LES THÈSES DE MICHAEL SPENCE SUR L’EMPLOI ET LA MONDIALISATION : DES PISTES POUR LE CANADA?

L’article qui suit est le troisième d’une série portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Le premier article, publié le 5 décembre dernier sur Libres Échanges,   présentait le point de vue du prix Nobel Michael Spence quant aux liens entre le recul économique des États-Unis et la mondialisation. Pour favoriser l’adaptation aux effets de la mondialisation, Spence s’oppose à des coupures importantes de dépenses publiques. Pour lui, l’optimum à moyen terme serait de réduire la consommation et de favoriser les investissements en capital humain. En outre, Spence prône la création d’emplois dans les segments à haute valeur ajoutée. Il appelle aussi une réforme de la fiscalité pour la simplifier et la reconfigurer en vue de promouvoir la compétitivité, l’investissement et l’emploi. Il recommande en outre la diminution du taux d’impôt sur les entreprises américaine pour favoriser leurs activités aux É.-U. Le deuxième article, publié le 16 décembre, faisait état des objections présentées...Read More >

Chômage, disparités de revenus et mondialisation : un débat

L’article qui suit est le deuxième d’une série de trois portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Le premier article[1] présentait le point de vue du prix Nobel Michael Spence  quant aux liens entre le recul économique des États-Unis et la mondialisation. Nous avons signalé  que pour favoriser  l’adaptation aux effets de la mondialisation, Spence s’oppose à  des coupures importantes de dépenses publiques. Pour lui, l’optimum à moyen terme serait de réduire la consommation et de favoriser les investissements en capital humain.  Il propose de mettre l’emphase sur l’augmentation de la productivité et sur l’établissement de salaires «compétitifs» dans certains segments de la chaîne de valeur ajoutée du secteur secondaire. En outre,  Spence  prône une stratégie axée sur la création d’emplois dans les segments à haute valeur ajoutée. Il appelle aussi une réforme de la fiscalité pour la simplifier et la reconfigurer en vue de promouvoir la compétitivité, l’investissement et  l’emploi. Il...Read More >

Les effets de la mondialisation sur le chômage et la répartition des revenus selon Michael Spence

 L’article qui suit est le premier d’une série de trois portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Ce premier article présente le point de vue du prix Nobel Michael Spence. Les articles subséquents porteront l’un sur les critiques de Richard Katz et Robert Z. Lawrence, et l’autre sur les enseignements pouvant être dégagés pour le Canada. Le déclin relatif des États-Unis Plusieurs indicateurs témoignent de l’ampleur des problèmes actuels de l’économie américaine[1] : le  déclin de la part des États-Unis dans le PIB mondial de 30%,  niveau atteint au milieu des années 1990,   à 24% présentement; un déficit fiscal de 1,300 milliards$ i.e. de 9% du PIB américain, une dette nationale supérieure au PIB dont 80% est détenue à  l’étranger; une réglementation inadéquate des marchés financiers; un marché immobilier qui tarde à se rétablir. À cette liste, il faut ajouter qu’un travailleur sur 11 est en chômage (14 millions de chômeurs) et que ...Read More >