PRODUCTIVITÉ ET RÉMUNÉRATION : UNE COMPARAISON QUÉBEC-ONTARIO

Un  récent de Jules Dufort portait sur les pièges à éviter dans le calcul et l’analyse de la productivité du travail. Il y indiquait que le  niveau de la productivité du travail s’obtient en divisant la valeur de la production par les intrants de travail. En pratique,  on la mesure en divisant le PIB nominal[1] évalué aux prix de base par les heures travaillées. Cet article présentait également les trois conditions de base à respecter pour réaliser des comparaisons entre le Québec et l’Ontario: ▪ les comparaisons doivent se limiter au secteur des entreprises commerciales, ce qui exclut les administrations publiques, les services publics de santé et d’éducation ainsi que les entreprises à but non lucratif; ▪ elles doivent tenir compte des différences de structure industrielle (c’est-à-dire des différences dans l’importance relative des industries)[2]; et, ▪ les prix obtenus par les producteurs de biens et de services doivent être identiques  au Québec et en Ontario. Depuis la publication de cet article,...Read More >

COMPÉTITIVITÉ ET PRODUCTIVITÉ : CONCEPTS, DÉTERMINANTS ET POLITIQUES POUR LES PROMOUVOIR

La compétitivité et la productivité sont des concepts distincts bien connus, mais qu’il est indiqué d’examiner plus à fond pour éclairer leurs déterminants et en conséquence les politiques pour les promouvoir.

L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE ET LE QUÉBEC

Quelques-unes des applications les plus puissantes de l’économique au domaine politique s’appuient sur une application soignée et cohérente des principes de base au lieu de recourir à la théorie de fantaisie apprise aux études graduées.  Schmalensee (2009 : 25) À la suite des conseils de Schmalensee, ce texte applique une idée simple à l’économie du Québec. Il s’agit de prendre conscience des effets de l’intégration de son économie au marché commun canadien. Dans une économie complètement fermée sur l’extérieur ou autarcique, la quantité des facteurs de production, capital et travail, est fixe et leurs prix varient en fonction des conditions intérieures. Pour une économie ouverte ou intégrée au monde extérieur, c’est le contraire: les prix sont déterminés de l’extérieur et ce sont maintenant les quantités de facteurs qui varient vu leur mobilité. Pour les économistes, ce modèle est celui de la « petite économie ». Intégration des économies nationales  À l’intérieur des pays occidentaux, il existe généralement un territoire bien intégré,...Read More >

L’évolution des prix relatifs avec la productivité

Dès 1890, Alfred Marshall introduisait une perspective temporelle à la détermination des prix avec la loi de l’offre et de la demande : Ainsi nous pouvons conclure qu’en règle générale, plus courte la période qui nous intéresse, plus grande doit être la part de notre attention qui est accordée à l’influence que la demande exerce sur la valeur; et qu’au contraire, plus cette période sera longue, plus importante sera l’influence exercée par le coût de production sur la valeur. L’influence des changements dans le coût de production prend en règle générale une plus longue période à se réaliser que ce n’est le cas pour l’influence des changements dans la demande.              Marshall (1890 : livre V, chapitre 3, avant-dernier paragraphe) Cette note veut simplement montrer la justesse de ce raisonnement.  Relation étroite des variations de productivité et de prix                                               Les secteurs qui ont une croissance de leur productivité plus lente que la moyenne de l’économie montrent des coûts relatifs croissants. Leurs produits sont...Read More >