Un récent blogue montre que l’écart du revenu réel moyen entre le Québec et l’Ontario est négligeable. Ce résultat n’est pas une aberration malgré une expansion économique généralement plus rapide en Ontario qu’au Québec. L’intégration économique des deux provinces, par le commerce des produits et l’ajustement du marché du travail par différentes voies tel le choix de résidence des immigrants, permet une forte égalisation des rémunérations réelles. Ce qui ne s’égalise pas est le prix du sol. Les régions plus prospères ont un prix du sol plus élevé qui augmente le coût du logement. Il y a aussi leurs salaires monétaires accrus qui ont un impact sur les prix des services locaux qui recourent davantage à la main-d’œuvre. Remise en question de la péréquation L’égalisation des revenus réels entre le Québec et l’Ontario remet en question le bien-fondé du programme fédéral de péréquation qui représente une dépense de 14,7 milliards de dollars en 2011-2012. Les paiements de péréquation existent au...Read More >
Qu’est-ce qui peut bien amuser les économistes de la Banque du Canada au moment de préparer leurs perspectives de croissance de l’économie canadienne? Jouent-ils au yoyo avec les projections du scénario de référence de la Banque? En juillet dernier, le Rapport sur la politique monétaire de la Banque prévoyait une croissance annualisée du PIB réel de 2,8 % au troisième trimestre de 2011 et de 2,9 % au quatrième. Dans le rapport d’octobre, ces projections étaient ramenées respectivement à 2,0 % et 0,8 %. Peu de temps après leur publication, le Gouverneur de la Banque devait admettre publiquement que ces prévisions sous-estimaient probablement le rythme de croissance de l’économie canadienne. Dans son rapport du 18 janvier, la Banque établit à 3,5 % la croissance au troisième trimestre et estime à 2,0 % celle du quatrième. Dans ces circonstances, on peut s’interroger sur la solidité de ses projections de croissance du PIB de 1,8 % aux premier et deuxième trimestres de...Read More >
L’article qui suit est le troisième d’une série portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Le premier article, publié le 5 décembre dernier sur Libres Échanges, présentait le point de vue du prix Nobel Michael Spence quant aux liens entre le recul économique des États-Unis et la mondialisation. Pour favoriser l’adaptation aux effets de la mondialisation, Spence s’oppose à des coupures importantes de dépenses publiques. Pour lui, l’optimum à moyen terme serait de réduire la consommation et de favoriser les investissements en capital humain. En outre, Spence prône la création d’emplois dans les segments à haute valeur ajoutée. Il appelle aussi une réforme de la fiscalité pour la simplifier et la reconfigurer en vue de promouvoir la compétitivité, l’investissement et l’emploi. Il recommande en outre la diminution du taux d’impôt sur les entreprises américaine pour favoriser leurs activités aux É.-U. Le deuxième article, publié le 16 décembre, faisait état des objections présentées...Read More >
L’énoncé du 5 janvier dernier du président Obama confirme l’intérêt grandissant que portent les États-Unis à l’Asie dans leur politique de défense, changement motivé en partie par l’augmentation importante des dépenses militaires de la Chine et son dynamisme économique. Ce changement de politique est aussi manifeste dans l’importance que donnent les États-Unis à la négociation d’une nouvelle entente trans-Pacifique, entente en négociation avancée avec l’Australie, le Brunei Darussalam, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle- Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam pour l’instant. Notons l’absence de la Chine dans cet ensemble de pays. Pas besoin d’être devin pour comprendre que cette entente, compatible avec celle annoncée dans le domaine militaire, vise à préparer les États-Unis à faire face éventuellement à la Chine en Asie. On y pratique, pour l’instant du moins, la politique de la main de fer dans un gant de velours et on concilie, comme cela se doit, la politique militaire avec la politique commerciale. Le premier ministre...Read More >
Avant son départ pour une autre province, Jean-Thomas Bernard m’entretenait régulièrement du déclin de son village natal, Sainte-Euphémie-sur-Rivière-du-Sud dans la circonscription de Montmagny-L’Islet. En 2006, seulement 358 personnes y demeuraient. Pourtant, le taux de fécondité y était élevé dans le passé. Cet ex-collègue vient d’une famille de dix enfants. Neuf ont quitté la région parce que les emplois étaient ailleurs. Le seul qui y est resté a cultivé la terre familiale. S’il y avait eu quinze enfants dans cette famille, il est tout probable que quatorze d’entre eux auraient quitté la région. Il n’y a pas de lien en effet entre la fécondité et l’évolution de la population d’une région. Le lien se trouve plutôt avec l’évolution de l’emploi dans la région. Le cas de ce petit village permet un questionnement sur l’efficacité des politiques populationnistes du gouvernement du Québec. La figure donne l’évolution de la part de la population du Québec sur celle du Canada depuis 1921. Cette part...Read More >
Les perspectives à court terme de l’économie canadienne continuent de s’améliorer malgré un contexte international particulièrement difficile. Des signaux de poursuite de l’expansion à un rythme modéré proviennent de plusieurs indicateurs avancés. Après avoir marqué le pas au début de l’été dernier, l’indice des indicateurs avancés de Statistique Canada (SC) reprend progressivement de la vigueur, et, en novembre, il est en hausse de 0,8 %, selon les données publiées le 14 décembre par cet organisme. En outre, les nouvelles commandes ont continué de progresser le mois dernier, bien qu’à un rythme moins rapide qu’auparavant, selon les résultats de l’enquête mensuelle PMI RBC auprès des gestionnaires d’approvisionnement d’entreprises manufacturières. SC a aussi indiqué le 14 décembre que les commandes en carnet des fabricants ont légèrement diminué (0,3 %) en octobre dernier, mais, en retranchant l’industrie de l’aérospatiale, elles affichent une augmentation. Ces commandes auprès des manufacturiers sont en hausse de 18,3 % par rapport à octobre 2010. Mon commentaire du 23...Read More >
L’économie canadienne devrait croître à un rythme modeste au cours des prochains mois, mais il ne faudrait pas se surprendre si sa progression est supérieure aux plus récentes projections d’organismes qui publient des prévisions économiques.