Le Québec et les GES: une vertu excessive?
Pour une large partie de la population, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) réputés responsables du changement climatique revêt un caractère prioritaire. La communauté des économistes semble aussi largement de cet avis. À cet égard, le rapport Stern (2006)[1], du nom d’un éminent économiste britannique, est souvent cité. Ce rapport estime les coûts d’une lutte efficace aux émissions de GES à entre 1 et 2 % du PIB. Bien qu’importants, ces coûts sont largement inférieurs à ceux que pourrait entraîner l’inaction en matière climatique. En effet, le changement climatique pourrait à long terme provoquer des fléaux pouvant affecter à des degrés divers la plupart des pays: accroissement de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, des inondations, des ouragans et des feux de forêt, destruction des zones côtières, effets du smog et des hausses de température sur la santé, diminution des rendements agricoles, disparition de certaines espèces animales, etc. En conséquence, une diminution de 5...Read More >