Les plus récents indicateurs de l’évolution de l’économie américaine indiquent que sa croissance s’est améliorée ces derniers temps. Le PIB américain a crû à un rythme annuel de 2,5 % de juillet à septembre, soit mieux qu’aux deuxième (1,3 %) et premier (0,4 %) trimestres, selon les statistiques publiées le 27 octobre par le Bureau of Economic Analysis. Même les mises en chantier de logements se sont légèrement améliorées en septembre dernier, affichant un rythme annuel de 658 000, soit nettement mieux que les mois précédents et le meilleur résultat depuis avril 2010; mais, c’est bien en-deçà encore du nombre suffisant pour envisager un regain significatif de la construction résidentielle.
Déjà un an que la banque centrale de Chine a amorcé sa politique de resserrement de l’expansion monétaire. Les autorités chinoises avaient alors laissé savoir qu’elles étaient prêtes à accepter une baisse de quelques points de pourcentage du taux de croissance du PIB en vue de contenir la progression des prix à la consommation. Toutefois, même si elle augmente moins fortement qu’en début d’année, la production a crû à un rythme annuel de 9,1 % au troisième trimestre en raison de la forte hausse de la demande intérieure. Rien de surprenant dans un tel contexte à ce que l’indice des prix à la consommation augmente d’un peu plus de 6,0 % ces temps-ci, soit nettement plus rapidement que l’objectif de 4 %, malgré les limites imposées à l’expansion monétaire et du crédit.
Les indicateurs avancés mensuels de l’OCDE pointent de nouveau vers un ralentissement significatif de l’économie mondiale au cours des prochains mois, selon les données publiées le 10 octobre sur le site Internet de cet organisme. Ce constat est valable tant pour ses pays membres que pour les principales économies émergentes.
Le ralentissement économique des derniers mois a ramené à l’avant-scène le spectre d’une nouvelle récession. Mais, que signifie concrètement ce concept? Plusieurs analystes définissent techniquement une récession comme étant deux trimestres consécutifs de contraction de l’économie (PIB réel). Qu’en pensent les experts qui ont la responsabilité d’établir les dates de début et de fin des récessions au Canada et aux États-Unis?