LE NOUVEAU CONTEXTE ÉCONOMIQUE EN AMÉRIQUE DU NORD : QUELLES INITIATIVES POUR MONTRÉAL DANS QUELS DOMAINES ET AVEC QUELLES RÉGIONS AMÉRICAINES ?

Une part grandissante de la production et du commerce en Amérique du nord est caractérisée par la coproduction de biens et services par des entreprises situées dans des régions métropolitaines différentes lesquelles participent aux mêmes chaînes de valeur ajoutée. Le contenu américain des importations américaines provenant du Canada et du Mexique est de 25%.

LES DÉPENSES EN SANTÉ : UN ENJEU DE LONG TERME

Le budget 2013-2014 du Gouvernement du Québec évaluait les dépenses publiques en santé (et services sociaux) à 31,3 milliards de dollars, soit 42,9% des dépenses publiques totales du gouvernement du Québec. Étant donné l’ampleur de ces dépenses, il est naturel de se préoccuper de leur évolution prévisible, d’autant plus qu’il est anticipé que la croissance de la population, son vieillissement et l’augmentation soutenue des coûts structurels des soins de santé exerceront une pression significative sur ces dépenses au cours des prochaines années.

QUEL AVENIR POUR LA CROISSANCE ?

La crise économique et financière de 2008-2009 a porté un sérieux coup à l’optimisme des dernières décennies. Les économies du monde alternent entre récession, stagnation et croissance molle, sans possibilité de reprise durable à l’horizon. La Grande récession s’est avérée être le révélateur de crises économique, sociale et environnementale. Les causes profondes de la crise n’ont pas disparu et ne semblent pas en voie d’être résolues de sitôt. Ce texte est le dernier d’une série de deux sur les limites de la croissance économique. A-t-on atteint un mur infranchissable?

MONSIEUR MARCEAU : ET SI LES REVENUS N’ÉTAIENT PLUS AU RENDEZ-VOUS?

La semaine dernière, le Ministre des Finances du Québec a dû admettre ce dont on se doutait depuis plusieurs mois déjà : l’objectif du déficit zéro devra être reporté et donc la loi sur l’équilibre budgétaire devra être amendée.  Le Ministre a attribué la responsabilité de cette déconvenue principalement par le biais d’une phrase que l’on a entendu ad nauseam dans tous les médias : « les revenus ne sont pas au rendez-vous »! 

ÉCONOMIE CANADIENNE : FAUT-IL S’HABITUER À UNE CROISSANCE MODÉRÉE?

Vous vous souvenez probablement des croissances annuelles du PIB réel du Canada à 4 % et même 5 % à la fin des années 1990 et en l’an 2000. Ensuite, l’économie a continué de croître, mais moins rapidement, exception faite de 2009 où il y a eu contraction de la production totale. Dans  les meilleures années, la croissance a atteint un peu plus de 3 %, la plus récente, dans cet ordre de grandeur, étant 2010, année à l’intérieur de la période de reprise suivant la dernière récession, où l’on s’attend normalement à une progression relativement rapide de l’activité économique.

TENDANCES COMPARATIVES DES INVESTISSEMENTS PRIVÉS AU QUÉBEC ET AILLEURS

L’Institut C.D. Howe examine occasionnellement la performance du Canada en termes de dépenses en investissement non résidentiel. Nous commentons ici la dernière publication de l’Institut sur ce sujet[1]. en présentant aux tableaux  1, 2 et 3 les  données  pour le Québec,  l’Ontario et le Canada. Le tableau 1 présente des valeurs nominales alors que les tableaux 2 et 3 sont constitués d’indice mesurant la performance relative par rapport à l’OCDE et aux États-Unis. Les données de 2013 sont évidemment des prévisions d’où la marque (P).

Est-ce la fin de la croissance ?

Les suites de la Grande récession de 2008-2009 continuent à se faire sentir dans beaucoup de pays : le chômage et production n’ont toujours pas récupéré leurs niveaux d’avant crise et la croissance semble vouée à une faible hausse pour ne pas dire une stagnation. La crise actuelle est plus profonde que les dernières récessions et elle prend plusieurs formes : crise économique, puisque l’endettement des ménages et des États restent élevés, les investisseurs restent frileux et les gains de productivités seraient possiblement condamnés à rester faibles dans les pays développés, dû à leur importants secteurs tertiaires.