« Le mieux est l’ennemi du bien » Voltaire, La Bégueule, 1772 La retraite donne à chacun l’occasion de réfléchir sur différents aspects, positifs ou négatifs, du déroulement d’une carrière. Le changement de statut permet de se distancer partiellement de son passé ; il rend la personne plus objective vis-à-vis la pertinence de ses actions. Dans mon cas, j’ai souvent pris un rôle que je pourrais qualifier de chef de l’opposition, dénonçant les défaillances des décisions. Même si ce rôle peut être utile, il est bon de réaliser qu’il n’exige pas beaucoup d’acuité.
Dès les années 1980, Jacques Parizeau indiquait que la sagesse populaire savait qu’il n’était guère intéressant pour les chômeurs ou les assistés sociaux de se remettre au travail, même quand le travail était disponible. Du même souffle, il indiquait qu’obtenir une promotion n’était pas particulièrement payant, même avec un revenu initial assez faible. Il concluait qu’il s’agissait d’un enjeu sérieux, car une société doit promouvoir l’intérêt financier au travail. Plus de trente ans plus tard, Philippe Couillard soulignait, dans son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, l’histoire d’un entrepreneur racontant sa surprise lorsqu’une personne avait refusé une augmentation de salaire, car cela n’en valait pas la peine ! Il disait avoir entendu cela plus d’une fois et soulignait qu’une révision en profondeur est nécessaire.
Il existe des expressions qui résonnent très bien mais avec peu de signification. L’une de celles-là est la référence à une politique dynamique. Chaque fois que je l’entends, je me demande ce que vient ajouter le qualificatif de dynamique. Où se trouvent les politiques statiques ? Un problème similaire existe pour des mots qui, de prime abord, attirent l’adhésion mais qui, après réflexion, se révèlent être sujets à des interprétations multiples. Il en est ainsi du mot harmonisation.
Maints commentateurs publics, incluant des universitaires, reprochent régulièrement aux politiciens de prendre des décisions à des fins électorales ou d’ordre strictement politique. Leurs critiques m’apparaissent superficielles puisque les politiciens ne font qu’exercer un métier difficile à l’intérieur du cadre établi.
Je pense que nous sommes entrés dans une ère nouvelle et que nous reconnaissons que les femmes ont la capacité de produire d’excellents travaux scientifiques. Je pense que c’est un honneur d’être la première femme, mais je ne serai pas la dernière. – Elinor Ostrom, Prix Nobel de science économique de 2009 De 1990 à 2015, la proportion de femmes détenant un grade universitaire a augmenté davantage que celle des hommes. La proportion de femmes détenant un grade universitaire est passée de 14 % à 35 % alors que celle des hommes est passée de 17 % à 29 %. Si les femmes sont en proportion quasi identiques aux hommes dans les programmes d’études supérieures, on constate que le choix du domaine d’étude est encore très stéréotypé. Parmi les diplômées universitaires de 25 à 34 ans, au moins 1 femme sur 5 est soit enseignante au primaire ou au secondaire, soit infirmière. C’était vrai en 1991, 2006, 2011, et encore aujourd’hui[1] ! Dans ce billet,...Read More >
Le ministre des Finances du Québec annonçait le 2 novembre dernier la bonification du Régime de rentes du Québec (RRQ) au cours des prochaines années, bonification similaire à celle du Régime de pensions du Canada (RPC), son équivalent canadien. La bonification offrira un taux de couverture du revenu à la retraite majorée de 25% à 33%, en contrepartie d’un taux de cotisation de 2 points de pourcentage supplémentaires partagée également entre travailleurs et employeurs. Cette hausse de cotisations sera mise en place progressivement à partir de 2019 au rythme de 1/5 de 1% par année pour être pleinement en œuvre en 2023.