Ce billet diffère des textes publiés habituellement sur Libres Échanges. L’équipe éditoriale a estimé sa publication d’intérêt public en raison de l’éclairage qu’il apporte sur les mesures de soutien à l’économie en cette période d’incertitude. Le texte qui suit fait état de mesures mises sur pied par le Canada et d’autres pays de l’OCDE dans le but de soutenir les entreprises et les travailleurs aux prises avec la contraction économique sévère causée par la pandémie de la COVID-19.
Ce billet diffère des textes publiés habituellement sur Libres Échanges mais l’équipe éditoriale a estimé sa publication utile en raison de l’information qu’il apporte sur les mesures fédérales de soutien à l’économie en cette période d’incertitude. La crise provoquée par la COVID-19 apporte son lot de changements rapides aux politiques publiques canadiennes. Dans son Plan d’intervention économique pour répondre à l COVID-19 le gouvernement fédéral en a effectué plusieurs. En réponse au ralentissement économique lié à l’épidémie de COVID-19, le Canada, à l’instar de d’autres pays, a mis en place des subventions salariales temporaires pour les entreprises.
Les observations sur l’évolution de ces trois variables ont été faites à l’aide du Tableau 1 ci-dessous, construit dans le but de mesurer les changements enregistrés à l’aide des données annuelles de l’Enquête sur la population active (EPA) entre 2006 et 2019, soit une période de 13 années. L’année 2006 a été choisie comme année de base de façon à avoir un point de départ qui précède la période marquée par la crise financière ainsi que la récession et la reprise qui ont suivi. Pour chacune des trois variables retenues (la population en âge de travailler, la population active et l’emploi), l’analyse est basée sur les 15 ans et plus, qui sont subdivisés en trois groupes d’âge : les 15-54 ans, les 55-64 ans et les 65 ans et plus.
Le Pew Research Center a récemment publié une étude permettant de comparer certains aspects de la politique canadienne d’immigration avec celles de onze autres pays développés. L’étude porte plus précisément sur l’immigration de personnes qualifiées et est fondée sur l’analyse de recensements et d’enquêtes sur la population active des pays considérés.
La vie courante présente différentes énigmes ou contradictions. Des situations ou des mesures, dont l’essence est comparable, reçoivent des appréciations différentes, pour les unes l’opprobre et pour les autres l’assentiment. Pour un spécialiste des sciences sociales, toute contradiction réelle ou apparente mérite d’être analysée non dans le but de dénoncer, mais plutôt d’essayer de comprendre. Il est souvent conseillé d’éviter certains aspects d’un sujet puisqu’ils sont matière à controverses ou à l’imputation de mauvaises intentions. La question de ce texte s’y prête en étudiant la préférence accordée à l’emploi d’un travailleur de souche par rapport au travailleur étranger et les politiques favorisant la consommation de produits locaux plutôt que de produits importés.
Dès les années 1980, Jacques Parizeau indiquait que la sagesse populaire savait qu’il n’était guère intéressant pour les chômeurs ou les assistés sociaux de se remettre au travail, même quand le travail était disponible. Du même souffle, il indiquait qu’obtenir une promotion n’était pas particulièrement payant, même avec un revenu initial assez faible. Il concluait qu’il s’agissait d’un enjeu sérieux, car une société doit promouvoir l’intérêt financier au travail. Plus de trente ans plus tard, Philippe Couillard soulignait, dans son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, l’histoire d’un entrepreneur racontant sa surprise lorsqu’une personne avait refusé une augmentation de salaire, car cela n’en valait pas la peine ! Il disait avoir entendu cela plus d’une fois et soulignait qu’une révision en profondeur est nécessaire.
Lors du dernier remaniement ministériel, le premier ministre a confié au ministre François Blais le mandat de réfléchir sur la possibilité et l’intérêt d’instaurer un revenu minimum garanti (RMG). Que signifie cet intérêt du gouvernement pour le RMG ? Un effet immédiat d’un RMG universel et inconditionnel serait de réduire au moins partiellement les frais administratifs associés à la gestion des programmes de sécurité sociale. Ces frais étaient de 133 M$ en 2014-2015[1]. Ce n’est pas négligeable mais cela demeure minime sur un budget de 100 milliards $.
Le premier paragraphe d’un récent texte d’un journal résumait bien le message d’une recherche universitaire sur la désertion professionnelle des jeunes enseignants : « Près du quart des jeunes enseignants québécois décrochent parce qu’ils sont débordés et héritent des classes les plus difficiles, selon une récente étude, une situation jugée «préoccupante» par ses auteurs.» Plus loin, l’information suivante était fournie : « À titre de comparaison, une analyse du ministère de l’Éducation évaluait le taux de décrochage des jeunes enseignants à 17 % en 2003.»
Depuis la publication par Adam Smith de «Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des nations», le paradigme du marché constitue une des bases sur lesquelles s’est édifiée la science économique. Le libre fonctionnement du marché est réputé conduire à la meilleure utilisation des ressources à la disposition d’une société donnée. Adam Smith et d’autres après lui ont quand même fait observer que le marché ne pouvait produire ses bienfaits que si certaines conditions assurant une concurrence pure et parfaite étaient respectées. Une de ces conditions consiste en la présence d’un nombre suffisant d’offreurs et de demandeurs pour assurer une concurrence effective.
L’évolution de l’emploi au Québec contribue à faire réélire ou à défaire le gouvernement; elle sème aussi parfois le doute sur son efficacité en matière économique. Elle joue sur la confiance des consommateurs et, par conséquent, sur leur propension à consommer. Elle suscite bien des analyses et des commentaires au moins une fois par mois, le jour où les données sur sa situation sont publiées. Et pourtant, la principale source de renseignements utilisée, l’Enquête sur la population active (EPA), comporte des marges d’erreur importantes, sans que ce soit nécessairement signalé, même si Statistique Canada (SC) publie ces marges. L’autre source, l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures travaillées (EERH), offre des statistiques sur l’emploi dont la qualité est excellente selon SC, mais sa publication mensuelle passe sous le radar des médias et des analystes. Pourquoi l’EERH est-elle plus fiable que l’EPA?