Budget 2022-2023 : Avis du Comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois au ministre des Finances du Québec

L’ASDEQ est une association professionnelle à but non lucratif qui contribue à la formation continue de ses membres et à la diffusion des connaissances économiques auprès du public. Cet avis a été préparé par le Comité des politiques publiques (CPP) de l’Association. Le comité est constitué d’une douzaine d’économistes ayant des compétences et des cheminements de carrière variés touchant divers domaines d’expertise dans les milieux universitaires, privés et gouvernementaux. Le CPP fait des interventions non partisanes sur les enjeux économiques qui confrontent la société québécoise. C’est dans ce cadre que le CPP dépose le présent avis en vue de la préparation du budget 2022-2023. Consultez également des faits sur les dépenses en santé au Québec et au Canada avant la pandémie préparé par le Comité des politiques publiques (CPP) de l’Association des économistes québécois (ASDEQ).

INDICATEURS DE RÉCESSION

Mon premier article pour le blog de l’Association des économistes québécois,  «Récession : des repères», publié en octobre 2011, examinait les concepts de ralentissement, récession, dépression et crise. Je récidive cette fois-ci en mettant l’accent sur les indicateurs retenus pour déterminer si une économie est en récession. Analystes et journalistes de l’actualité économique, qu’ils soient ou ne soient pas économistes, concluent, souvent et automatiquement, qu’il y a récession dès que le PIB réel d’une économie se contracte au cours de deux trimestres consécutifs. En outre, les politiciens se font parfois tendre le piège de se prononcer sur la définition d’une récession. Leur entourage les amène fréquemment à dire : c’est au moins deux trimestres consécutifs de baisse du PIB réel. Alors, comment se fait-il que l’une des récessions au Canada n’a duré qu’un trimestre (premier trimestre de 1975), et que la plus récente récession aux États-Unis  (décembre 2007 à juin 2009) a débuté sans que le PIB réel diminue deux trimestres consécutifs...Read More >

Est-ce la fin de la croissance ?

Les suites de la Grande récession de 2008-2009 continuent à se faire sentir dans beaucoup de pays : le chômage et production n’ont toujours pas récupéré leurs niveaux d’avant crise et la croissance semble vouée à une faible hausse pour ne pas dire une stagnation. La crise actuelle est plus profonde que les dernières récessions et elle prend plusieurs formes : crise économique, puisque l’endettement des ménages et des États restent élevés, les investisseurs restent frileux et les gains de productivités seraient possiblement condamnés à rester faibles dans les pays développés, dû à leur importants secteurs tertiaires.

Perspectives de l’économie canadienne

L’économie canadienne devrait croître à un rythme modeste au cours des prochains mois, mais il ne faudrait pas se surprendre si sa progression est supérieure aux plus récentes projections d’organismes qui publient des prévisions économiques.

Crise d’endettement de la Grèce : une perspective historique

Depuis le mois de mai 2010, la Grèce est dans la tourmente. Une crise économique doublée d’une crise d’endettement l’y a conduit. On retient sommairement des problèmes de ce pays, qu’il encourt un risque de défaut de paiement de sa dette publique et que, dans un tel cas de figure, il y a de forts risques de dislocation de la zone Euro (ZE), voire de l’Union européenne (UE). Cette dislocation conduirait à terme au bouleversement de l’ordre économique mondial au détriment de l’Europe. La crainte de cet enchainement d’événements cataclysmiques a conduit les pays de la ZE ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) à se pencher sur le cas de la Grèce. Ils ont rapidement établi un fonds d’aide et procédé aux premiers décaissements en insistant sur la nécessité pour les autorités grecques de mettre en œuvre des mesures d’ajustement structurelles et budgétaires avant de bénéficier des autres tranches d’aide.

États-Unis : la récession devra encore attendre

Les plus récents indicateurs de l’évolution de l’économie américaine indiquent que sa croissance s’est améliorée ces derniers temps. Le PIB américain a crû à un rythme annuel de 2,5 % de juillet à septembre, soit mieux qu’aux deuxième (1,3 %) et premier (0,4 %) trimestres, selon les statistiques publiées le 27 octobre par le Bureau of Economic Analysis. Même les mises en chantier de logements se sont légèrement améliorées en septembre dernier, affichant un rythme annuel de 658 000, soit nettement mieux que les mois précédents et le meilleur résultat depuis avril 2010; mais, c’est bien en-deçà encore du nombre suffisant pour envisager un regain significatif de la construction résidentielle.

Chine : des avis partagés quant aux perspectives de croissance économique

Déjà un an que la banque centrale de Chine a amorcé sa politique de resserrement de l’expansion monétaire. Les autorités chinoises avaient alors laissé savoir qu’elles étaient prêtes à accepter une baisse de quelques points de pourcentage du taux de croissance du PIB en vue de contenir la progression des prix à la consommation. Toutefois, même si elle augmente moins fortement qu’en début d’année, la production a crû à un rythme annuel de 9,1 % au troisième trimestre en raison de la forte hausse de la demande intérieure. Rien de surprenant dans un tel contexte à ce que l’indice des prix à la consommation augmente d’un peu plus de 6,0 % ces temps-ci, soit nettement plus rapidement que l’objectif de 4 %, malgré les limites imposées à l’expansion monétaire et du crédit.

Le ralentissement de l’économie mondiale se poursuivra

Les indicateurs avancés mensuels de l’OCDE pointent de nouveau vers un ralentissement significatif de l’économie mondiale au cours des prochains mois, selon les données publiées le 10 octobre sur le site Internet de cet organisme. Ce constat est valable tant pour ses pays membres que pour les principales économies émergentes.

Récession : des repères

Le ralentissement économique des derniers mois a ramené à l’avant-scène le spectre d’une nouvelle récession. Mais, que signifie concrètement ce concept? Plusieurs analystes définissent techniquement une récession comme étant deux trimestres consécutifs de contraction de l’économie (PIB réel). Qu’en pensent les experts qui ont la responsabilité d’établir les dates de début et de fin des récessions au Canada et aux États-Unis?