LA POLITIQUE COMMERCIALE DES ÉTATS-UNIS : UNE HISTOIRE MARQUÉE PAR LA CONTROVERSE

Le livre[1] du professeur d’économique Douglas Irwin nous plonge dans l’histoire politique et économique des États-Unis du point de vue de la politique commerciale. Ce sujet a suscité et suscite encore la controverse. Il y a cependant eu continuité sur de longues périodes quant aux orientations de cette politique. Irwin indique d’ailleurs que le système politique américain rend difficile de changer le statu quo.

Pour plus de cohérence dans la politique étrangère du Canada

L’énoncé du 5 janvier dernier du président Obama confirme l’intérêt grandissant que portent les États-Unis à l’Asie dans leur politique de défense, changement motivé en partie par l’augmentation importante des dépenses militaires de la Chine et son dynamisme économique.  Ce changement de politique est aussi manifeste dans l’importance que donnent les États-Unis à la négociation d’une nouvelle entente trans-Pacifique, entente en négociation avancée avec l’Australie, le Brunei Darussalam, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle- Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam pour l’instant.  Notons l’absence de la Chine dans cet ensemble de pays. Pas besoin d’être devin pour comprendre que cette entente, compatible avec celle annoncée dans le domaine militaire, vise à préparer les États-Unis à faire face éventuellement à la Chine en Asie. On y pratique, pour l’instant du moins, la politique de la main de fer dans un gant de velours et on concilie, comme cela se doit, la politique militaire avec la politique commerciale.  Le premier ministre...Read More >

Les perspectives de l’économie américaine : l’expansion se poursuivra à un rythme modéré

L’économie américaine, un cinquième de l’économie mondiale, tient bon, malgré un contexte international défavorable et sujet à la turbulence. Elle devrait continuer de croître à un rythme modéré durant le premier semestre de 2012. Les indicateurs avancés de son évolution viennent appuyer la vraisemblance d’un tel scénario.  L’indice des indicateurs économiques avancés du Conference Board, publié le 22 décembre, a continué de progresser à un rythme soutenu que ce soit sur une base mensuelle ou semestrielle. La probabilité d’une récession à court terme a diminué selon cet organisme; elle n’était plus qu’à 9 % en novembre. En outre, les demandes initiales d’assurance-chômage ont été significativement à la baisse ces dernières semaines; il s’agit là d’un signe précurseur de l’amélioration du marché du travail. Quant à la confiance des consommateurs, selon le Reuters/University of Michigan Surveys of Consumers, elle est en augmentation en décembre pour un quatrième mois consécutif, en raison notamment de l’amélioration des anticipations quant à l’évolution de l’économie...Read More >

Les effets de la mondialisation sur le chômage et la répartition des revenus selon Michael Spence

 L’article qui suit est le premier d’une série de trois portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Ce premier article présente le point de vue du prix Nobel Michael Spence. Les articles subséquents porteront l’un sur les critiques de Richard Katz et Robert Z. Lawrence, et l’autre sur les enseignements pouvant être dégagés pour le Canada. Le déclin relatif des États-Unis Plusieurs indicateurs témoignent de l’ampleur des problèmes actuels de l’économie américaine[1] : le  déclin de la part des États-Unis dans le PIB mondial de 30%,  niveau atteint au milieu des années 1990,   à 24% présentement; un déficit fiscal de 1,300 milliards$ i.e. de 9% du PIB américain, une dette nationale supérieure au PIB dont 80% est détenue à  l’étranger; une réglementation inadéquate des marchés financiers; un marché immobilier qui tarde à se rétablir. À cette liste, il faut ajouter qu’un travailleur sur 11 est en chômage (14 millions de chômeurs) et que ...Read More >

États-Unis : la récession devra encore attendre

Les plus récents indicateurs de l’évolution de l’économie américaine indiquent que sa croissance s’est améliorée ces derniers temps. Le PIB américain a crû à un rythme annuel de 2,5 % de juillet à septembre, soit mieux qu’aux deuxième (1,3 %) et premier (0,4 %) trimestres, selon les statistiques publiées le 27 octobre par le Bureau of Economic Analysis. Même les mises en chantier de logements se sont légèrement améliorées en septembre dernier, affichant un rythme annuel de 658 000, soit nettement mieux que les mois précédents et le meilleur résultat depuis avril 2010; mais, c’est bien en-deçà encore du nombre suffisant pour envisager un regain significatif de la construction résidentielle.