LA POLITIQUE COMMERCIALE DU CANADA: EN ATTENDANT…

L’accès aux marchés prend toute son importance pour un pays qui comme le Canada dépend autant du commerce extérieur pour assurer son développement économique. Rien de surprenant alors à ce qu’il soit partie prenante à diverses initiatives visant à libéraliser les échanges. Le but de ce commentaire est de rappeler les principaux projets d’ouverture des marchés auxquels le Canada est associé ou a été historiquement associé, quitte à aborder plus tard dans d’autres billets des dossiers plus spécifiques en tenant compte de leur évolution.

LA DÉRIVE POLITIQUE DE LA LUTTE À LA PAUVRETÉ

Beaucoup de politiques ont parmi leurs objectifs déclarés l’aide aux  personnes à faible revenu : bas frais de scolarité, logements coopératifs subventionnés, garderies à sept dollars pour n’ en mentionner que trois. Ainsi lors de l’annonce du programme des garderies, la ministre responsable de la Famille à l’époque affirmait viser l’équité à l’égard des familles, une aide universelle mais aussi une aide aux familles à plus faibles revenus, aux enfants pauvres finalement que nous devons sortir de la pauvreté. C’est ça un des objectifs de la politique que nous avons annoncée.[1] L’État providence fournit aux citoyens beaucoup de services qui sont gratuits ou fortement subventionnés. Comme le gouvernement ne peut pas satisfaire à toute la demande, il y a nécessité de rationner. Il devient donc intéressant de se glisser dans les réseaux qui permettent d’être un candidat prioritaire à ces services (garderies, logements subventionnés, places d’hébergement, soins de santé spécialisés…). Les plus démunis ont moins accès à ces réseaux.[2] Il apparaît...Read More >

RONA ET LE RÔLE DU GOUVERNEMENT

Le rejet de l’offre d’achat du quincailler américain Lowe’s par le conseil d’administration de RONA à la fin de juillet a reçu l’appui du gouvernement québécois qui a mandaté Investissements Québec pour examiner différents moyens de bloquer cette acquisition.  D’ailleurs, la Caisse de Dépôt  et Placement  vient  de hausser sa participation dans RONA de 12,2 % à 14,2 %.  Le ministre québécois des Finances a fondé sa position sur le pourcentage  élevé des achats réalisés par RONA au Québec (50%) et au Canada (85%) ainsi que sur la structure diversifiée en taille et en propriété des magasins à  bannières RONA. Lors de la récente campagne électorale plusieurs partis ont appuyé sans réserve cette position en y ajoutant même une certaine surenchère.