RÉFLEXIONS SUR LA CORRUPTION

La décentralisation exige des règles du jeu pour opérer. Dans nos sociétés, la majorité de ces règles sont déterminées par le gouvernement, donc par une autorité centrale. Il existe alors un paradoxe : pour laisser s’épanouir la décentralisation, on a passablement besoin de son contraire. Dans la rivalité centralisation-décentralisation, cette dernière devient donc défavorisée. Comment la dynamique de la centralisation peut-elle s’adapter à une dynamique opposée ? Cette question est d’autant plus pertinente que le monde est rempli d’embûches comportant l’obligation constante de faire des compromis et de naviguer dans un univers incertain ou troublé. Après coup, les erreurs sont faciles à détecter et les « scandales » sont matières courantes.

LES DEUX VISAGES DE L’ÉCONOMISTE

L’économiste se présente comme un être qui a deux discours fort différents. Le premier se veut scientifique : il vise à expliquer les phénomènes sociaux en recourant généralement à un mode d’approche qui lui est propre. C’est ce qu’on appelle l’économique positive. Voici un exemple. Au cours du dernier demi-siècle, un phénomène s’est répandu dans plusieurs pays : c’est la croissance des dépenses en soins de santé par rapport à la valeur des biens et services produits par l’ensemble de l’économie (le produit intérieur brut, ou PIB). Au Canada, par exemple, les dépenses de santé représentaient 5,5 % de la production en 1960, contre 11,6% en 2012. Voilà un phénomène social qui mérite explication et l’économiste essaie de la fournir.

LA RÉVOLUTION QUI N’AURAIT PAS EU LIEU

Une bonne partie de la population québécoise tire une grande fierté de la Révolution tranquille des années 1960. Or, dans un livre récent[1] un historien économiste, Vincent Geloso, avance que, en réalité, cette révolution n’a pas eu lieu.

LES IMPACTS DIFFÉRENCIÉS DES TRAGÉDIES

Les tragédies entraînent avec raison la compassion. Au même moment, elles soulèvent les interrogations des individus et des administrations vis-à-vis la prise de risque ou le degré recherché de sécurité. Il existe généralement une divergence entre les risques estimés par les experts et les risques perçus par le simple citoyen. D’ailleurs, différents facteurs amplifient la perception du niveau des risques : le fait qu’ils sont inéluctables ou non, plus ou moins contrôlables, catastrophiques, inégalitaires, ou encore le fait qu’ils sont le résultat d’une activité humaine ou d’une technique inconnue. Il ne s’agit pas ici d’ajouter un commentaire sur la tragédie du Lac-Mégantic mais plutôt d’illustrer les difficultés de bien apprécier les risques. Nous reprenons en premier lieu un long extrait de The Economist sur la sécurité du transport des passagers en Angleterre. Ensuite, nous reviendrons brièvement sur une tragédie relativement très importante survenue au Québec qui n’a pas soulevé des émotions durables.Le transport des personnes en AngleterreIl est difficile de...Read More >

LES TAUX D’INTÉRÊT VONT-ILS BIENTÔT REMONTER?

Comme vous le savez tous, les taux d’intérêt  à long terme sont très bas depuis plusieurs années à cause des politique monétaires très expansionnistes qui ont  été mises en place dans les pays industrialisés suite à la forte récession puis à la lente reprise économique  qui ont suivi la crise financière de 2008. Pour les épargnants et leurs caisses de retraite, c’est une période difficile, marquée par de faibles taux moyens de rendement. Nous nous demandons tous si un jour les taux de rendement à long terme reviendront aux taux observés avant la crise financière. Reverrons-nous des taux de rendement réel à long terme entre 2% et 4% sans avoir à prendre des risques importants?

ÉCONOMIE AMÉRICAINE : FAUT-IL DIMINUER NOS ATTENTES ?

Déjà quatre ans que la reprise économique aux États-Unis est en cours, et il n’y a pas à l’horizon de signal précurseur important de contraction à venir de l’activité économique et, par conséquent, encore moins de récession. L’emploi a connu de bonnes augmentations au cours des derniers mois. Les consommateurs reprennent progressivement confiance quant aux perspectives. L’inflation n’est plus que l’ombre d’elle-même. La stratégie double d’assouplissement monétaire et de bas taux d’intérêt est maintenue, à tout le moins tant que le taux de chômage n’avoisine pas les 6,5 % et que le rythme d’augmentation des prix demeure contenu. Les marchés boursiers continuent leur progression tant qu’ils ne flairent pas un changement de stratégie de la Fed. Les indicateurs avancés de l’OCDE et du Conference Board laissent présager que la croissance se poursuivra à un bon rythme. Les prévisions de croissance du PIB de divers organismes pointent vers une accélération de la croissance après un premier semestre de 2013 de croissance...Read More >