Prévisions et changements institutionnels

Un récent blogue a montré comment la largeur des intervalles de confiance ou la pluralité des possibles diminuent la crédibilité des prédictions précises en utilisant comme exemple les prévisions macroéconomiques de courte période. Sur une plus longue période, une autre variable mine leur crédibilité : les sociétés ne ressemblent pas à des rochers mais plutôt évoluent, souvent très rapidement, en rendant caduques les ‘certitudes’ prévisionnelles. Certains domaines changent moins rapidement que d’autres. C’est généralement le cas pour les phénomènes démographiques, les personnes vieillissant un an à la fois. Même là, les évolutions ne sont pas invariables, comme en témoignent les deux cas suivants qui ont un impact sur les régimes de retraite publics et privés. Il y eut premièrement le baby-boom qui est habituellement situé dans la période 1946-1966. Sa conclusion correspond à la même année que l’entrée en vigueur du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de son pendant hors Québec, le Régime de pension du Canada (RPC)....Read More >

LES PRÉVISIONS : À PRENDRE AVEC DES PINCETTES ?

Il existe un engouement ou une forte demande pour avoir des prévisions dans une multitude de domaines. Pour l’évolution macroéconomique, c’est la publication continue de prévisions de courte période sur différentes variables. Au sujet des dépenses sectorielles, comme celles sur les dépenses de santé, l’horizon se porte sur une ou quelques décennies. Enfin, dans le cas du réchauffement climatique, la perspective s’étend sur un siècle.