du Nouveau Monde et Le Devoir, les chefs de partis ont répondu aux questions des jeunes de 18 à 35 ans. Dans le contexte électoral, voilà une occasion de positionner la notion d’équité intergénérationnelle.