Le dernier budget québécois a soulevé des questions dans le public quant à la pertinence de verser dans le Fonds des générations des sommes qui auraient pu être affectées à d’autres fins telles que la réfection des infrastructures, un meilleur soutien au développement économique ou l’atténuation de l’austérité/rigueur qui frappe différents secteurs dont l’éducation et la santé. Ces questions sont légitimes mais le Fonds en soulève d’autres sur le report du remboursement de la dette et sur la manière dont le gouvernement présente ses états financiers et comptables.
S’il est une réalité économique que nous devons aujourd’hui reconsidérer à la lumière de la mondialisation et des limitations financières du gouvernement, c’est que la performance de notre économie dépend plus que jamais de la compétitivité de nos entreprises. Pourtant, cette question occupe relativement peu de place dans notre discours économique. On lui préfère de loin celle de nos dépenses publiques.
Les taxes foncières sont une importante source de revenus fiscaux : en 2012 au Québec, elles rapportaient plus de 10,5 milliards de dollars. Si on réfère aux revenus consolidés des municipalités locales, les taxes foncières totalisaient 9 milliards dont 2,2 étaient spécifiques aux immeubles non résidentiels et industriels; elles représentaient la moitié des revenus de fonctionnement. En 2012-2013, la taxe foncière scolaire procurait 1,6 milliard soit 15% des revenus des commissions scolaires.
La campagne électorale fédérale prévue pour l’automne est encore loin d’être au sommet des préoccupations de la population, mais les partis politiques s’y préparent déjà depuis quelque temps. Tout récemment, le NPD a promis de s’attaquer aux inégalités de revenus. Nous allons voir que sa proposition pour s’y rendre avance dans la bonne direction, mais on peut difficilement la qualifier, comme l’a fait le chef Thomas Mulcair, de « pas de géant ».
L’évolution de l’emploi au Québec contribue à faire réélire ou à défaire le gouvernement; elle sème aussi parfois le doute sur son efficacité en matière économique. Elle joue sur la confiance des consommateurs et, par conséquent, sur leur propension à consommer. Elle suscite bien des analyses et des commentaires au moins une fois par mois, le jour où les données sur sa situation sont publiées. Et pourtant, la principale source de renseignements utilisée, l’Enquête sur la population active (EPA), comporte des marges d’erreur importantes, sans que ce soit nécessairement signalé, même si Statistique Canada (SC) publie ces marges. L’autre source, l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures travaillées (EERH), offre des statistiques sur l’emploi dont la qualité est excellente selon SC, mais sa publication mensuelle passe sous le radar des médias et des analystes. Pourquoi l’EERH est-elle plus fiable que l’EPA?
L’âge avancé donne un avantage comparatif pour la recherche de bilan ou de synthèse sur l’évolution des phénomènes. Cela vous distingue des plus jeunes orientés et mieux adaptés vis-à-vis les nouveautés. Ce texte s’intéresse à la question suivante : au cours des dernières décennies, le système fiscal canadien a-t-il suivi des enseignements de la morale économique basée sur le concept de l’efficacité ? D’ailleurs, comme il a été résumé dans un blogue antérieur, les prescriptions dominantes en fiscalité de la part des économistes ont varié selon les époques.
Dans notre dernier billet, nous avons abordé l’approche postkeynésienne du commerce international sous les angles de la demande effective, son impact sur la balance des paiements et le rôle des taux de change. Pour compléter notre démonstration, ce billet démontrera que ce sont les avantages absolus, plutôt que les avantages comparatifs, qui mènent les échanges internationaux, dus au rôle déterminant des flux de capitaux.