J’ai récemment consulté une étude du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal qui s’intitule «». Cette étude a été publiée en avril 2011 par Robert Gagné et Pierre-Olivier Lachance. Elle démontre, entre autres, que l’Ontario dépensait en recherche et développement (R-D), en 2008, une plus petite part de son PIB que le Québec. Toutefois, l’Ontario obtenait, de façon étonnante, environ 75 % plus de brevets per capita que le Québec (voir les pages 15, 16 et 19 de l’étude).
Un thème récurrent chez les différents commentateurs est celui de la nécessité d’innover ou de sortir des sentiers battus. Ceci deviendrait encore plus prioritaire pour nos sociétés vieillissantes, tout probablement moins portées vers le changement. Ce blogue se divise en deux parties. En premier lieu, il s’agit d’introduire une réflexion sur la nature de l’innovation et sur des conditions favorables à sa présence. Le tout sera ensuite illustré par un cas, les déboires au début des années soixante d’un centre de recherche impliquant deux novateurs de la science économique, James Buchanan et Ronald Coase. Dès le départ, je dois avouer que je ne suis pas la meilleure personne pour parler d’innovation. Ma longue carrière universitaire se résume en un seul mot, celui de traducteur. C’est la traduction ou l’application de travaux importants d’économistes au milieu. L’objectif n’est pas ici d’innover, mais plutôt de transmettre les connaissances en essayant d’assimiler les développements dans différents secteurs de la discipline et de les...Read More >