À compter du milieu du dix-neuvième siècle, le Canada est passé graduellement d’une économie coloniale à une économie continentale. Aujourd’hui, des entreprises canadiennes vendent et achètent des biens et des services partout dans le monde. Elles investissent aussi dans un grand nombre de pays, tout comme des entreprises étrangères investissent ici. Les Canadiens voyagent partout sur la planète, et ils accueillent un grand nombre de visiteurs étrangers. L’omniprésence dans certains commerces de produits étiquetés Fabriqué en Chine amène bien des gens à voir là le reflet de la mondialisation. Les succursales de la Société des alcools du Québec offrent en abondance des produits provenant de tous les continents, exception faite, bien sûr, de l’Antarctique. Au-delà de ces exemples, l’économie canadienne est-elle pour autant devenue mondialisée? Que révèlent les indicateurs macro-économiques quant au degré de mondialisation de l’économie canadienne?
Le vent de protectionnisme qui souffle plus fort aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump et la remise en question de l’ALÉNA par ce dernier ont donné lieu à des études qui visent à estimer les effets économiques qui découleraient de l’abrogation de cet accord pour l’économie du Canada. Bien qu’elles demandent de formuler de nombreuses hypothèses, ces études permettent de mieux identifier nos points forts et nos points faibles ainsi que les conséquences éventuelles de la fin de l’ALÉNA pour l’économie canadienne. Elles permettent aussi d’évaluer quelles solutions de rechange le Canada pourrait envisager dans une telle éventualité. À cet égard, trois options se présentent : a) la mise en application des dispositions prévues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ; b) la remise en vigueur de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ) ; cette option apparaît peu problable ; c) la négociation d’une entente bilatérale entre le Canada et le Mexique. Le présent billet examine les principales conclusions...Read More >
Les États-Unis représentent le cinquième de l’économie mondiale. Avec 19 924 kilomètres de côtes maritimes, 6 000 kilomètres de longueur de fleuve, les Grands Lacs d’une superficie de 250 000 km2, ne devraient-ils pas détenir la première marine marchande du monde ? [1] Après tout, l’économie américaine s’est imposée sur le plan international dans de nombreux domaines comme celui de l’automobile, des technologies de l’information, de l’aéronautique, de la chimie, de la culture. Pourquoi pas dans le secteur maritime ?
À l’heure des bilans de l’année 2017, des résolutions pour l’année 2018, et au moment où les gouvernements de Québec et d’Ottawa s’affairent à préparer leurs prochains budgets, le présent billet propose quelques pistes qui pourraient guider cet exercice. Moderniser la gestion de la fiscalité internationaleL’année 2017 a mis en exergue l’urgence d’agir en matière de taxation du commerce électronique. Les plateformes numériques de distribution telles que Netflix, Illico ou Tou.TV fournissent un service taxable au sens de la TPS-TVQ. Cependant, parmi les trois entreprises citées, Netflix ne perçoit pas la TPS-TVQ sous prétexte qu’elle n’a pas d’établissement stable au Canada. Or, comme d’autres pays, l’Australie a modifié l’application de sa TPS en obligeant les fournisseurs étrangers de produits numériques à la percevoir. L’argumentaire du gouvernement fédéral est donc difficilement défendable. Aussi, en matière de fiscalité internationale, il faut évaluer les réelles retombées économiques et fiscales de la convention fiscale existant entre le Canada et la Barbade. Les investissements directs...Read More >