En vertu du projet de loi nº 3, intitulé Loi favorisant la santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées dans le secteur municipal, les déficits actuariels des régimes de retraite du secteur municipal, passés et futurs, ne seraient plus entièrement à la charge des municipalités comme le prévoient les conventions collectives. Les employés actuels en assumeraient désormais une partie, de même que les retraités municipaux dont la rente pourrait être amputée de l’indexation.
Le Fraser Institute a publié récemment une étude[1] qui nous dit que le fardeau fiscal des familles de canadiennes s’est fortement accru depuis 1961 et que le taux croissance de leur consommation de biens et services de première nécessité a été beaucoup moins rapide. Après la lecture de cette étude, le contribuable est enclin à conclure que les administrations publiques (les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que les municipalités) oppressent les familles, qu’elles accaparent une partie de plus en plus grande de leur revenu brut et que cela a pour effet de réduire leur consommation de biens et services de première nécessité.
Un récent blogue sur le peu d’impact des nombreux rapports des différents groupes de travail sur la révision des programmes gouvernementaux donnait la conclusion suivante : « Comme l’affirmait Thomas Sargent dans une brève synthèse sur l’enseignement de la science économique : « En économie comme dans un jeu, les gens sont, en équilibre, satisfaits de leurs choix. C’est pourquoi il est difficile pour les autres personnes bien intentionnées de changer les choses pour le meilleur et pour le pire. » La situation est semblable dans le domaine politique. La structure des programmes reflète les forces ou les intérêts en présence. Cette structure n’est pas immuable, mais toute modification présuppose un important changement de ces forces dans la société.C’est un enseignement qu’oublient les différents groupes de travail sur la révision des programmes. » Les périodes d’austérité relative dans le secteur public ne contredisent-elles pas cette conclusion ? Ces périodes existent malgré les biais favorables des électeurs pour les interventions publiques...Read More >
Les nouvelles analyses des effets du changement technologique sur l’emploi mènent beaucoup plus loin que les débats des années 1970 et 1980 où l’on mettait en lumière les effets négatifs de l’automatisation sur l’emploi et l’on évoquait les effets négatifs de déplacements d’activités des firmes multinationales vers l’étranger. On reconnait maintenant plus généralement que le changement technologique a aussi pour effet de créer plus de capital et de causer des écarts grandissants de revenu et de richesse. Le présente billet fait état des réflexions récentes de quelques auteurs à ce sujet.
Le nouveau gouvernement du Québec a créé une Commission de révision permanente des programmes. En se référant au communiqué diffusé par le cabinet du président du Conseil du trésor, le mandat de cette commission se résume ainsi : « Les travaux de la Commission devront permettre au gouvernement de statuer sur l’opportunité d’éliminer certains programmes, de réduire leur portée ou de les repositionner et d’être en mesure de les évaluer de façon continue. Certains programmes seront jugés pertinents, mais insuffisamment pourvus en ressources. D’autres, au contraire, seront revus en profondeur. Tous les programmes seront sujets à être évalués…Rappelons que des gains de 3,2 G$ sont anticipés pour l’exercice 2015-2016 en lien notamment avec les travaux de la Commission et que ceux-ci devront s’arrimer avec le processus budgétaire. À la suite de cela, un mécanisme d’évaluation continue des programmes permettra de poursuivre l’optimisation des ressources gouvernementales, au-delà de leur repositionnement. » Relativement à la mise sur pied de cette commission, trois...Read More >
Dans ce second et dernier billet sur l’investissement, je vais soulever deux questions ancillaires sur les résultats obtenus. La première : pourquoi certains croient-ils que le Canada et le Québec sont des cancres de l’investissement ? La seconde question : pourquoi mon propos a-t-il délibérément exclu les comparaisons du Canada et du Québec avec des pays autres que les États-Unis ?
L’investissement est, avec l’éducation et la formation, le fer de lance de la croissance économique. On entend ici par « investissement » non pas les placements financiers, mais plutôt l’ensemble des dépenses que les entreprises et les gouvernements consacrent annuellement au maintien et à l’expansion de la capacité de produire de l’économie (bâtiments, ouvrages de génie civil, machines et matériel, propriété intellectuelle).
La mesure suprême du niveau de vie d’une collectivité est le volume réel de sa consommation totale par habitant. Qu’est-ce que cette consommation totale ? C’est la somme de la consommation privée des ménages (alimentation, logement, vêtement, automobile, etc.) et de leur consommation de services publics (éducation, santé, défense, justice, sécurité publique, traitement des eaux, etc.). Pour 2012, Statistique Canada a estimé la consommation totale par habitant à 36 900 dollars au Québec et à 40 200 dollars en Ontario. Le Québec a donc dépensé 8 % de moins que son voisin ontarien.