Des billets précédents ont porté sur les changements majeurs qu’apportent les technologies électroniques à ainsi qu’au rôle attendu des . Le présent billet se penche sur des remises en question que la révolution virtuelle soulève également pour la science économique. Comme chacun sait, Adam Smith et les penseurs classiques de l’économie avaient le marché en haute estime. Le marché, croyaient-ils, était en mesure d’assurer une allocation des ressources qui assure le plus grand bien-être possible pour l’ensemble de la collectivité. Cependant, le marché ne livrait ses promesses que dans la mesure où certaines conditions étaient respectées : un grand nombre d’offreurs et de demandeurs et une information suffisante sur les prix demandés et offerts ainsi que sur la qualité de ces produits ou services. C’étaient les conditions dites de la concurrence pure et parfaite.
Dans un nous avons évoqué les risques que prend le gouvernement en voulant réduire trop rapidement l’importance de la dette publique. Dans le présent billet, nous présentons ce qui nous apparait un plan plus réaliste et moins dangereux.
Un a fait état d’une véritable révolution du virtuel qui affecte de larges pans de l’économie et qui menace à la fois les entreprises agissant à titre d’intermédiaires entre offreurs et demandeurs, et les emplois consistant en la manipulation d’informations simples. Cette révolution interpelle aussi les gouvernements et les administrations publiques de façon importante et multiple.
La mesure la plus adéquate de l’endettement du Québec – et la plus suivie par les agences de notation et les bailleurs de fonds – est le poids que représente sa dette brute en pourcentage du revenu intérieur (le PIB). La dette brute est la source de la quasi-totalité des charges d’intérêts que le gouvernement doit supporter annuellement. (Il possède quelques actifs financiers, mais ces derniers ne rapportent presque pas d’intérêts.)
L’essor des communications et des transactions électroniques était prévisible dès la mise sur pied d’Internet il y a une vingtaine d’années. Il s’agissait d’attendre qu’un nombre suffisant d’usagers se dotent des terminaux requis et apprivoisent cette nouvelle culture d’information, de communication et de consommation. La chose a été facilitée par l’émergence progressive d’instruments et de moyens complémentaires à l’ordinateur personnel : réseaux sociaux, téléphones intelligents, paiements en ligne sécurisés, géopositionnement, infonuagique, etc. Aujourd’hui, les transactions électroniques, payantes ou gratuites, touchent un très grand nombre de secteurs d’activité économique et leur progression ne donne aucun signe de ralentissement. L’économie est changée en profondeur dans ses structures et dans ses modes de fonctionnement et ce, à un point tel qu’il n’est pas exagéré de parler d’une révolution du virtuel, comparable par l’ampleur de ses effets sur la consommation et l’investissement à celles générées, en d’autres époques, par la machine à vapeur, le pétrole et l’électricité.
Un thème récurrent dans les écrits en politique de santé est la recommandation de fonder les décisions sur des données probantes’. L’Agence de la santé publique du Canada en donne une description : La prise de décisions fondées sur des données probantes se réfère à une approche dans laquelle un ensemble d’informations est soumis à un large processus d’examen critique. Cela signifie que toutes les décisions doivent s’appuyer sur les meilleures preuves et les raisonnements les plus justes qui soient. Les données probantes, soutenues par un raisonnement solide et les principes qui sous-tendent les évaluations, répondent à la question « Pourquoi cette décision ? » (La première phrase traduit le texte anglais.) Cette approche ne peut que soulever l’enthousiasme des économistes. La branche prescriptive ou normative de l’économique est très développée; elle s’intéresse à l’évaluation de la rentabilité globale de différents projets ou actions. L’approche favorise donc la demande pour le travail des économistes, ce qui devrait réjouir un « vieux » professeur d’économique. Deux...Read More >
Dans deux billets précédents[1] nous avons montré qu’il faut rejeter la gratuité scolaire à l’université puisqu’une telle mesure serait inéquitable, coûteuse, inefficace et déresponsabilisante. Par contre, l’idée selon laquelle les droits de scolarité universitaires doivent être indexés mérite un appui sans réserve, à condition, évidemment, que les paramètres de l’aide financière soient eux aussi indexés afin d’annuler l’impact négatif de la hausse des droits sur l’accessibilité. Si les droits de scolarité faisaient l’objet d’un gel absolu, la conséquence, dans un monde où le coût réel de la formation universitaire augmente sans cesse, serait que la part des étudiants dans le financement de leur formation baisserait continuellement. Ce ne serait pas la gratuité scolaire immédiate, mais la gratuité scolaire à terme. Il serait alors inévitable que, tôt ou tard, quelqu’un, quelque part, veuille hausser la contribution étudiante afin de rétablir l’équité, de corriger le sous-financement universitaire et de soulager le contribuable, ce qui risquerait de nous plonger dans une nouvelle crise...Read More >
Dans un billet récent (), nous avons montré que la gratuité scolaire à l’université est inéquitable et coûteuse. Nous avançons qu’une telle mesure est également inefficace et déresponsabilisante. Une mesure inefficace La gratuité scolaire serait aussi une mesure inefficace pour augmenter le pourcentage de la population détenant un grade universitaire. Obtenir un bac universitaire exige deux choses : premièrement, entreprendre les études de baccalauréat ; et deuxièmement, persévérer ensuite jusqu’au diplôme. La gratuité scolaire peut faire augmenter de 20 000 à 40 000 le nombre d’étudiants inscrits au bac universitaire, mais rien n’assure que ceux-ci vont poursuivre jusqu’à l’obtention du diplôme.