LA BAISSE DES COÛTS EN TEMPS DES ÉTUDES DE PREMIER CYCLE

Bureaucratie professionnelle, l’université est une institution complexe qui se prête difficilement à une connaissance approfondie de l’interaction de ses différentes composantes. Aux premières pages d’un livre publié deux ans après les mouvements étudiants de 1968, les économistes James Buchanan et Nicos Devletogou notaient une particularité de l’université comme institution : L’enseignement universitaire, lorsqu’il est examiné à travers les yeux des économistes, implique des caractéristiques d’une industrie unique. C’est parce que : (1) ceux qui consomment son produit ne l’achètent pas, (2) ceux qui le produisent ne le vendent pas, (3) et ceux qui financent ne le contrôlent pas. Est-il surprenant que les processus ordonnés qui semblent caractériser les relations commerciales standards semblent se rompre dans les universités ? » (Buchanan et Devletoglou 1970 : 8 ) [traduction libre] Pour ce billet, je profite de la publication d’un travail empirique canadien pour appuyer la proposition suivante : aujourd’hui, l’étudiant à temps complet est à temps partiel à l’université[1]. Aux États-Unis : une baisse importante du temps...Read More >

LA MODULATION DES DROITS DE SCOLARITÉ EST SOUHAITABLE

Depuis plusieurs années, différents groupes demandent au gouvernement de moduler les droits de scolarité en fonction des coûts de formation. C’est le cas, par exemple, des auteurs d’un texte publié par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO)[1]. L’Association des étudiants et étudiantes en sciences économiques de l’Université de Montréal s’est aussi prononcée en faveur d’une telle réforme. En effet, diverses recherches économiques nous indiquent qu’il serait socialement plus efficace d’abandonner le système actuel de fixation uniforme des droits de scolarité.