TECHNOLOGIE OU INSTITUTIONS ?

La ‘grande contraction ‘, le vieillissement de la population et l’endettement des gouvernements alimentent un pessimisme ambiant. L’économiste Robert Gordon en témoigne : « … indépendamment de l’évolution cyclique, la croissance économique à long terme peut s’arrêter progressivement. Deux siècles et demi de l’augmentation des revenus par habitant pourraient bien se révéler être un épisode unique dans l’histoire humaine… L’accent est mis sur la croissance du PIB réel par habitant dans le pays à la frontière depuis 1300, au Royaume-Uni jusqu’en 1906 et aux États-Unis par la suite. La croissance de l’économie de la frontière s’est accélérée progressivement après 1750, a atteint un sommet au milieu du 20ème siècle, et a été ralentie depuis. » (Gordon, 2012) L’origine de cette évolution proviendrait d’un ralentissement actuel et futur de l’innovation. C’est toutefois un domaine où peu d’économistes possèdent un avantage comparatif. La citation de Gordon soulève deux questions. Premièrement, le ralentissement à long terme de la croissance existe-t-il vraiment ? Deuxièmement, si...Read More >

COMPÉTITIVITÉ ET PRODUCTIVITÉ : CONCEPTS, DÉTERMINANTS ET POLITIQUES POUR LES PROMOUVOIR

La compétitivité et la productivité sont des concepts distincts bien connus, mais qu’il est indiqué d’examiner plus à fond pour éclairer leurs déterminants et en conséquence les politiques pour les promouvoir.

RÉFLEXIONS SUR LA CORRUPTION

La décentralisation exige des règles du jeu pour opérer. Dans nos sociétés, la majorité de ces règles sont déterminées par le gouvernement, donc par une autorité centrale. Il existe alors un paradoxe : pour laisser s’épanouir la décentralisation, on a passablement besoin de son contraire. Dans la rivalité centralisation-décentralisation, cette dernière devient donc défavorisée. Comment la dynamique de la centralisation peut-elle s’adapter à une dynamique opposée ? Cette question est d’autant plus pertinente que le monde est rempli d’embûches comportant l’obligation constante de faire des compromis et de naviguer dans un univers incertain ou troublé. Après coup, les erreurs sont faciles à détecter et les « scandales » sont matières courantes.

LE PRIX DE L’ESSENCE EXAMINÉ SOUS TOUTES SES COUTURES, 4e PARTIE

Bon, nous y voilà. Nous avons parlé de bien des choses concernant le prix de l’essence dans les blogues précédents, pour en venir à la question qui m’intéressait à l’origine : devrait-on réglementer le prix de l’essence au Québec ? Comme je vous le disais dans mon dernier blogue, la Régie de l’énergie a essayé de répondre à cette question en examinant l’expérience des provinces de l’Atlantique, où le prix de l’essence est réglementé. Je vais vous parler de ce rapport, mais avant, examinons la réglementation au Québec. La réglementation du prix de l’essence : la situation actuelle Au Québec, le prix de l’essence n’est pas officiellement contrôlé, mais il l’est implicitement, en quelque sorte, comme vous allez le voir.   Il y a deux lois qui concernent le prix de l’essence au Québec : la Loi sur les produits pétroliers (LPP) et la Loi sur la Régie de l’énergie (LRÉ). La LPP « établit une présomption de pratique abusive à l’égard de quiconque vend...Read More >

NOUVELLE TENTATIVE DE SIMPLIFICATION RÉGLEMENTAIRE ET ADMINISTRATIVE : CETTE FOIS-CI SERA-T-ELLE LA BONNE ?

En janvier 2011, le gouvernement du Québec mettait sur pied un groupe de travail afin de faire des recommandations concrètes visant à alléger le fardeau imposé aux entreprises par la réglementation et les formalités administratives qui en découlent. Le 17 janvier dernier, le président du groupe de travail, Michel Audet (Ministre des finances de 2005 à 2007), rendait public un rapport contenant 63 recommandations qui vont de la plus pointue à la plus générale. Ces recommandations sont regroupées selon quatre axes : Axe 1 : Mieux réglementer Cette section comprend cinq recommandations visant pour l’essentiel à amener les ministères à mieux tenir compte des conséquences économiques des projets de réglementation qu’ils élaborent. Axe 2 : Contenir le fardeau de la paperasserie Cette section comprend aussi cinq recommandations visant à réduire les formalités administratives de toutes natures imposées aux entreprises par la réglementation et par les programmes d’aide. Axe 3 : Des propositions concrètes touchant toutes les entreprises Cette section comprend 54 recommandations touchant le...Read More >