Ces dernières années, plusieurs économistes américains, dont Paul Krugman, Joseph Stiglitz et Jeffrey Sachs, ont publié des livres à succès écrits dans un style très accessible à un public de non spécialistes. Rompant avec la pensée néo-libérale, ces ouvrages préconisent une action vigoureuse de l’État en faveur de la régulation des cycles économiques, de l’égalité sociale et du développement durable.
Avec Paul Krugman et Joseph Stiglitz, Jeffrey Sachs compte parmi les économistes les plus connus de la gauche progressiste américaine. Spécialiste du développement international, il a agi comme conseiller auprès de plusieurs pays en développement afin de les guider dans leurs politiques macroéconomiques et structurelles. Dans un livre récent [1], ce professeur de l’université Columbia applique son expertise à l’endroit de son propre pays qu’il considère aux prises avec des problèmes structurels très inquiétants. De fait, son livre constitue une critique tous azimuts des mœurs politiques américaines et de leurs conséquences pour la prospérité du pays et de ses citoyens.
La croissance de l’économie canadienne s’est atténuée au troisième trimestre, selon Statistique Canada (SC). La Banque du Canada demeure toutefois optimiste quant à ses perspectives de croissance. Pourtant, les feuilles de thé que sont les indicateurs avancés, laissent présager une faible croissance de l’activité économique au cours des prochains mois.