Les connaissances, l’innovation et la créativité sont des déterminants des plus importants de la croissance économique durable et inclusive que nous poursuivons d’ou l’intérêt pour la performance des grandes villes québécoises dans ces domaines. Selon une publication récente[1] de Richard Florida et Greg Spencer, la compétitivité et le développement économique durable au niveau métropolitain reposent sur le talent, la technologie et la tolérance. Les auteurs y indiquent comment les 147 villes-régions du Canada se situent concernant ces trois variables[2]. Dans le présent blogue, nous examinons leurs observations pour certaines villes québécoises et canadiennes.
Un récent rapport du directeur parlementaire du budget (DPD) sur la situation du marché du travail conclut à une augmentation depuis vingt-cinq ans de la surqualification chez les nouveaux diplômés universitaires, c’est-à-dire une attestation d’études universitaires plus élevées que les études exigées pour le travail :
La troisième révolution industrielle en cours sous l’effet de l’économie numérique pose un défi fondamental aux régions et aux pays qui voudraient poursuivre des modèles de développement économique et social différenciés. En effet, les nouvelles applications technologiques réduisent l’importance de la géographie et de la distance et font que les marchés nationaux et étrangers se compénètrent de plus en plus d’où le besoin d’une forte compétitivité pour assurer le maintien des parts de marchés au Québec, au Canada et ailleurs par les entreprises québécoises.
Les évènements ont attiré mon attention sur deux récents rapports. Aiguillonné par le titre d’un journal Ramener la démocratie à Ottawa, j’ai lu la publication du Forum des politiques publiques Un redémarrage s’impose : neuf moyens de rétablir la confiance dans les institutions publiques canadiennes. Elle propose «…de redynamiser le système de gouvernance du secteur public et lui permettre de retrouver son équilibre.» À la même période, un ami fonctionnaire de longue date s’est dit intéressé à échanger sur le Rapport de la Commission de révision permanente des programmes Cap sur la performance. Il recommande la mise en place d’un mécanisme de révision permanente des programmes. Il ne s’agit pas ici de résumer ces publications mais plutôt de réfléchir sur l’absence générale de profondeur de tels documents. Quel est le problème ou la dynamique de la production de rapports?