IL FAUT POURSUIVRE ET ÉLARGIR LA RÉFLEXION SUR L’ACCEPTABILITÉ SOCIALE

Au Québec, l’acceptabilité sociale est devenue une condition nécessaire pour la réalisation des grands projets d’investissements ou pour l’élaboration de politiques publiques.  Elle est même exigée par plusieurs instances gouvernementales dont le rôle est justement d’évaluer des projets de grande envergure. Qui s’intéresse à cette question y trouvera une abondante littérature, notamment en ce qui concerne les différentes approches et méthodes.[1] Toutefois, au Québec, des conditions sont imposées aux entreprises dans un contexte où l’encadrement légal et réglementaire des projets est déjà très contraignant et où la part des investissements privés du Québec dans l’ensemble canadien est historiquement plus basse que celle de son PIB et de sa population. Alors, dans la mesure où des exigences trop contraignantes pourraient nuire à l’investissement, nous devons nous questionner sur la pertinence d’en imposer encore plus aux entreprises, sur notre degré d’ouverture à la réalisation de grands projets, sur la suffisance de nos efforts et sur nos biais dans la promotion des grands...Read More >

RÉFLEXIONS ADDITIONNELLES EN MATIÈRE FISCALITÉ ET DE TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES

En ce début d’année 2019 et alors que le budget 2019-2020 du gouvernement du Québec est en cours d’élaboration, les réflexions qui suivent pourraient éventuellement inspirer le ministère des Finances pour faire face à certains enjeux actuels. Elles complètent les pistes présentées dans un billet précédent.

RÉFLEXIONS EN MATIÈRE FISCALITÉ ET DE TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES

En ce début d’année 2019 et alors que le budget 2019-2020 du gouvernement du Québec est en cours d’élaboration, les réflexions qui suivent pourraient éventuellement inspirer le ministère des Finances pour faire face à certains enjeux actuels.  Transformer la fiscalité en outil de transition environnementale Bien que certains critiquent le nouveau gouvernement en matière environnementale, il n’entend pas, contrairement à l’Ontario, faire de gestes néfastes comme abolir la taxe sur le carbone. En outre, le Pacte pour la transition a réussi à attirer l’attention citoyenne face aux réels enjeux des changements climatiques. Tablons sur ces jalons pour aller plus loin. On sait déjà qu’une des meilleures manières de réduire les émissions de GES consiste à mettre un prix à la pollution. Sachant que la fiscalité est un outil permettant d’orienter les comportements, le gouvernement se doit de l’utiliser pour aider la transition environnementale. Par exemple, utiliser le signal-prix en augmentant la taxe sur les carburants. L’effet direct serait alors un...Read More >

LES LIMITES DE NOS CONNAISSANCES

À l’âge avancé, je risque de tomber dans le travers décrit en 1528 par Baldassare Castiglione dans Le livre du courtisan : J’ai souvent considéré, non sans grand étonnement, d’où procède une erreur que l’on peut croire être propre et naturelle aux personnes âgées, parce qu’elle se voit communément chez celles-ci : c’est que presque toutes louent le temps passé et blâment le présent, en méprisant nos actions et manières de faire, et tout ce qu’elles ne faisaient pas dans leur jeunesse. Elles affirment aussi que toute bonne coutume et toute bonne manière de vivre, toute vertu, et en somme toute chose, vont toujours de mal en pis. (Castiglione, [1528], 1991 : 105) Il s’agit ici de mettre l’accent sur une sérieuse lacune présente chez bien des personnes, soit la prétention de connaître, malgré les importantes limites de leurs connaissances.

UN TROISIÈME LIEN : POUR OU CONTRE ? QUELQUES ARGUMENTS ÉCONOMIQUES

Depuis déjà plusieurs mois, un « débat » fait rage à Québec : devrait-on (ou non) construire un troisième lien (pont) permettant de lier la Rive-Nord à la Rive-Sud? Ce débat (ou plutôt polarité émotionnelle) a d’abord émergé d’opinions portées par la population (et la radio), et a rapidement été intégré dans les plus récentes campagnes électorales (municipale et provinciale). Le but de ce court article n’est pas de relancer le débat sur le troisième lien (puisque l’on a déjà annoncé qu’il allait être construit), mais plutôt de revenir sur la logique qui justifie la présence d’une telle infrastructure. Pour le moment, l’argumentaire s’est surtout fait par le biais de l’arène politique. Qu’en est-il de la position économique derrière une telle décision ? Est-ce que la construction d’une nouvelle infrastructure permettant d’enjamber le fleuve Saint-Laurent et de connecter plus directement Québec et Lévis est une bonne décision économique ? Les lignes qui suivent tentent d’apporter quelques réponses à certaines positions qui sont actuellement défendues...Read More >

LE VOLUME D’IMMIGRATION: PLUSIEURS ASPECTS DOIVENT ÊTRE CONSIDÉRÉS

Les flux migratoires font l’objet de débats au Québec et un peu partout dans le monde, sans que soient toujours distingués les enjeux liés aux différentes catégories d’immigration : l’immigration économique, le regroupement familial ainsi que les réfugiés et les personnes en situation semblable. Ces débats portent souvent sur le nombre d’immigrants qui peuvent être accueillis dans un pays ou une région donnée sur une base annuelle.  Quelques publications récentes permettent d’apporter un éclairage économique sur certains des enjeux en cause, sans permettre d’établir toutefois le quantum ou quota qui ferait consensus.