RÉFLEXIONS SUR LA CORRUPTION

La décentralisation exige des règles du jeu pour opérer. Dans nos sociétés, la majorité de ces règles sont déterminées par le gouvernement, donc par une autorité centrale. Il existe alors un paradoxe : pour laisser s’épanouir la décentralisation, on a passablement besoin de son contraire. Dans la rivalité centralisation-décentralisation, cette dernière devient donc défavorisée. Comment la dynamique de la centralisation peut-elle s’adapter à une dynamique opposée ? Cette question est d’autant plus pertinente que le monde est rempli d’embûches comportant l’obligation constante de faire des compromis et de naviguer dans un univers incertain ou troublé. Après coup, les erreurs sont faciles à détecter et les « scandales » sont matières courantes.

LETTRE D’ARABIE

J’ai eu tout dernièrement la chance de participer à une conférence organisée à Tunis par le Centre de recherches pour le développement international. La conférence avait comme titre « D’un printemps arabe à un printemps économique? ». Comme l’indique ce titre, elle traitait d’un effet éventuel (et espéré) de domino de la libéralisation politique observée depuis près de deux ans en Arabie sur le développement économique du monde arabe.On prend rapidement conscience lors d’une telle conférence que le printemps arabe a peu à voir avec le printemps « érable » rapporté dans certains médias… En écoutant les présentations et les points de vue des participants, dont plusieurs ont agi comme acteurs de premier plan dans le processus de changements, on constate néanmoins que certaines réalités et certains thèmes nous sont étrangement communs.